Let’s palette #5 – ARCTIC SCAVENGERS

Dans cette série d’articles, je présente des jeux de société. Je les ai obtenu via une palette Ludikbazar que l’association le Dragon Libournais s’est procurée (coucou les dragons !). Je n’ai choisi ces jeux qu’en fonction de leurs boîtes (visuels + présentation sur la boîte même)… autant dire que je ne sais rien d’eux ! C’est donc des tests en tant que néophyte que je vais réaliser pour les articles de cette série. Dernière précision, tout ceci est bien sûr purement subjectif, n’hésitez pas à dire dans les commentaires à quel point vous n’êtes pas d’accord 😉 Aujourd’hui nous partons à la découverte de…

ARCTIC SCAVENGERS

Fiche technique :

=> Auteur : Robert Kyle Gahart

=> Illustrateur : Martin Hoffmann

=> Editeur : Ystari Games et Rio Grande Games

=> Date de sortie : 2013

=> Genre : stratégie / deck building

=> de 2 à 5 joueurs

=> conseillé à partir de 13 ans

=> temps de jeu : 45 à 60 min

=> prix : je n’ai pas trouvé le prix d’origine, mais d’occasion, j’ai trouvé de 9€ à 55€ ! Comment expliquer cet écart ? Mystère…

Principe du jeu

Dans Arctic Scavengers, vous êtes en 2097 à la tête d’une bande de pilleurs. En pleine ère glaciaire, vous allez devoir trouver des ressources, recruter de nouveaux membres dans le but d’obtenir la communauté la plus peuplée. Tous les joueurs commencent avec le même deck de cartes et en trouveront et achèteront au cours de la partie.

Je précise que j’ai l’extension QG comprise dans le jeu (qui comprend 4 modules distincts).

Les points forts

=> Illustrations : encore une fois, les illustrations sont très bonnes. Cela fait plaisir de voir et d’utiliser ce matériel.

=> Efficace : en plus d’être belles, les cartes comportent de nombreuses symboliques utiles au jeu et que l’on retient très facilement. Le système de jeu se prend assez facilement en main et vous n’aurez pas besoin de plusieurs parties avant de maîtriser les mécaniques de jeu.

=> Extension utile : l’extension réussie à rajouter un vrai plus au jeu qui n’était pourtant pas vide sans. Les possibilités de jeu et les tactiques s’en retrouvent diversifiées ! Bâtiments à construire, factions à convaincre de nous aider, meneurs possédant des capacités… autant de bonnes idées !

Les points faibles

=> Diplomatie ? Kesako ? On ne peut qu’affronter les autres groupes de survivants, aucun option n’est laissée pour des pactes temporaires. Dans un contexte de survie, c’est pourtant pour moi une donnée essentielle. On pourrait même imaginer un système de troc entre joueurs !

=> Rien de nouveau : un jeu de survie où il faut piller du matériel, trouver des médicaments, obtenir de quoi manger… c’est vu et revu. Un petit brin d’originalité aurait été le bienvenue. Des objectifs cachés pourraient être une bonne piste pour moi ! Ou si on est sadique, des événements désastreux 😉 (tempête glaciale empêchant d’aller chasser, épidémie immobilisant certains types de survivants…)

=> Objectif boiteux : avoir la plus grande population, voici l’objectif. Sauf qu’au vu des équipements et des survivants que l’on peut recruter, on se dit qu’une communauté nombreuse mais mal équipée se ferait massacrer de nombreuses façons. De plus le moral et le rationnement n’étant pas gérés, on se dit pourtant que plus notre communauté est nombreuse, plus il serait difficile de gérer ces éléments.

Au final…

C’est un jeu ma foi fort sympathique ! Les mécaniques fonctionnent naturellement et l’équilibrage est optimal. Il y a quand même une petite part de hasard qui laisse du suspense.

Les reproches que je lui adresse sont principalement sur le contexte et ne gêne donc en rien la jouabilité. J’ai pu le tester avec des nombres différents de joueurs, d’âges et d’expériences ludiques variés, et toutes les parties ont été plaisantes.

A chaque fin de tour, les joueurs s’affrontent pour des ressources contestées -très avantageuses- et il y a un réel suspense sur le résultat de ces confrontations. Les pouvoirs des meneurs (dans l’extension) m’en fait sourire à plusieurs reprises… jusqu’à ce que mes adversaires appliquent leurs pouvoirs ! (je me souviendrais toujours du cannibale…)

Les bâtiments sont très avantageux, même si difficiles à construire et convaincre les factions de nous rejoindre plutôt que nos adversaires nous oblige à suivre l’avancé des tribus ennemies. On est vraiment dans un affrontement où on ne peut pas se permettre de négliger l’avancée des adversaires !

J’ai vu en faisant des recherches pour cet article qu’il existait une autre extension (RECON) et je vous avoue que je suis très curieux de voir quels sont ces ajouts !

Plus j’y pense, plus je me dis qu’il y a des moyens d’améliorer ce jeu pourtant déjà très bon ! A vous de voir avec vos amis joueurs si vous voulez rajouter des règles maisons 😉

Ma conclusion : Sortez ce jeu régulièrement ! Variez vos tactiques et prenez des risques, le jeu n’en sera que meilleur. J’ai envie de vous encourager à l’acheter, mais vu la variation des prix que j’ai pu observer, faites attention aux profiteurs 😉

Boite

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Voici donc le cinquième article de cette série, j’espère qu’il t’aura plus à toi Lecteur 😉 Si c’est le cas, ou non d’ailleurs, n’hésite pas à me le dire en commentaire. Tant que c’est constructif, je suis preneur ! Pour ceux qui ont testé ce jeu, n’hésitez pas à donner vos propres impressions ! Dans tous les cas, parlez de nous, diffusez un maximum autour de vous !

“La vie est un jeu, il ne faut pas la prendre trop au sérieux !”

Let’s palette #4 – BLUE MAX

Dans cette série d’articles, je présente des jeux de société. Je les ai obtenu via une palette Ludikbazar que l’association le Dragon Libournais s’est procurée (coucou les dragons !). Je n’ai choisi ces jeux qu’en fonction de leurs boîtes (visuels + présentation sur la boîte même)… autant dire que je ne sais rien d’eux ! C’est donc des tests en tant que néophyte que je vais réaliser pour les articles de cette série. Dernière précision, tout ceci est bien sûr purement subjectif, n’hésitez pas à dire dans les commentaires à quel point vous n’êtes pas d’accord 😉 Aujourd’hui nous partons à la découverte de…

BLUE MAX

Fiche technique :

=> Auteur : John Harshman et Phil Hall

=> Illustrateur : Kurt Miller et Alan d’Amico

Kurt Miller
Alan d’Amico

=> Editeur : Millenium

=> Date de sortie : 2013

=> Genre : stratégie

=> de 2 à 6 joueurs

=> conseillé à partir de 12 ans

=> temps de jeu : 1h30 (officiel)

=> prix : 45€

Plateau de jeu

Principe du jeu

BLUE MAX est un jeu de combat aérien pendant le Première Guerre Mondiale. Deux camps s’affrontent en abattant les avions ennemis. Le point central du jeu repose sur les manœuvres que les joueurs vont choisir. Les affrontements se régleront via des dés à symboles et des cartes de dégâts.

Les points forts

=> Illustrations : le jeu est magnifique. Le plateau, les tuiles, les cartes… tout est beau. Il suffit de jeter un coup d’œil au palmarès de Monsieur Kurt Miller pour savoir que l’on a affaire à un maître.

=> Informations historiques : le livret de règles est parsemé d’informations pertinentes et intéressantes sur la Grande Guerre. C’est bien écrit et m’a donné envie d’en savoir plus, alors que je ne suis en rien un passionné des guerres.

=> Règles claires : même si elles sont assez conséquentes, les règles se comprennent facilement. Leur mise en pratique se fait naturellement.

Les points faibles

=> Tout ça pour ça ?! Entre 3 et 4 heures de lecture des règles et de préparation du matériel + environ 30 minutes d’installation d’une partie pour… 15 minutes de jeu. J’ai fait plusieurs parties de test. En duel et en équipes. Ça n’a jamais duré plus longtemps.

=> Trop réaliste : le point faible précédent s’explique par ce simple fait. Les auteurs ont privilégié les données réelles plutôt que de prévoir un système de jeu équilibré et viable. Les avions ont l’équivalent de points de vie pour plusieurs secteurs de l’avion, mais ils sont inutiles car il y a trop de défaites passives : perte du pilote, pertes des armes, perte de la manœuvrabilité de l’avion…

=> Peu de rangements : beaucoup de (beau) matériel, mais presque pas de pochettes pour les ranger entre deux parties. Ce n’est pas amusant de devoir tout re-trier à chaque fois qu’on ressort le jeu de l’étagère, surtout vu le nombre d’éléments présents dans la boîte.

Cartes

Au final…

Ceci est le Let’s Palette de la déception ! Et je pèse mes mots. Un jeu de bataille aérienne historique, j’étais vraiment impatient d’y jouer et je pensais même pouvoir en faire un outil de travail (je suis animateur socioculturel), les conditions étaient donc réunies pour que j’adhère à 100% à ce jeu.

Il y a un court historique du progrès de l’aviation pendant la Grande Guerre où il est expliqué que l’aviation alliée domine à partir de 1916, ce qui joue un rôle déterminant dans la victoire finale. Et le jeu s’en ressent. Les avions ont des caractéristiques absolument pas équilibrées et l’élite alliée domine complètement. Sauf qu’à la différence des wargame type Warhammer où des armées s’affrontent et où les joueurs équilibrent les-dîtes armées via un système de points en fonction de la puissance de la figurine, dans BLUE MAX, chaque joueur possède un unique avion. Donc à la fin, devinez quoi, c’est les alliés qui gagnent ! On m’a conseillé de retirer ces avions là du jeu… je réponds qu’il aurait fallu alors ne pas les mettre dès le départ :p

Cela n’enlève de toute façon pas l’autre problème majeur : la fragilité des avions. Alors oui, historiquement parlant, les avions de cette époque étaient fragiles. Mais ceci est un jeu ! Il faut ajouter du ludique au réalisme – ça me rappelle les débats sans fin avec des amis rôlistes quant aux proportions réalisme/jouabilité dans les jeux de rôles. De mon côté, faire tant de préparations et de détails techniques et tactiques pour que le jeu s’arrête si rapidement, c’est non.

Ma conclusion : Je suis frustré ! Tant de beau matériel sur un type de jeu que j’affectionne pour ce résultat… c’est LA déception ludique de l’année pour moi. J’en viens même à me demander si je n’ai pas mal interprété les règles… vous en pensez quoi ?

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Voici donc le quatrième article de cette série, j’espère qu’il t’aura plus à toi Lecteur 😉 Si c’est le cas, ou non d’ailleurs, n’hésite pas à me le dire en commentaire. Tant que c’est constructif, je suis preneur ! Pour ceux qui ont testé ce jeu, n’hésitez pas à donner vos propres impressions ! Dans tous les cas, parlez de nous, diffusez un maximum autour de vous !

“La vie est un jeu, il ne faut pas la prendre trop au sérieux !”

Let’s palette #3 – COLOSSUS ARENA

Dans cette série d’articles, je présente des jeux de société. Je les ai obtenu via une palette Ludikbazar que l’association le Dragon Libournais s’est procurée (coucou les dragons !). Je n’ai choisi ces jeux qu’en fonction de leurs boîtes (visuels + présentation sur la boîte même)… autant dire que je ne sais rien d’eux ! C’est donc des tests en tant que néophyte que je vais réaliser pour les articles de cette série. Dernière précision, tout ceci est bien sûr purement subjectif, n’hésitez pas à dire dans les commentaires à quel point vous n’êtes pas d’accord 😉 Aujourd’hui nous partons à la découverte de…

COLOSSUS ARENA

Fiche technique :

=> Auteur : Reiner Knizia

=> Illustrateurs : Thierry Doizon, Dan Harding

=> Editeur : Ubik

=> Date de sortie : 2005

=> Genre : jeu de cartes – stratégie et paris

=> de 2 à 5 joueurs

=> conseillé à partir de 8 ans

=> temps de jeu : 40 à 60 min

=> prix : 10€

Principe du jeu

Ce jeu est la nouvelle version du classique Titan : The Arena (par Avalon Hill).

Les joueurs sont des spectateurs qui vont parier sur la victoire des créatures s’affrontant dans l’arène. Plus les paris se font tôt, plus ils rapportent de points, mais plus ils sont risqués également. Les joueurs influent sur les performances des créatures via des cartes (créature / spectateur / arbitre). Les joueurs peuvent même devenir les contrôleurs des créatures et activer ainsi leurs pouvoirs.

Les points forts

=> Prise en main rapide : même si les règles peuvent paraître abstraites pour des néophytes, un ou deux tours de jeu permettent de comprendre très facilement les mécaniques.

=> Que de suspense ! Jusqu’au dernier moment, il est très dur de savoir qui va l’emporter. L’avantage peut changer très rapidement de camp et les mises secrètes renforcent cet aspect. Plus le jeu avance et plus les tours sont rapides ce qui rajoute à la tension et au suspense.

=> (Presque) Rien d’inutile : Que cela soit les cartes de créatures, celles des spectateurs ou les arbitres, chaque cartes à son utilité. Pour les pouvoirs des créatures, il n’y a que l’amazone dont je n’ai pas réussi à trouver une utilité, toutes les autres ont un réel impact sur le déroulement de la partie.

Les points faibles

=> Règles abstraites : comme évoqué plus haut, sans application concrète rapide, les règles sont difficilement compréhensibles.

=> Longévité ? Ceci n’est que spéculation, car je ne trouve pas de réel défaut à citer, donc je vais supposer sur une utilisation à long terme du jeu. Il y a 12 créatures disponibles et 8 sont jouées en même temps. Le jeu risque donc peut être de tourner en rond au bout d’un moment. (les stratégies des joueurs combleront peut être ce problème ?)

=> Un minotaure ? Où ça ? Sur la boite il y a clairement un minotaure en train d’affronter une wyrm… et le minotaure ne fait pas parti des créatures qui s’affrontent ! C’EST UNE HONTE ! Et le fait qu’il soit le spectateur à 6 de puissance n’est en rien une excuse ! (oui là j’ai vraiment plus d’idées, ce jeu n’a pas de défaut, achetez-le au plus vite :p )

Au final…

Colossus Arena est un très bon jeu. Rarement j’ai eu autant l’envie de gagner que dans ce jeu. Les joueurs s’affectent les uns les autres de manière significative (oublié le “jouer seul ensemble”).

Les illustrations sont correctes sans être exceptionnelles. Il y a suffisamment de rangements. Les règles sont lues en 30 min maximum. Que soit le nombre de joueurs, le jeu garde son intérêt.

J’ai essayé de changer de tactiques entre les différentes parties et chacune d’être elle avait son intérêt : il y a plusieurs façons de jouer à ce jeu de stratégie, ce qui renouvelle les expériences de jeu et aussi empêche d’observer un schéma unique gagnant.

Ma conclusion : J’adore ! Étonnant non ? Colossus Arena peut se jouer facilement et ne prend pas trop de temps, donc sortez le chez vos amis ludistes aussi souvent que possible !

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Voici donc le troisième article de cette série, j’espère qu’il t’aura plus à toi Lecteur 😉 Si c’est le cas, ou non d’ailleurs, n’hésite pas à me le dire en commentaire. Tant que c’est constructif, je suis preneur ! Pour ceux qui ont testé ce jeu, n’hésitez pas à donner vos propres impressions ! Dans tous les cas, parlez de nous, diffusez un maximum autour de vous !

“La vie est un jeu, il ne faut pas la prendre trop au sérieux !”

Let’s Palette #2 : Sky Traders

Dans cette série d’articles, je présente des jeux de société, 17 pour être précis. Je les ai obtenu via une palette Ludikbazar que l’association le Dragon Libournais s’est procurée (coucou les dragons !). Je n’ai choisi ces jeux qu’en fonction de leurs boîtes (visuels + présentation sur la boîte même)… autant dire que je ne sais rien d’eux ! C’est donc des tests en tant que néophyte que je vais réaliser pour les articles de cette série. Dernière précision, tout ceci est bien sûr purement subjectif, n’hésitez pas à dire dans les commentaires à quel point vous n’êtes pas d’accord 😉 Aujourd’hui nous partons à la découverte de…

SKY TRADERS

Fiche technique :

=> Auteur : Gioacchino Prestigiacomo

Gioacchino Prestigiacomo

=> Illustrateurs : Miguel Coimbra, Nicolas Fructus (encore lui !) et Christophe Madura

Miguel Coimbra
Nicolas Fructus
Christophe Madura

=> Editeur : Fantasy Flight Games, Dust Games

=> Date de sortie : 2012

=> Genre : jeu de commerce et de stratégie

=> de 2 à 5 joueurs

=> conseillé à partir de 10 ans

=> temps de jeu : 3 à 4h

=> prix indicatif : 45€

boite de jeu

Principe du jeu

Vous incarnez des marchands du ciel pouvant être portés sur la piraterie. Vous allez acheter différentes marchandises (légales ou non) pour les revendre au meilleur prix (normalement). Vous devrez également composer l’équipage de votre navire volant. La négociation sera primordiale avec les autres joueurs. Votre objectif : acheter assez d’influence dans la Guilde Céleste pour devenir un des maîtres de guilde, et donc pouvoir contrôler les prix du marché.

Faites attention aux vents de la fatalité et autres joueurs pour ne pas finir dépouillé !

Les points forts

=> Variation de la bourse efficace : sur ce point, le jeu est optimal. La bourse varie régulièrement et vous pouvez plu ou moins l’influencer au cours de la partie.

=> Illustrations magnifiques : le côté steam-punk de l’univers est sublime et chaque carte et pion a été soigneusement préparé !

=> Rien d’inutile : chaque paramètre (équipage / cargaisons / améliorations / relation avec les autres joueurs) a une réelle utilité dans le jeu et va significativement influencer votre façon de jouer.

Les points faibles

=> Règles lourdes : comme tous les jeux comprenant beaucoup de paramètres, cela alourdit les règles, et le temps d’explication est relativement long. Les joueurs vétérans ne s’en formaliseront pas mais des néophytes pourront se perdre avant même de commencer à jouer. Déconseillé pour de la découverte ou en convention.

=> Un jeu de pirates ? Alors certes, le fait de pouvoir attaquer les joueurs est très amusant et met du suspens dans la partie. Mais du coup, à chaque fin de partie, on passe d’un jeu de gestion et de marchandage à un jeu de bataille céleste, car c’est le seul moyen d’impacter significativement ses adversaires. Un moyen légal (dans le jeu) pour ralentir ses adversaires serait vraiment le bienvenu. Pour les parties à 2 joueurs, c’est simple, celui qui a la suprématie militaire va systématiquement l’emporter.

=> Limite de temps nécessaire ? Chaque joueur doit enchainer un grand nombre de phases lors de son tour. Deux parties sont limitées dans le temps. La première (quand le joueur est en solo) est pour accélérer le jeu (qui fait quand même 3h-4h pour rappel) mais je ne vois pas l’apport concret dans l’expérience ludique. Personnellement, j’ai testé des parties sans, et cela n’a pas manqué. La seconde en revanche est une phase de négociation entre les joueurs, et cela peut mettre la pression à certains joueurs et les inciter à accepter des marchés qu’ils auraient pu négocier avec plus de temps. Je conseille par contre d’adapter le temps de cette phase en fonction du nombre de joueurs. Entre 2 et 5 joueurs, les 2 minutes de négociations autorisées ne sont pas du tout ressenties de la même façon !

=> Je fais mon râleur : beaucoup de beau matériel, mais peu de rangements… un détail logistique ennuyant.

Au final…

Cela faisait longtemps que je n’avais pas joué à un jeu de commerce, et ma nostalgie m’avait beaucoup motivé pour ces tests. Et pour la majorité du jeu, je peux dire que je n’ai pas été déçu ! La partie commerciale est très agréable a jouer. Le jeu garde un côté incontrôlable qui garde le suspens.

Les choses se sont gâtées lorsque la surimportance de l’aspect militaire s’est faite sentir. Je ne jouais plus à Sky Traders, mais à un jeu d’invasion ! Certains se plairont surement à cette façon de jouer, mais personnellement, je n’ai pas acheté un jeu de commerce pour que ça se finisse en Risk ! (Et oui, le hasard du dé 6 va être primordial pendant les combats).

Petit bémol sur l’équilibrage des Vents de la Fatalité : la plupart du temps, les malus sont vraiment minimes. Par contre, épisodiquement, un désastre peut survenir pour les malchanceux (qui n’auront pas prévu un Bosco 😉 )

Ma conclusion : Sky Traders est un joli jeu avec une belle mécanique commerciale. Cependant, l’aspect militaire risque de diviser vos joueurs et peut gâcher des parties pourtant bien entamées.

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Voici donc le deuxième article de cette série, j’espère qu’il t’aura plu à toi Lecteur 😉 Si c’est le cas, ou non d’ailleurs, n’hésite pas à me le dire en commentaire. Tant que c’est constructif, je suis preneur ! Pour ceux qui ont testé ce jeu, n’hésitez pas à donner vos propres impressions ! Dans tous les cas, parlez de nous, diffusez un maximum autour de vous !

“La vie est un jeu, il ne faut pas la prendre trop au sérieux !”

Faut qu’on conv’ #2 – Et yo oh oh ! Pour les Chroniques de Terres d’Ouest !

Bienvenue dans “Faut qu’on conv’ “, les articles sur nos expériences en conventions ludiques ! Vous trouverez ici nos impressions sur les événements de nos confrères joueurs. Aujourd’hui, retour sur les Chroniques de Terres d’Ouest : Chapitre 7, le 7ème pirate. Bien sûr, cela sera tout à fait subjectif, donc n’hésitez pas à donner vos propres impressions en commentaires 😉

Vendredi

Cette fois-ci, départ en solo vers le grand inconnu : ma première fois à Tarbes pour cette convention ! Après trois heures de route, je m’installe rapidement à l’hôtel que j’ai réservé. J’apprendrai plus tard que les organisateurs ont appris le jour même qu’ils n’avaient pas accès au bâtiment réservé comme dortoir commun, pas de chance pour eux.

La convention démarre à 17h30, j’y arrive vers 18h15. Encore en voiture, je suis accueilli par des bénévoles qui m’indiquent où me garer. La convention dédiée aux jeux de rôles a lieu dans un ancien bâtiment qui, je l’apprendrai plus tard, accueille désormais des événements et est prêté par la mairie de Tarbes. Les efforts de décoration sont visibles, premier bon point. Le lieu est spacieux, à l’intérieur comme à l’extérieur, deuxième bon point, les choses commencent bien ! Pour couronner ce bon départ, un pack de bienvenue est offert lors de l’inscription à l’accueil : l’écocup de cette édition, un critérium, un stylo, quelques objets publicitaires et un dé-gomme.

Avant d’attaquer le pack de bières, voici le pack de bienvenue !

La convention a choisi de réserver l’inscription des Mjs (et donc des joueurs) sur place, pendant la convention elle-même. A titre personnel, je trouve ce procédé risqué (à raison comme on le verra plus tard), mais cela a globalement bien fonctionné tout le weekend.

Lors de mon arrivée, il y a une quinzaine de personnes, organisateurs compris. Pas de stand en vue, en dehors de l’accueil et la buvette. Mis à part Petit Coeur, le célèbre président de l’association “Terres d’Ouest”, les autres bénévoles ne font pas d’accueil de public et se contentent de discuter entre eux, assis derrière leurs stands. C’est dommage. Refusant de passer trois heures dans mon coin en attendant le début de ma partie, je vais à la rencontre d’autres rôlistes et engage la conversation. Je passe un moment convivial dans la bonne humeur (coucou Benjamin et Eudes ! 😀 ). Les parties sont affichées, et pour faire honneur au thème de cette année (Le 7ème pirate), je m’inscris sur Pavillon Noir. Pour voir le résumé des parties de ce week-end, rendez-vous en fin d’article 😉 La partie se termine à… 6h30 ! Épuisé je rentre à l’hôtel en sachant que je devrais me lever très peu de temps après.

Point repas

Je vais ici m’attarder sur l’ensemble de la restauration pendant la convention. Au niveau des prix, je n’ai rien à redire, ils sont corrects pour une convention. La carte nous pousse à réserver les repas chauds : trois différents, le vendredi soir, le samedi soir et le dimanche midi. Les repas chauds sont bons, le système des tickets pour l’ordre de passage est efficace. Il y a également un choix correct de boissons et de snacks. Le café était offert tout le week-end, très bon point (même si moi-même je n’en bois pas).

la buvette et le stand “goodies”

En revanche, je trouve le choix de sandwiches pauvre : seulement 3 sandwiches basiques (un pâté ; un jambon beurre avec option fromage râpé/cornichon ; et un brie avec option salade). Le rôliste mange, c’est un fait. Mange beaucoup pour nombre d’entre-nous. Et lorsqu’on est présent sur deux nuits et deux jours, cela fait peu. Il y a également une section salade, composée de carottes râpées et de taboulé, qui, a mon sens, ne sont pas des salades.

En dehors des moments de repas, des bénévoles passaient aux tables pour prendre les commandes des joueurs. Je suis partagé sur ce point là. D’un côté, proposer un service à table est une attention qui fait plaisir et peut être très pratique. De l’autre, plusieurs joueurs avec lesquels j’ai discuté m’ont dit que cela brisait l’immersion de la partie, et je suis plutôt d’accord avec eux. D’autant plus que le passage des bénévoles se faisait environ toutes les heures. Au bout d’un moment, cela m’a donné une légère impression de vente forcée (dire 3, 4 fois non de suite, c’est dérangeant).

Samedi

Après environ 2h30 de sommeil, me voici de retour aux chroniques de Terres d’Ouest ! J’apprends que le cumulus des douches a lâché… je suis content d’avoir pris l’hôtel ! Je m’inscris à la table de SteamShadows. Je m’aperçois que deux stands sont en train de s’installer : la Loutre rôliste et WonderLandes. La bourse aux livres de jdr se lance bien aussi. Je passe donc la matinée à discuter joyeusement et à inspecter l’offre des stands (je fais mon achat habituel au stand de la Loutre).

Il y a plus de monde que la veille, on montera jusqu’à 90 environ ce jour-là. Des têtes connus apparaissent, dans le désordre : Luna, Forgie, Emilien, Alexis, Alexia, Olivier… J’essaye de comptabiliser les assos présentes et repère : Terres d’Ouest et la Guilde Alpha (les orgas… normal quoi !), les Ailes de Némésis (qui viendront animer les prochaines Rencontres Ludiques de Dragon Libournais – 6 au 8 Avril 2017 – Viendez tous !), Troll Me Tender, Grabuge, le Phénix Cadurcien, Grimoire, entre autres…

Le round 2 se passe et je vais m’inscrire pour la partie du soir, mais… comme dit plus haut, les inscriptions le jour-J c’est risqué, votre serviteur et plusieurs autres joueurs se retrouvent sans table, toutes les places étant déjà réservées ! Heureusement, un joueur passant par là constate le problème et propose d’improviser une partie. Nous sommes sauvés ! Une fois inscrit, je me laisse tenter par une démo du jeu “Welcome to the dungeon” proposé par le stand de WonderLandes. Très bonne découverte, au point que je vais l’acheter le lendemain.

Après le repas, je fais un aller-retour à la gare de Tarbes pour aller chercher mon compatriote dragon libournais et frère de convention, j’ai nommé Polo (il bossait jusque dans l’après-midi du samedi et ne pouvait donc pas être là avant… le pauvre). Il s’inscrit et nous nous lançons directement dans le troisième round. Fin de partie vers 2h30 (avant le changement d’heure, présent cette nuit là). Nous allons donc dormir convenablement cette nuit pour attaquer la dernière journée.

Dimanche

Aujourd’hui, tournoi de zombicide le matin (auquel je n’ai pas participé) et concours d’improvisaiton pour les MJs l’après-midi (timing : 13h à 16h). Avec quelques amis, nous faisons quelques parties de “Welcome to the dungeon” avant que je ne les quitte pour aller interviewer Petit Coeur, puis Benjamin – un joueur rencontré vendredi (retrouvez ces interviews en fin d’article).

Le dernier round se lance et se termine dans la bonne humeur. On nous prie de quitter la salle principale le temps de l’installation pour la remise des lots. Dehors tout le monde raconte la partie qu’il vient de vivre, et il est facile de comprendre que l’exercice a été un succès franc dans la plupart les cas.

Nous rentrons et la remise de lots commence. Il y a eu une très bonne ambiance, des rires, des cris (sérieux, les gars de Grabuge, vous êtes bruyants :p ). Petit bémol, 15 récompenses MJs + 15 récompenses joueurs + les récompenses zombicides + récompense de l’impro… ça fait long tout ça ! Surtout que je n’ai vraiment compris comment le classement était établi. Nous devions noter les MJs sur différents critères pour un total de 100 points et réciproquement. Était-ce la moyenne du week-end qui était prise en compte ? La meilleure des notes ? Pourquoi faire plusieurs critères s’ils ne sont pas différenciés lors du classement final ? Bref, un peu confus pour moi, beaucoup de questions, mais le moment a été quand même très agréable. Et bonne idée de laisser un espace de paroles à ce moment pour faire un peu de pub !

La convention se termine, on fait le tour des “au revoir” et c’est reparti pour trois heures de route.

Bilan

C’était fort agréable ! J’ai globalement passé de bonnes parties, l’organisation (malgré les imprévus qu’ils ont dû affronter) a bien fonctionné et l’ambiance était très conviviale. J’ai fait de chouettes rencontres et découvertes. Le rhum a coulé à flots et les navires ont coulé tout court.

Quelques petits points d’amélioration de mon point de vue :

  • la restauration : proposer plus de choix en dehors des repas chauds et repenser le service à table.
  • L’accueil : un grand, un immense, un gigantesque bravo à Petit Coeur qui a couru dans tous les sens tout le long de la convention tout en discutant avec le sourire avec les festivaliers. Malheureusement, ce fut un peu le seul des organisateurs à le faire. Tout en restant polis, la plupart des bénévoles n’étaient pas très chaleureux et ne les voyant que dans le cadre de la buvette ou de leur stand “goodies”, cela donnait un côté très commercial, une sorte de rapport de vendeur à client. Je pense que ce genre de festival n’a pas pour but premier d’être rentable (même si ça aide, hein, on va pas se mentir :p ) et il est donc dommage d’avoir ce type de rapport.
  • Raccourcir la remise des prix et la rendre un poil plus vivante.

Spoiler de l’interview : même sans l’annonce de refonte de format de cette convention, je serais revenu avec grand plaisir l’année prochaine. C’est une réunion de plus ou moins vieux copains qui partagent volontiers de bons moments ensemble. Et c’est le principal d’une convention.

Second, on part immédiatement ! Notre navire le “Faut qu’on conv'” part tout de suite pour sa nouvelle destination : direction le Salon Fantastique ! Une part supplémentaire pour tout le monde si on arrive sous dix jours !

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Les 4 parties de jdr du week-end

Pavillon Noir

La partie qui a le plus collé au thème de la convention (pour rappel, le 7ème pirate). J’ai donc été capitaine du Traqueur des Mers (le nom n’a pas fait l’unanimité dans l’équipage, mais osef, j’suis le capitaine). Nous avons été mandatés par le conseil des amiraux pour ramener l’un des leurs pour être jugé. Et cet amiral n’était autre que… Edward Teach, Barbe motherfucking Noire en personne ! Comment vous dire que l’équipage a été moyennement ravi. Le jeu Pavillon Noir a un réel soucis du détail et notre meneuse de jeu est une vraie passionnée de la piraterie. C’est donc dans de très bonnes conditions que s’est déroulée cette partie.

A un détail près : un des joueurs présents avait, à mon sens (et à celui de certains autres il m’a semblé) un comportement hors du jeu très déplaisant. L’un de mes camarades de jeu a eu droit à “Non mais en fait tu n’as que des idées de merde.” pour ne donner qu’un exemple. Je ne vais pas lancer le débat ni faire un procès à cette personne, mais juste faire une remarque personnelle : ce genre de comportement peut ruiner une expérience de jeu et c’est principalement le rôle du meneur de contenir ces excès.

Cela dit, je referais une partie de Pavillon Noir en compagnie de cette meneuse et le reste du groupe avec grand plaisir !

SteamShadows par Nightwish

Dans un monde dystopique à fond steampunk, les joueurs sont amenés à cotoyer les ténèbres. J’ai eu la chance de recroiser Nightwish comme MJ, lequel m’avait déjà masteurisé One% lors de RPGers (lire le “Faut qu’on conv’ #1” ici ). L’Univers m’intéressait, le MJ était plus que compétent, les joueurs motivés, toutes les conditions étaient réunies pour une bonne séance.

Seulement l’alchimie n’a pas eu lieu. Je ne saurais vraiment expliquer pourquoi. La seule chose que j’ai noté était un scénario plat. Le rythme était pourtant plutôt bon, les joueurs prenaient des initiatives, le RP plutôt bon… Ma fatigue a dû jouer sur mon ressenti (2h30 de sommeil, rappelez-vous).

Le jdr “bac à sable” par Gaël

Nommé ainsi par notre MJ, j’ai pas mieux. C’est la partie improvisée par notre MJ qui a eu pitié de nous autres joueurs sans table (merci encore m’sieur!). Pourquoi “bac à sable” ? Parce qu’il a repris une situation dans une unité de lieu et de temps où beaucoup de choses se passaient en simultanée. C’était donc en fonction des actions des joueurs que l’aventure a évolué.

Presque aucun jet de dé (aucun pour moi-même) que du RP donc. Et cela a vraiment bien fonctionné ! J’ai choisi de jouer un jeune youtuber dans un scénario de fin du monde/apocalypse, et c’était super. Beaucoup de questions qui n’ont trouvé de réponses qu’à la fin, une descente aux enfers bien rythmée, une bonne dose de pression… très bonne partie en somme !

Concours d’impro

Dernière partie du week-end, et tout aussi géniale que celle de la veille au soir. Un système simple d’utilisation qui nous a permis en tant que joueurs de concevoir très rapidement et de façon efficace nos personnages.

La contrainte donnée par le MJ étant d’avoir des personnages qui ont été condamnés à mort, nous nous sommes retrouvés avec un chef de secte (loué soit l’arbre suprême ! Et pensez à faire votre air-jardinage quotidien !), un trafiquant en TOUT-genre, vraiment… un mercenaire qui s’est fait balancer par ses anciens potes, et moi-même en terroriste écolo. Vous la sentez la bonne partie à venir ?

En bref, du bon RP, de bons délires, de l’action bien dosée, une impro bien tenue par notre MJ… que du bonheur !

Interview de Petit Coeur

E.C. : On a entendu parler du mystérieux président de Terres d’Ouest… tu peux le présenter ?

P.C. : Je suis Alexandre Lopez, aka Petit Coeur, président fondateur de l’association Terres d’Ouest qui vient de fêter ses 10 ans.

E.C. : On a déjà huit chapitres de Terres d’Ouest, que penses-tu du chemin que vous avez parcouru ?

P.C. : Comme tout organisateur on est content d’en être arrivé là, parce que le milieu des conventions n’est pas toujours évident. On a des modèles de grands frères tout autour de nous qui perdurent chaque année et qui nous donne envie à nous de continuer aussi. Faire une convention ce n’est pas évident, mais le visage content des gens à chaque fois c’est du pur bonheur.

E.C. : Si tu devais adresser un message au public de Terres d’Ouest, ça serait lequel ?

P.C. : Je vous aime.

E.C. : C’est beau. Quel est ton meilleur souvenir pour Terres d’Ouest ?

P.C. : La création de l’association, parce que depuis je suis toujours dans ce meilleur souvenir. Depuis que l’asso a été créée, c’est vraiment chouette. C’est pas une tartine de bisounours, l’asso s’est créée sur un coup de tête avec des passionnés et beaucoup de gens nous ont rejoint depuis. On a de la chance d’avoir une asso très vivante, très participative, qui se bouge beaucoup, qui joue beaucoup, qui fait beaucoup de choses ensemble, donc ouais, c’est vraiment chouette.

E.C. : Quel est le futur réservé aux prochains chapitres de Terres d’Ouest ?

P.C : Alors ça va être une petite surprise, puisqu’il faut savoir que beaucoup d’événements, n’étant pas tous de notre ressort, vont nous obliger à faire une refonte. Et donc spoiler, je vous le dit en avant première à vous, nous allons être obligés de faire une refonte totale de notre convention. Ce qui veut donc dire que ce chapitre là est le dernier de ce livre, et les chroniques des Terres d’Ouest démarreront l’année prochaine sur un nouveau livre.

E.C : Un deuxième tome ?

P.C. : Un deuxième tome avec on l’espère, toujours autant de choses à vous proposer, de surprises agréables. Mais quoiqu’il arrive, une refonte totale de la convention.

E.C : Je te remercie !

P.C. : Moi aussi et merci d’être venu.

Interview de Benjamin

E.C. : Ami rôliste, quel est ton background ?

Benjamin : Alors moi je crois que ça va faire quatre que j’ai commencé le jeu de rôles à peu près. J’ai commencé sur le système générique GURPS, et après avec les différentes conventions, les différents MJs, j’ai pu tester d’autres systèmes. Niveau conventions, j’en fais pas mal normalement, à peu près 3 ou 4 par an : l’Envol du Phénix de Cahors qui était plutôt pas mal, y’a Terres d’Ouest, là où on est actuellement aussi, l’Envol du Dragon à Montpellier, et y’avait une autre convention à Marseille mais j’ai oublié le nom.

E.C. : En 3 mots chacun, tu peux me donner 3 points forts et 3 points faibles pour Terres d’Ouest ?

Benjamin : Moi j’aime bien les petits tickets pour la bouffe. C’est pas mal parce qu’en organisation, ça aide les organisateurs à ne pas gérer de l’argent. En plus ils passent sur les tables pour proposer à manger tout le long, donc c’est vraiment pas mal. Le lieu est plutôt sympa, on est tranquille on est à l’extérieur de la ville donc y’a pas de bruit. Les tables sont séparées, on entend pas trop les voisins, y’a même des salles séparées pour les jeux d’ambiance. Et enfin, ah ah, c’est une convention de jeux de rôles, c’est déjà pas mal ! Pour les points faibles, j’avais vu à l’Envol du Dragon des conférences autour du jeu de rôles, là c’est dommage qu’on n’en ait pas ici. Le dimanche est peut être pas super, parce que le matin déjà on n’a pas de partie, mais bon ça, pourquoi pas, à la place y’a un tournoi de zombicide. Moi je suis pas très fan de zombicide, c’est dommage parce qu’on pourrait en profiter pour faire plusieurs jeux de société en tournoi. Même mettre plus en avant les jeux de société entre les parties, ça pourrait être pas mal. Après y’a le tournoi d’impro, on m’en avait parlé l’année dernière, les MJs avaient comme condition de tuer un joueur. J’ai pas aimé ça, parce que tuer un perso en jdr, ça arrive, mais forcer le MJ à tuer, je trouve ça moyen. Ça ne m’a pas donné envie d’essayer cette année. Avoir des critères oui, mais pas abusifs comme celui-là.

E.C. : Si tu as un message à adresser aux organisateurs de Terres d’Ouest, ça serait lequel ?

Benjamin : C’est super cool, je reviens l’année prochaine !

E.C. : Là on est presque à la fin, quel est ton bilan ?

Benjamin : C’est un bonne convention, c’est tranquille. J’ai bien aimé, j’ai participé à trois jeux de rôles, à chaque fois différents, à chaque fois de bons MJs. Qu’est-ce qu’on attend d’une convention de jeux de rôles ? De s’amuser, de passer du bon temps et de faire de belles rencontres, et bah voilà !

E.C. : Merci beaucoup !

Benjamin : De rien !

Faut qu’on conv’ #1 – RPGers, 20 ans… réussite critique !

Bienvenue dans “Faut qu’on conv’ “, les articles sur nos expériences en conventions ludiques ! Vous trouverez ici nos impressions sur les événements de nos confrères joueurs. Bien sûr, cela sera tout à fait subjectif, donc n’hésitez pas à donner vos propres impressions en commentaires 😉

Première itération de ce format, avec Étienne – aka Vyrtagh, le reporter de choc qui vous raconte son épopée à RPGers, qu’on ne présente plus 😉 .

A gauche… Polo ! A droite, votre serviteur, Vyrtagh 😉

Vendredi

Départ à 6h du matin avec mon confrère et star du Dragon Libournais, j’ai nommé Polo le Lent ! Arrivée trois heures plus tard dans la jolie petite ville de Plaisance du Gers. Nous prenons notre pass 3 jours et allons directement installer nos tentes. Il y a une zone pour camper gratuitement à 5min à pied du festival… 1er bon point ! Il y a même des douches et des sanitaires à disposition dans un bâtiment adjacent, la classe.

Les inscriptions jdr ne sont pas encore lancées, on en profite pour faire le tour des lieux. Le site est très beau. Le festival couvre deux grandes salles ainsi que la place de l’église et ses parkings. Les installations finales sont en cours : buvette, exposants, intervenants… Il y a déjà quelques dizaines de festivaliers. On croise l’ami Briareos de l’association Troll Me Tender, le week end s’annonce bien ! On croise aussi l’illustrateur talentueux Lunart, un copain de convention également (et si vous ne me croyez pas, faites donc un tour ici !). Puis pleins d’autres confrères ! La liste complète est trop longue, mais pour faire simple, on retrouve tous les habitués des conventions ludiques !

Un cousin dragon !

L’inscription aux tables de jdr est lancée : pas de rondes, chaque MJ annonce son heure de départ sans contrainte. Les places s’arrachent et nous choisissons comme première partie “Insectopia” à 14h30. En attendant le début de la table, nous allons nous échauffer sur du jeu de plateau. Plusieurs parties sur “Le Roi des nains” et “Timeline” plus tard, nous nous dirigeons vers la buvette. Niveau choix et prix, rien de particulier, on est dans la moyenne des conventions. Présence tout de même d’un menu végétarien que plus d’un ont apprécié.

Après le repas, nous nous rendons sur notre table. Le MJ étant en retard, nous discutons agréablement avec nos collègues joueurs du moment. Le MJ arrive et nous plonge immédiatement dans son Univers où nous allons incarner des insectes ! (pour voir le détail des parties jdr, allez dans la section correspondante en fin d’article).

Fin de partie à 19h45 et la prochaine commence à… 20h ! On se dirige précipitamment vers la buvette, mais devant la foule faisant la queue (et on n’est que vendredi…), nous choisissons de nous diriger directement à notre seconde partie. Celle-ci se trouve sous une immense tente type 1001 nuits (l’inculte que je suis ne se mouillera pas en tentant de l’identifier plus précisément). En tout cas, les feuilles de persos ne sont pas encore sorties que nous sommes à fond dans l’ambiance ! La partie se termine vers 1h45 et nous allons dormir, fatigués, mais détendus, heureux, et surtout impatients de vivre la suite des festivités.

Ooooh la belle tente !

Samedi

La nuit fut fraîche, contrairement à ce qu’un mi-Août aurait pu présager. Vers 8h30, je suis allé aux douches, et là, petit souci, les douches sont très anciennes, froides et rien n’indique celles des hommes de celles des femmes. Et comme d’habitude, la malchance de votre serviteur a frappé, et d’un “Bonjour Madame”, j’ai pu me sécher tranquillement.

Frais et dispos, Polo et moi sommes allés tester la formule petit-déjeuner de la buvette. Le café n’était toujours pas disponible, au désespoir de mon compagnon. Nous nous sommes installés sur les nombreuses tables disponibles, réchauffant nos carcasses au soleil. Petit point sur les tables et chaises : comme vous le verrez plus tard, le festival a fait face à une affluence record, et ses bénévoles ont même du chercher du matériel supplémentaire dans les villages environnants. Nous avons donc eu des tables et des chaises trèèès anciennes et pour être franc, pas très confortables (surtout avec des parties de jdr de plusieurs heures).

Joli cadre !

Là encore, les rencontres se sont enchainées, notamment un vieil ami, Yannick de l’association les Ailes de Némésis, avec qui j’ai longuement échangé. Les festivaliers se sont fait de plus en plus présents, mais j’ai eu du mal à évaluer leur nombre en raison de l’étendue du festival.

A 11h, nous sommes allés sur la table de Volution, mais la partie n’a pu commencer que vers 12h45. On commence à plaisanter avec Polo autour du retard chronique dont souffrent nos parties. L’attente a toutefois un énorme intérêt : nous discutons joyeusement avec les autres festivaliers, notamment le célèbre Petit Coeur (pour ceux qui voyagent de forums en forums), de l’association Terres d’Ouest (ne ratez pas leur convention fin Octobre !). La partie où nous incarnons un équipage de pirates se finira vers 17h30 / 18h dans la joie et la bonne humeur.

Nous allons nous inscrire pour la suite des parties. Petit point de détail : pendant tout le week end, des MJs sont venus rajouter leurs tables lors de leur arrivée, c’en était assez impressionnant. Malgré le nombre hallucinant de 53 tables en simultané le samedi soir, nous peinons à trouver des places restantes. Nous réussissons malgré tout à nous fixer sur Seed of Darkness. Entre les deux parties, nous testons Deads of Winter, et même si le temps nous a manqué pour finir la partie, j’en ai eu une très bonne impression (probablement un achat à venir – de mes proches, pour me l’offrir bien sûr 😉 ). Il a fallu attendre l’installation de tables supplémentaires pour commencer la partie (et oui, encore du retard !) et un concert de blues nous a permis de patienter. Enfin, la table a pu se lancer. C’est sans hésiter l’expérience la plus insolite de ce week end. La partie en une phrase ? “Vous jouez sur 3 univers parallèles synchronisés.”. La partie s’est terminée vers 4h30 dans une des salles (nous avons été chassé de l’extérieur par un froid polaire… juré !).

Épuisés et frigorifiés, nous sommes allés glaner quelques heures de sommeil.

Quelques jolis cosplays 😉

Dimanche

Levé à 8h30, le froid de la nuit et celui de la douche m’incite à me limiter à une toilette de chat. Ne m’étant pas encore inscrit pour cette journée, j’avale rapidement la formule petit déjeuner avant de faire le pilier devant la table d’inscription. La chance nous a souri cette fois-ci, car un père et un fils viennent de se désinscrire de la table de One%, tandis que les autres tables étaient déjà complètes. Je me jette donc sur l’occasion et planifie notre dernière partie du week-end.

En attendant la partie à 11h, j’interviewe Fabien, un des organisateurs de l’association, qui a eu la gentillesse de répondre à quelques questions (retrouvez l’interview sous l’article). J’en profite encore pour discuter à droite à gauche.

Puis vient le temps de One% et je passe cinq heures très agréables à incarner un biker dans une ambiance à la “Sons of Anarchy”. A la fin de la partie, Polo et moi faisons un tour pour saluer nos confrères joueurs un peu partout dans le festival et remercier les organisateurs. On retourne au camping remballer nos affaires, et nous quittons donc les 20 ans de RPGers vers 17h15 en nous promettant de revenir avec plaisir les prochaines années.

Des tables, des tables, encore des tables !

Bilan

Génial. Quoi dire d’autre ? Nous avons adoré l’ambiance détendue et festive, le sens de l’accueil des organisateurs. Le public est génial, il n’y a pas eu une bagarre ou un mot au dessus de l’autre pendant les trois jours. On discute avec des inconnus comme s’ils étaient de vieux amis et on se dit qu’on les recroisera avec plaisirs dans d’autres conventions. Le lieu est très beau, et l’espace grand : on respire, en dépit de l’affluence record de cette année (les chiffres ne sont pas encore arrêtés, mais presque 5 000 festivaliers d’après les organisateurs).

Se lever de sa table de jdr à 2h30 du matin et se rendre compte que la salle dédiée au jeux de société est pleine à craquer, c’est que du bonheur.

Histoire d’être honnête, et surtout pointilleux sur des détails minimes, j’évoquerai la douche froide et sans indication homme/femme (mais bon camping gratuit avec douche, sanitaire et à 5min à pieds du festival, c’est déjà énorme !). Les chaises en bois assez inconfortables m’ont aussi légèrement dérangé. Enfin, le programme du week end n’est pas clair. À titre d’exemple, nous avons appris le samedi après-midi qu’il y avait un concours de jdr pour les MJ et pour les PJ… en fin de troisième partie.

Mais ce ne sont que de petits détails. Pour notre première dans le plus grand festival français du genre, nous nous sommes régalés, et nous le conseillons à absolument tout le monde ! Et petit conseil, arrivez tôt le matin et dormez sur place, cela vous donnera le temps d’échanger avec d’autres festivaliers, plutôt que de ne faire que vos parties 😉

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Les 5 parties de jdr du week end

Insectopia :

Dans cet Univers tout neuf et tout juste édité, vous incarnez un insecte, ou plus précisément un “intre”, c’est-à-dire un insecte intelligent. Nous restons à l’échelle des insectes, ce ne sont pas des insectes à taille humaine. Il ne faudra pas lancer vos dés, mais tirer des blattes (billes chinoises) pour déterminer le degré d’échec ou de réussite des actions tentées. Dans le monde d’Endoma, vous allez devoir choisir entre différentes factions. Pour plus d’informations sur ce monde passionnant, consultez le site qui y est dédié : http://insectopia-jdr.com/ . De mon ressenti, le système (ainsi que notre MJ, qui est le créateur du jeu) est très dynamique, et insiste plus sur une approche cinématographique que sur du détail chiffré. L’Univers donne extrêmement envie et le peu d’illustrations que j’ai pu voir sont très belles. Je recommande vivement !

Capharnaüm :

Bienvenue dans les contes des 1001 nuits. L’accent est surtout mis sur les actions d’éclats et l’héroïsme ici. Le scénario que l’on a fait était très (trop ?) simple et cela aurait pu être une initiation au jdr pour des lycéens, voire des collégiens. Au final, je me suis plus amusé dans la longue introduction que dans l’histoire à proprement parlé. Pas désagréable mais pas excitant non plus.

Volition :

Dans un monde de fantasy, nous avons incarné un équipage de pirates, et rien que ça, c’est très bien géré et donc très cool ! Au premier abord, la fiche de personnage et ses nombreux calculs fait peur, mais une fois en jeu, le système est simple d’utilisation. Une bonne dose d’humour dans le background de l’Univers rend l’histoire particulièrement savoureuse (pas comme un certain fromage… 😉 ) Un très chouette moment !

Seed of Darkness

Là on attaque du très lourd. Pour reprendre les mots de son auteur, LÉCOT Christophe, alias L.Ch.&A.N. : Jeu de rôle sombre d’horreur glauque, trash et hyper sexualisé inspiré des illustrations de H.R. Giger et Siudmak, entre autres. Il existe trois univers parallèles et synchronisés dans lesquels le joueurs contrôle alternativement les trois instances de son personnage. Le Monde est notre monde, un peu plus sombre : une représentation du Moi psychanalytique. Le Sous-Monde est violent mais ses habitants sont virtuellement immortels : c’est une allégorie du Ça, consacré aux besoins et à l’envie. Dans le Sur-Monde, expression du Surmoi contraint, les alter-égo des humains sont des sortes de zombies servant de nourriture aux créatures autochtones appelées les Idées. Ce n’est clairement pas un jeu pour joueur débutant, jongler d’un avatar de ton personnage à l’autre demande une gymnastique mentale certaine. Ce qui m’a fasciné lors de cette partie, c’est la logique de cet Univers. Tout semble nouveau et pourtant, tout est d’une évidence indiscutable. Le scénario en lui-même, eh bien… disons qu’il a été détourné au bout de 5min je pense. Le MJ nous a laissé partir dans les directions que nous voulions malgré les extrémités que cela engendrait, mais c’est aussi ce qui nous a le mieux permis de découvrir les 3 Mondes. Une expérience riche et innovante, je recommande pleinement !

One%

Je ne connais rien aux bikers en dehors des clichés habituels, et j’ai même appris la signification du terme “patch” pendant cette partie (manteau du biker qui représente son gang = sa plus grande fierté). C’est avec un grand plaisir que j’ai intégré une bande de hors-la-loi possédant un code d’honneur strict. Le système de jeu fonctionne facilement et est assez punitif. Foncer dans le tas, c’est bien en fin de one-shot, mais sinon, d’autres solutions sont surement envisageables. A la place de fiches de persos, nous avons des cartes. Très sympathique. Je referais volontiers !

Interview

E.C. : Peux-tu te présenter s’il te plait ?

Fabien : Je m’appelle Fabien, et je m’occupe du festival de jeux de société depuis quasiment 20 ans. Je fais partie d’une association ici sur Plaisance, on est un groupe de potes, et on est très très nombreux.

E.C. : En 20 ans de RPGers, qu’est-ce qui te donne la plus grande satisfaction ?

Fabien : C’est se remémorer qu’il y a 20 ans on voulait juste jouer entre potes et puis inviter d’autres associations à jouer avec nous. Je me souviens qu’on s’est retrouvé à 75 dans la salle polyvalente, et en fait 20 ans plus tard, en gardant toujours le même état d’esprit, le fait de jouer avec des amis, et bien on va être a priori près de 5 000 sur les trois jours. C’est super bizarre parce qu’on ne s’est jamais pris la tête en fait, on a juste fait en sorte de pouvoir offrir des espaces de jeux à toutes les personnes qui viendraient. Et comme elles sont de plus en plus nombreuses, on cherche de plus en plus de tables et de chaises, mais le trip reste le même. Ça fait du bien qu’on puisse durer sans se prendre la tête.

E.C. : Si tu devais décrire le public de RPGers en 3 mots ?

Fabien : Whao. La colle, c’est super dur (rires). En fait j’aurais tendance à les réduire à base de concepts. Je dirais “joueur”, “solidaire” et je suis obligé de parler du cadre quoi, donc “champêtre”, parce que ça conditionne un petit peu tout. Et même si ce n’est pas forcément les joueurs, c’est ce qui justifie les choses.

E.C. : A ton avis, quelle est l’anecdote que tu as vécue qui représente le mieux l’esprit de RPGers ?

Fabien : Alors là, j’ai aucune difficulté là-dessus. C’était il y a quelques années, c’est un mec qui arrive avec ses trois enfants, il était à peu près 11h, et il me dit comme ça “On reste pas trop longtemps, parce que y’a ma femme qui nous attend pour manger” et à 18h il était toujours à jouer avec ses enfants. C’est archi-classique, mais c’était il y a quelques années et je le recroise encore. C’est ce trip là. C’est on vient, on pose ses fesses et on ne repart jamais.

E.C. : De ton point de vue à toi, quel avenir tu vois pour RPGers ? Comment tu le vois l’année prochaine, dans 5 ans, dans 10 ans ?

Fabien : C’est très très dur. Y’a des surprises chaque année, parce que d’une part comme je l’ai dit tout à l’heure, on ne s’est jamais pris la tête, et on fait juste en sorte de pouvoir accueillir les gens. Donc c’est un chaos organisé, mais en fait c’est hyper carré. C’est à dire qu’on regarde juste si les gens vont venir et en fonction de combien de personnes arrivent, on adapte le lieu. Et on a fait comme ça pendant 20 ans, sauf que cette année on s’est totalement fait avoir, on avait prévu un peu plus de monde mais pas du tout à ce point là. On installait 30 tables de jeux [de rôles] et là on en a 52. On s’est complètement fait dépasser. J’imagine que ça va évoluer. La difficulté c’est qu’il faut qu’on soit assez nombreux pour gérer tout ça, gérer les buvettes, gérer l’accueil… on avait une application y’a pas si longtemps pour gérer les inscriptions aux tables [de jeux de rôles] et ça marche plus du tout, parce qu’il y a trop de monde. Donc il faut qu’on repense absolument tout. J’ai tendance à dire que ça sera un peu plus grand et puis un petit peu mieux, mais on a tellement de choses à repenser que finalement ça sera peut être juste un retour aux sources avec peu de monde où même nous on pourra jouer au lieu d’organiser. J’hésite entre ces deux, je n’en ai pas la moindre idée.

Merci aussi à Polo et à Etienne pour cet article ! Quant à votre serviteur, je suis actuellement dans les cartons (de JDR, donc très légers…) et les gobelins ne bossent pas assez vite, du coup le rythme de publication prend du retard 🙂

Let’s Palette #1 : Asteroyds

Bonjour à tous ! Premier épisode d’une série de collaborations avec des amis proches ! Aujourd’hui le blog s’ouvre à Etienne qui nous parle de ses trouvailles 🙂 N’hésitez pas à partager l’article et à commenter si cela vous a plu et si vous souhaitez plus de collab 🙂 

Dans cette série d’articles, je vais présenter des jeux de société, 17 pour être précis. Je les ai obtenu via une palette Ludikbazar que l’association le Dragon Libournais s’est procurée (coucou les dragons !). Je n’ai choisi ces jeux qu’en fonction de leurs boîtes (visuels + présentation sur la boîte  quand même)… autant dire que je ne sais rien d’eux ! C’est donc des tests en tant que néophyte que je vais réaliser pour les articles de cette série. Dernière précision, tout ceci est bien sûr purement subjectif, n’hésitez pas à dire dans les commentaires à quel point vous n’êtes pas d’accord 😉 Aujourd’hui nous partons à la découverte de…

ASTEROYDS

Fiche technique :

  •  Auteurs : Guillaume Blossier et Frédéric Henry

    Frédéric Henry

Guillaume              Blossier
  •  Illustrateur : Nicolas Fructus
Nicolas Fructus
  • Editeur : Ystari games
  •  Date de sortie : 2010
  •  Genre : jeu de stratégie… en temps limité !
  •  de 2 à 6 joueurs – peut se jouer en équipes
  •  conseillé à partir de 10 ans
  • temps de jeu : 20-40 min
  • prix : 40€

Principe du jeu

Les joueurs participent à des courses de vaisseaux clandestines dans un champ d’astéroïdes. Les astéroïdes vont bouger de façon aléatoire à chaque tour et les joueurs auront un temps déterminé pour effectuer une programmation de leurs actions. Le jeu se déroule sur un plateau à cases hexagonales.

Il existe d’autres modes de jeu proposés dans le livret de règles.

Plateau de jeu

Les points forts 

  •  Une compréhension rapide
  • Beau matériel, chapeau bas Monsieur Fructus ! Petit bémol sur les pions vaisseaux, les illustrations de ces derniers sont bien meilleures.
  • Un jeu modulable : après quelques parties, il est très facile de s’imaginer comment l’adapter à nos envies. Petites idées en la matière : faire des championnats ; autoriser les tirs sur vaisseaux ; faire intervenir des événements pendant la partie, scénarisation, etc…
  • Jeu dynamique

Les points faibles

  •  Jeu en kit. Son point fort est aussi son point faible : sans imagination de la part des joueurs, le jeu va vite tourner en rond. Être dépendant de son imagination pour un jeu coûtant 40€, je peux comprendre que cela en fasse râler plus d’un.
  •  Jouer seul à plusieurs. Dans sa version basique, il n’y a aucune interaction directe entre les joueurs possible. Cela donne l’impression de jouer seul à tour de rôle.
  • Les fausses options. La course étant le mode standard, le reste est proposé comme des alternatives. Mais concrètement, cela n’apporte pas grand chose de neuf. Les pouvoirs des pilotes manquent d’imagination et ne changent pas l’expérience de jeu, pas plus que les autres modes proposés.

Au final…

Au départ, les visuels du jeu ainsi que les tours chronométrés m’ont beaucoup plu. Car oui, c’est mon premier jeu chronométré, je n’ai entendu parler de Roborally (plus d’infos ici) qu’en faisant des recherches pour l’écriture de cette article (promis je vais me rattraper, pas taper !).

Après quelques parties, les défauts du jeu évoqués plus haut sont assez flagrants. Cela dit, si vous êtes motivé et que vous établissez vos propres modes de jeu, Asteroyds peut être un excellent point de départ.

Je trouve que c’est un jeu bien adapté pour des découvertes et/ou tournois courts en convention. Son visuel accrochera l’œil du public et une partie est vite faite.

Ma conclusion : Asteroyds est un jeu très divertissant en découverte mais qui a besoin d’un investissement innovateur pour tenir sur le long terme.

Etienne C.

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Voici donc mon premier article, j’espère qu’il t’aura plus à toi, Lecteur 😉 Si c’est le cas, ou non d’ailleurs, n’hésite pas à me le dire en commentaire. Tant que c’est constructif, je suis preneur ! Pour ceux qui ont testé ce jeu, n’hésitez pas à donner vos propres impressions ! Dans tous les cas, parlez de nous, diffusez un maximum autour de vous !

“La vie est un jeu, il ne faut pas la prendre trop au sérieux !”

PS : Je tiens à remercier Guillaume de me laisser cet espace d’expression. Promis, la prochaine fois, c’est moi qui amène les bières !

Pas de soucis ! Et à très vite pour la suite  =)