2020 – Un paradoxal bon cru

Comme tous les ans, c’est l’heure du bilan ! Cette année 2020 a été particulière à bien des égards, pourtant, statistiquement ce fut une bonne année pour Homo Ludis :

Bilan comptable et stats

Oh les bonnes datas, les chiffres à se mettre sous la dent, c’est toujours succulent ! Alors déjà regardez l’article bilan de l’an dernier pour avoir un comparatif, ensuite place aux chiffres !

Homo Ludis en 2020 c’était :

  • 8 800 visiteurs uniques pour 11 484 visites soit 130% de progression (!!)
  • 2 903 lectures de l’article le plus populaire
  • 7 articles (soit moitié moins que l’an dernier et 3,5x moins que l’objectif)
  • 1 personne arrivée sur le site en cherchant “Maxildan Pied” (??)

Les chiffres de fréquentation sont donc objectivement excellents, et ça, ça fait toujours plaisir de se savoir lu ! Merci à tous 🙂

On notera quelques éléments intéressants :

  • Cette année, la Horde du Contrevent a emporté mes stats comme un furvent, c’est pourtant un article ancien et dont je ne suis pas spécialement fier…
  • Hors réseaux sociaux, c’est le camarade C’est pas du JDR qui devient mon premier référent
  • La courbe d’évolution des stats est littéralement exponentielle… ce qui a de quoi présager du bon 😉

Enfin je suis toujours aussi curieux de comparer ces stats à d’autres camarades blogueurs et blogueuses équivalents 😉

Bilan rédactionnel :

Objectivement, cette année fut pauvre, à peine un article toutes les 6 semaines, c’est pôterrib’ mais le contexte fut particulièrement particulier.

Le covid (parce qu’il faut bien le nommer à un moment) a mis le cerveau de tout le monde en “pause” et ça a forcément affecté la rédaction. Il n’y a pas de problème avec ça, si vous aussi vous avez senti une baisse de motivation et d’énergie créatrice, c’est normal.

Par contre ça m’a l’air bien reparti avec quelques articles dans les tuyaux qui vont bientôt venir alimenter le site !

Bilan personnel

Sans m’étendre dessus, j’ai bien eu conscience que l’année 2020 est étrange. Paradoxalement, grâce à la montée en puissance du jeu sur table virtuelle, que je ne pratiquais pas, j’ai probablement plus joué cette année passée qu’en 2019 !

On a aussi essayé des trucs ! Notamment notre chaine Youtube (et oui ! ) lancée pendant le confinement sur une idée d’Etienne. Le Utip fut lancé aussi au pire moment probablement (entre le confinement et le changement de modèle économique de la plate-forme).

Donc en vrai, je suis ludiquement heureux et rédactionnellement déçu, mais je sens le rebond arriver, et ça, c’est cool.

Perspectives et objectifs :

Parce que je m’entête à être ambitieux, et que 2020 fut frustrante, c’est avec beaucoup d’optimisme que j’attaque cette année avec ces objectifs :

  • Produire 15 articles
  • Retourner en convention
  • Passer les 10 000 visiteurs uniques et les 15 000 vues
  • Être invité sur un évènement
  • Refondre le site (UI/UX et organisation du contenu)

Quelle année donc ! Je tiens encore une fois à remercier du fond du coeur Etienne et Sarah qui m’accompagnent dans l’aventure Homo-Ludis mais aussi Pierre, Madeline, Alex et tous les autres avec qui j’ai parlé JDR cette année et grâce auxquels j’ai pu mener des reflexions.

Merci aux éditions ActuSF qui m’envoient régulièrement de chouettes bouquins que je vais essayer de chroniquer plus régulièrement. D’ailleurs si vous êtes éditeurs vous pouvez me contacter ICI au besoin 😉

Et bien entendu merci à toi, innombrable camarade lecteur qui vient ici, pour trouver l’explication à la Horde du Contrevent, découvrir l’Appel de Cthulu V edge ou juste trouver un “Maxildan Pied”

A très vite sous des tas de dés !

Guillaume COEYMANS & la team Homo Ludis

JDR, Confinement et tables virtuelles, retour d’expérience

C’était inévitable, je devais en parler ! La situation sanitaire actuelle à bouleversé nos habitudes de jeu. Personnellement je n’ai jamais aimé les parties virtuelles (avant ce confinement) et j’ai du m’y mettre. Je vous raconte tout ça et vous donne quelques conseils !

 

Mon rapport aux tables virtuelles avant

Avant qu’on y soit obligés, je n’avais fait que deux parties sur table virtuelle dans ma vie, et ce avant que des outils performants type Roll20 soient vraiment au point.

J’avais trouvé l’expérience plaisante bien que demandant beaucoup d’attention et d’énergie, et avec une possible plus-value grâce aux outils disponibles.

J’étais et suis toujours, défenseur du JDR en présentiel pour tout un tas de raison, mais en bon geek j’étais quand même curieux de voir ce que ça donnait et je m’y suis penché un peu, sans plus. Ce qui m’y attire c’est surtout la possibilité de jouer plus facilement avec les camarades que la vie disperse un peu partout.

Alors quand le confinement est arrivé, j’ai pris ça comme l’occasion de m’y mettre plus sérieusement ! Et promis, je ne sort pas l’argument “oui mais on est pas autour de la table avé les copaings”.

Ce qui est chouette avec le JDR en ligne

Il y a beaucoup de bonnes choses dans la pratique du jeu de rôle à distance. Personnellement, j’ai surtout joué sur Roll20 et Discord (en MJ et en PJ), mais je pense que cela peut s’adapter à la plupart des plateformes.

La disponibilité :

C’est le premier truc, le plus pratique. C’est plus facile d’organiser des parties car chacun et chacune n’a qu’à être derrière son PC aux horaires convenus. Pas de transport à prévoir, pas de repas à organiser, pas de salon à ranger, pas de vêtements propres à mettre, etc.

C’est simple et pratique là-dessus, pas de doutes.

Le support au système :

Même si le bruit des dés manque, la possibilité de faire des calculs rapidement dans les outils de Roll20 (ou autre) est très pratique.

Mention spéciale pour les fiches de perso interactives (malheureusement d’une qualité aléatoire et qui semblent être un enfer à coder) qui permettent tout un tas de calculs en temps réel et en prenant en compte bonus et avantages. Top.

L’intégration de musiques est intéressante bien qu’un chouia compliquée mais pas impossible.

L’efficacité :

J’en reparlerai plus loin, mais le JDR en ligne demande une forme de concentration et de focus importante donc on est moins distraits. Les parties sont plus efficaces, on va plus à l’essentiel, on digresse moins, on commente moins les choix de déco de l’hôte, on bavarde moins.

Du coup on est plus impliqué, plus immergé dans la partie. Mais cela a aussi ses mauvais côtés, on en parle plus loin 😉

Ce qui marche moins bien :

Une technique perfectible

Sur les outils que j’ai utilisé, j’ai eu mon lot de bugs, ralentissements, lourdeurs, des “vous m’entendez? ” et autre déconnexions intempestives. Il faut faire avec.

Pourtant ça peut amener à des manipulations complexes à faire pour régler les volumes, préparer des éléments, etc.

Surtout avec des débutants qui en plus de découvrir notre loisir, doivent maîtriser un à deux logiciels en plus. Bref ça peut être relou.

Une grosse demande d’attention

Je l’ai déjà évoqué, je trouve que jouer en ligne me demande plus d’attention et d’énergie que jouer en présentiel. Je ne saurais pas forcément mettre le doigt sur le pourquoi du comment. Je pense que ça vient du fait d’avoir le casque sur les oreilles et d’être complètement dans le truc.

Je sors souvent d’une partie proprement rincé. Mais c’est probablement un ressenti personnel.

Quelques conseils :

De ma petite expérience de JDR en ligne, j’ai tiré quelques conseils et astuces, j’espère que ça vous aidera ! N’hésitez pas à partager les vôtres 🙂

Préparez vous

Quand vous allez organiser une partie, pensez, en amont de la partie, à bien tout préparer. Allez sur Roll20 (ou autre plate forme) créez la partie, installez les documents, le système, la musique, les bots etc. Soyez prêt-e-s pour le jour J.

Ayez tout sous la main

En physique et en numérique, ayez vos bouquins a portée, ça sera toujours utilise. Si vous pouvez jouer avec deux écrans c’est encore mieux comme ça vous aurez la partie, le tchat et vos documents sous les yeux confortablement.

Ne faites pas trop durer

J’ai déjà parlé plusieurs fois de la durée des parties, il faut être encore plus attentif en JDR en ligne où l’énergie peut vite s’épuiser. Calibrez bien vos scénarios et n’hésitez pas à stopper la partie pour la reprendre plus tard.

Dialoguez

Contrairement à la partie en présentiel où l’on peut être attentif aux indices non-verbaux sur l’état de fatigue du groupe, en ligne c’est quasiment impossible. Pour ça, le mieux c’est d’être bien clair avec tout le monde sur :

  • Combien de temps dure la partie
  • Est-ce qu’on arrête là et on reprend plus tard ?
  • Comment vous vous sentez ?

Cela semble idiot mais c’est important, vos joueurs et joueuses ont besoin de s’exprimer sur la partie elle-même pour que ça aille au mieux 🙂

Le JDR en ligne : conclusion

Bien que réticent au début, force est de constater qu’en vrai ça marche bien. J’ai fait plus de parties en distanciel cette année que l’année dernière en vrai, largement.

Une fois les quelques écueils techniques résolus et qu’on a bien pris en compte la spécificité des parties en ligne, c’est très chouette de retrouver les camarades et de passer du temps ensemble, surtout en ce moment.

Bref, foncez 🙂

Guillaume COEYMANS

Il faut qu’on parle de Lovecraft Country

Dans la Geekosphère l’annonce de Lovecraft Country a fait grand bruit, j’étais assez curieux, d’autant que l’action se passe dans l’Amérique raciste des années 50 du point de vue de personnes de couleurs ! Donc une vraie actualisation du mythe pouvait être faite en gommant le racisme du Maître de Providence (une incise là dessus : Lovecraft était très raciste, point. Même d’après les standards de l’époque, ses amis le trouvaient gênant à ce sujet…) Précision, je n’ai pas lu le livre dont la série est adapté donc je ne jugerai pas cet aspect. 

Lovecraft Country, de quoi ça parle ?

Lovecraft Country narre la vie d’Atticus, un vétéran de la guerre de Corée qui part à la recherche de son père. Celui-ci, avec son frère, édite un “Guide de voyage à l’usage des Noirs” dans les USA du temps des lois discriminatoires dites “Jim Crow”.

En effet, pendant cette période, les noirs américains vivaient une ségrégation de fait et voyager pouvait être très dangereux en fonction des lois locales. Ce thème du racisme sera un fil rouge au long de la série où Atticus (dit “Tic”) va rencontrer des complots mystiques, des conflits sociaux et raciaux et des monstres issus de l’univers de Lovecraft.

Et alors ça donne quoi ?

Une superbe fenêtre sur les années 50

C’est le truc qui saute aux yeux de suite, l’image est magnifique. On est très bien immergés dans les années 50, dans les couleurs, les décors (les voitures notamment sont magnifiques) et les personnages.

Lovecraft Country concert
Que de couleurs ! Ça change des œuvres lovecraftiennes sombres et brumeuses

On y voit à la fois la joie de vivre de gens ordinaires, les difficultés au quotidien des gens de couleurs mais aussi ce qu’ils font pour arriver à vivre quand même.

J’ai vraiment pris un énorme plaisir à parcourir avec les protagonistes les campagnes américaines, les villes en pleine effervescence et j’ai senti la tension aussi à chaque confrontation avec les autorités.

Des personnages en demi-teinte

J’ai aimé suivre les personnages donc, malgré que ceux-ci soient parfois un peu … légers ?

L’interprétation est plutôt bonne, l’écriture est plutôt intéressante. Leti a une histoire avec sa sœur et sa famille plutôt intéressante, Montrose joué par l’extraordinaire Michael K Wiliams amène les problématiques LGBT, etc etc.

Des personnages attachants
Des persos parfois franchement stylés et inspirants

Pourtant…. Pourtant, Tic est très lisse, malgré son passé de vétéran de Corée et ce qu’il a vécu là-bas. Christina n’est pas très intéressante et ses motivations floues. Montrose que j’évoquais juste avant, malgré son interprétation, n’a que très peu d’impact sur l’histoire.

Bref du bon et du moins bon, mais globalement ça fonctionne, on s’identifie aux personnages et on s’implique.

Je fais une autre petite incise ici, n’étant pas directement concerné par le racisme je ne peux pas m’identifier autant, je pense, qu’une personne racisée. Par contre ça fait plaisir de voir une série un peu ambitieuse avec des noirs, des femmes et des physiques un peu atypiques en protagonistes.

La Country sans Lovecraft …

Alors l’histoire nous fait suivre les tribulations d’une famille dysfonctionnelle sur certains points mais soudée d’une autre et d’une communauté discriminée par un environnement banalement raciste.

(Oui mais le mythe ? )

A travers leurs aventures dans l’Amérique profonde, ces personnages vont se rapprocher, apprendre à se découvrir et ses dépasser. Leurs relations parfois houleuses vont leur permettre de grandir.

(Et y’a du poulpe ?  )

Ce qui est intéressant est que on est pas face à une dichotomie “méchant vs gentils'” mais un schéma tripartite, avec lui même des dissensions internes. Sans trop vouloir spoiler, c’est plutôt intéressant et bien fichu.

(On veut des tentacules ! Ou au moins des monstres dans le noir ! )

Au final on plonge dans une tranche de vie d’un groupe social opprimé dans une société qui ne veut pas d’eux et qui pourtant arrivent à grandir et commencer à faire changer les choses.

Et le mythe alors ??

*SOUPIR* Bon, il faut bien qu’on en parle hein.

C’est bien parce que c’est vous.

*Prends une grande inspiration *

Dès le début, à partir du moment où est mentionné “Arkham”, on se dit que ça peut être pas mal jusqu’à que 5′ après on nous dit “Ah mais nooooon en fait c’est mal écrit c’est Ardham ! rien à voir”. A partir de là, soyons clair, il n’y a plus rien du tout de lovecraftien. Point.

Monstres lovecraftien
* soupir *

Il y a du fantastique, c’est sûr, mais on est bien plus proche d’un Benjamin Gates, ou du Southern Gothic que d’un Lovecraft. Tous les monstres sont montrés en grand, leur look est certes sympathique mais très convenu, le “complot mystique” est d’un ennui et d’un cliché sans nom.

Pour tout vous dire, je devais échauffer mes muscles oculaires avant chaque épisode pour éviter l’entorse à force de rouler des yeux tant tout était cliché à souhait.

A la limite la partie fantastique en Corée est intéressante mais elle arrive tard et ne sert qu’à la marge…

Le pire ! Le pire … C’est cette escapade SF complètement WTF qui prend ÉNORMÉMENT de temps pour quasiment rien, dont l’aspect visuel est … déroutant ? Dommage …

l'esthétique de la série est ... discutable
Oui oui, ces deux esthétiques cohabitent dans une série “Lovecraft” …

Bref ne regardez pas Lovecraft Country pour le côté Lovecraft. Il y a du fantastique c’est sûr, avec quelques idées intéressantes, notamment sur les transformations qui en plus permet de servir un sujet intéressant. Malheureusement c’est en général d’un ennui mortel.

Lovecraft Country, au final :

Pfooouh que dire ?

Lovecraft Country a le cul entre deux chaises. Sauf que ces chaises sont à 1 km d’écart et nos fesses bien étroites… On a au final une série qui est découpée en deux parties très distinctes et quasiment indépendantes.

On suit une critique de la société américaine des années 50 à travers une famille au destin difficile dans des décors superbes qui est hyper intéressant à regarder.

D’un autre coté on a une “enquête fantastique” clichée à souhait, bordélique et sans originalité avec peu de cohérence interne et avec une écriture bancale.

J’aurai voulu suivre en fait ces deux parties séparément dans deux séries différentes plutôt que de voir une série faire un tel grand écart car au final … Bah je suis plus soulagé que ça soit fini qu’heureux d’avoir vu un pseudo-Lovecraft dans une série avec du budget.

Je vais plutôt retourner voir True Detective (saison 1) ou même Marianne (la série, pas le journal) …

Guillaume COEYMANS

Boîte de base L’appel de Cthulhu V-Edge: lecture et avis

Après avoir récemment vu la boite d’initiation des Chroniques Oubliées Cthulhu, j’ai mis la main sur celle de l’Appel de Cthulhu éditée désormais chez Edge après le feuilleton Sans Détour, alors qu’est ce que ça donne ? Dans un premier temps je présenterai et critiquerai le produit en tant que tel, et je ferais un petit comparatif en fin d’article concernant les différences avec les productions de “feu” Sans Détour (vu qu’ils ne donnent plus de nouvelles…)

Avant tout n‘hésitez pas si l’envie vous en dit de passer sur notre Utip ou vous pouvez soutenir le site en nous faisant un don ou en regardant quelques publicités ! Ça nous aide beaucoup 🙂 Merci !

Utip Homo Ludis

Présentation de la boite :

Ce kit d’initiation de l’Appel de Cthulhu est proposé à environ 35€ est assez épaisse et faite d’un carton un peu souple.

Première surprise la boite est assez légère, elle présente une belle illustration sur l’avant, même si je ne suis pas fan de la DA de cette nouvelle édition, force est de constater qu’elle est quand même assez cool .

Par contre la boite me semble bien légère vis-à-vis de son épaisseur, cette impression s’avèrera bien réelle car en réalité la boite est composée en grande partie de vide !

J’ai vraiment été surpris, à l’intérieur il n’y a que des fascicules souples, quelques feuilles de personnage, des indices imprimés, quelques dés et c’est tout ! Le volume de la boite tiens à un gros bout de carton qui lui donne de l’épaisseur. Effet anti-climax garanti, c’est dommage …

boite de base appel de cthulhu

Le tout est, à mon goût, un peu austère mais semble faire le taf, on aurait quand même voulu un peu plus, notamment les fiches des pré-tirés qui auraient mérité d’être en papier glacé plus épais…

D’ailleurs ces pré-tirés sont choisis avec goût, on notera la majorité de PJ féminins et d’origines variées, ce qui n’est pas courant mais agréable ! Par contre… “Nevada Jones” sérieusement ? Tout dans la boite tend a présenter un jeu plutôt sérieux et ce clin d’œil forcé est bien dommage …

Mais à l’intérieur ça donne quoi ?

Une introduction à l’Appel de Cthulhu excellente

En revanche, quand on met le nez dans les magazines (désolé je peux pas appeler ça “livres” c’est trop souple et court pour ça) ça commence a sentir bien meilleur !

Déjà, le premier fascicule prend le pari de faire commencer l’initiation par une histoire dont vous êtes le héros est vraiment une excellente idée, à se demander pourquoi tout le monde ne l’a pas fait comme ça !

En se mettant à la place d’un néophyte, on fait vraiment le tour des concepts principaux, de l’ambiance et des mécaniques. Avec mon expérience cependant, je m’en suis tiré sans trop de soucis et sans me battre ni devenir fou.

J’ai été surpris de voir à quel point cette introduction fonctionnait parfaitement, j’adore !

Ensuite le second livre contenant les règles est un autre exemple de bon travail. Les règles sont clairement expliquées, avec des conseils et des mises en situation nombreuses. On sent clairement qu’on pourrai en avoir plus, mais n’oublions pas qu’il s’agit ici d’un ouvrage d’initiation.

Une profondeur progressive

Après la lecture de ces deux premiers livrets, on attaque celui dédié aux scénarios proprement dits.

Construits comme une progression dans l’apprentissage du meujeutage, on commence avec des petites roulettes et sur du gazon bien tendre grâce à une aventure pour 1 ou deux joueur-se-s et 1 mj.

Truffée de conseils et de guides, cette petite aventure est très plaisante et propose une approche du Mythe de Cthulhu pas si fréquente et bien sympathique.

Ensuite on enlève les roulettes mais on reste sur le gazon pour le second scénario. Plus classique, il en reste pas moins assez rectiligne mais permet de se mettre en confiance. Même si l’entité est un peu particulière dans son genre, ce scénario ne brille pas par son originalité, mais il permet de s’assurer de ses acquis avant voler de ses propres ailes.

Appel de Cthulhu jazz macchabée

Enfin c’est parti ! On roule sans protection, sans aide ou presque dans le grand bain avec le dernier scénario le “Jazz du Macchabée” et j’ai beaucoup aimé. C’est une enquête très intéressante avec des prémices vraiment chouettes et une ambiance top je trouve. Cependant il peut être un poil hardu pour un MJ et des joueurs débutants, mais pas inaccessible loin de là.

En tout cas ces trois aventures sont vraiment un excellent moyen de se mettre à l’Appel de Cthulhu en douceur et avec progressivité. On est vraiment sur du top moumoute initiatif. Du tout bon !

L’aspect visuel :

Je n’en ai pas trop parlé jusque là parce que ça m’a moins sauté aux yeux que dans d’autres jeux. Mais l’aspect visuel est vraiment agréable mais sans être transcendant, c’est presque un peu ordinaire parfois.

La maquette est très lisible et bien fichue bien que les PNJ et monstres soient relégués en fin de scénario et non pas présentés au fil de l’eau. Les aides de jeux sont globalement jolies. J’en parlerai plus en profondeur après, mais je n’ai pu m’empêcher de penser à la V6 de l’Appel de Cthulhu, du moins pour les couvertures des livrets (la maquette interne n’a rien a voir en revanche)

Appel de Cthulhu livrets

Je ne veux pas paraître sévère car on sent ici une orientation claire, l’accent a été mis sur le contenu qui est très qualitatif et moins dans le tape-à-l’œil et l’effet “waouh”.

Un système toujours bien huilé 

Je vais être assez bref sur cet aspect, le BRP fonctionne toujours aussi bien à mon sens. Simple, souple et efficace c’est toujours un plaisir, j’aime beaucoup ce système.

On est ici dans une version simplifiée cependant, je ne peux donc pas aller en profondeur sur ce qui change par rapport aux éditions précédentes. Mais comparé à ce que nous avait proposé la V7 de chez SD, les évolutions semblent mineures à voir quand on aura le système complet !

Pourtant j’ai trouvé certains aspects mieux expliqués dans cette boite (sur la gestion des folies passagères et temporaires notamment) que dans les productions précédentes !

On ne pouvait pas passer à coté : le comparatif :

Cette nouvelle mouture Made In Edge est très proche de ce que nous avait proposé Sans Détour précédemment. Les comparer est donc inévitable ! D’autant que si vous m’avez déjà parlé en vrai vous savez que j’étais un grand fan de ce que proposait Sans Détour.

Cependant ! SD n’a jamais proposé de boite d’initiation, donc je ne peux pas directement comparer les produits, mais suffisamment d’éléments ont étés dévoilés pour pouvoir en parler un peu !

Niveau maquettage et graphisme, SD était un gros cran au dessus, même si la direction artistique de la V7 avait beau être magnifique, j’étais mois fan. Cette DA et notamment ses excellentes illustrations furent possible grâce à un crowdfunding monstre permettant beaucoup de folies visuelles.

Chez Edge, on est dans une démarche différente, le jeu est une traduction, donc la DA semble être la même que la version espagnole, elle même décalque de la version originale (si mes infos sont bonnes, n’hésitez pas à me corriger 🙂 ) .

Pourtant, avec ce qu’on a pour le moment (je mettrais sûrement à jour tout ça quand on aura les livres) je trouve quand même que la fluidité va plutôt du coté de Edge que j’ai trouvé très agréable a lire, très aéré et très compréhensible, là ou SD pouvait parfois virer au pavés textuels.

Au final que vaut cette boite de l’appel de Cthulhu ? :

On a, je trouve, un bon produit mais avec un choix fort, a mon sens, qui est de privilégier le fond à la forme.

On a donc une boite décevante (deux tiers vides, livrets souples et feuilles de perso fragiles) mais au contenu vraiment excellent. La conception des scénarios est excellente, de l’histoire dont vous êtes le héros jusqu’au scénario complexe, c’est du très bon. Mais remettons les choses en perspective, la boite est proposée à un prix plutôt attractif, on peut donc être indulgent à ce sujet.

Pour la suite, Edge prépare déjà du très lourd. Au delà des livres de base (gardien et investigateur), vont s’ajouter deux recueils de scénarios et une extension sur Berlin.

 

J’aime J’aime moins
L’introduction façon histoire dont vous êtes le héros La boite en elle même, souple, au 2/3 vide…
Les scénarios, notamment le Jazz du Macchabée Les illustrations pas toujours très inspirées ni originales
L’ambiance et le ton général … “Nevada Jones”…
La progressivité de l’initiation  

Tout ça me rend enthousiaste ! Si ce n’est la DA que je trouve vraiment discutable, notamment le supplément “Aux portes des ténèbres” dont l’illustration de couverture aurait été parfaite pour un D&D il y a 20 ans, qui pour un Appel de Cthulhu de nos jours est a coté de la plaque (mais ça ne présage pas du contenu). Je pense vraiment que Edge va pouvoir assurer pour garder la flamme de ce monstre sacré du JDR.

 

J’espère que cette lecture vous aura plu ! N’hésitez pas à donner votre avis en commentaire ou d’apporter vos compléments !

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Et faites un saut sur notre Utip ! C’est important pour nous soutenir et nous aider 🙂

Utip Homo LudisGuillaume COEYMANS

Soutenir Homo-Ludis : le Utip est là

Bonjour à tous !

Un petit article “coulisses” aujourd’hui !

Cela fait longtemps que ça me traîne dans la tête et depuis qu’on a lancé notre nouveau projet et qu’on a passé la barre des 1000 visites mensuelles,  j’ai décidé de franchir le pas. 

Homo-Ludis se dote désormais d’un Utip. Alors pour ceux qui ne connaissent pas, c’est une plate-forme qui permet de faire des dons à des créateurs que vous aimez (ponctuels ou réguliers) ou alors de les soutenir sans débourser 1€ via un systèmes de publicités à regarder (voire un shop si un jour je suis motivé 😉 ) .

C’est par ici que ça se passe :

Utip HomoLudis
Cliquez sur l’image !

Pourquoi avoir créé un Utip ?

Simplement parce que cela permet aux gens qui nous suivent d’embarquer avec nous dans l’aventure et de prendre part à la vie du site !

On vous propose à votre façon de nous rejoindre et de nous soutenir tout simplement.

Qu’est ce qu’on va faire de l’argent ?

En  participant, vous devenez de fait un acteur à part entière car vous nous permettez dans l’idéal de dégager des moyens de proposer de nouvelles activités et de perfectionner ce que l’on a déjà. 

Dans un premier temps, le premier et seul “vrai” objectif est de permettre à la partie technique du site (hébergement + nom de domaine) de s’autofinancer, ce qui représente moins de 100e par an.

D’autre objectifs arriveront aussi au fur et à mesure, par exemple : financer des déplacements en convention, du petit matériel (son, prise de vues, …) , etc mais vous serez tous tenus au courant en temps et en heure de l’avancée des projets.

Est-ce qu’il y aura des contreparties ?

C’est une question qui ne s’est pas réellement posée. Je n’ai pas grand chose à proposer en contrepartie à part toute notre gratitude !

Cependant via Utip vous pourrez avoir plus facilement accès à nous via la messagerie. Je proposerai aussi de temps en temps des coulisses, pas grand chose, rien d’essentiel en tout cas, mais des éléments qui vous feront peut être voir l’envers du décor différemment.

Il y aura probablement des brouillons, des idées abandonnées, des choses comme ça 🙂

Et si je veux pas donner ?

Pas de soucis rien ne change pour toi !

 

 

Voilà j’espère que vous comprenez la démarche et que si le cœur vous en dit vous nous soutiendrez ! Si vous avez des questions ou des interrogations les commentaires sont là pour ça, je répondrais bien entendu sans soucis !

D’ici là à très vite 🙂

Guillaume COEYMANS et la team Homo-ludis

 

Chroniques oubliés Cthulhu : Lecture et avis

Pour mon anniversaire confiné on m’a offert cette boite d’initiation des Chroniques Oubliées Cthulhu, bien connue maintenant,  c’est pas vraiment une perle rare que je vous ai dégottée mais un produit bien mainstream. Mais alors qu’est ce que ça vaut ? Et bien je vous raconte mon avis après lecture !

Déballage et présentation :

Chroniques oubliées Cthulhu
Oooh la jolie boite

Une chose est sûre quand on voit la boite et qu’on la parcoure un peu, l’effet “waouh” est là, c’est attirant, c’est beau, coloré et pétant.

A l’intérieur on a :

  • 4 Livrets de règles et d’aventures
  • 1 écran de jeu en quatre volets
  • 54 Pions cartonnés représentant les héros et leurs adversaires
  • 1 Bloc de feuilles de personnages vierges
  • 1 Set complet de six dés
  • 8 Feuilles de personnages prétirés et aides de jeu
  • 1 Surface de jeu effaçable à sec
  • 18 cartes de voie pour les personnages

Je vais pas trop détailler le contenu, déjà parce que tout le monde l’a déjà fait un peu partout et parce que c’est du classique. Par contre ça pète, c’est vraiment beau, les illustrations sont de très belle facture, la maquette est excellente et très claire, les textes limpides. Franchement, chapeau.

Je suis juste réservé sur l’utilité de l’espèce de battlemat qui ne représente qu’une seule maison sur un très grand plan très lourd. Pas sûr que ça soit le meilleur choix. Peut être un battlemat plus fin (à l’image de celui de la boite d’initiation de Pathfinder dans le temps) et peut être ajouter des feutres ou des crayons aux couleurs du grand poulpe aurait été plus intéressant ?

Mention spéciale au livret “bestiaire” vraiment magnifique 🙂

unboxing Chroniques oubliées
Tout le contenu

Chroniques oubliées : Du poulpe et du Pulp

Une chose à avoir en tête quand vous lirez ces lignes et les critiques que je vais formuler : je ne suis pas la cible principale de ce produit. J’ai même commencé à avoir mon coté “rôliste grincheux” mais dans cette boîte il y a vraiment des choses intéressantes !

Ce qui m’a frappé dans ce produit, c’est l’approche très “pulp” du mythe, même si des conseils sont disséminés pour rappeler que le jeu est dangereux, le mythe redoutable, etc…

Pourtant on présente des personnages hauts en couleurs, capables d’actions d’envergure et de lancer des sorts à tout va. Cette impression est renforcée pour moi par le système que je trouve globalement permissif. Les ennemis ne me semblent pas très costauds et les héros plutôt forts. D’autant plus qu’avec le système de progression, les PJ deviennent vraiment des surhommes, à mon sens.

Mais force est de constater que ça marche ! La lecture est agréable, didactique et la progression est bien sentie. Je trouve les conseils vraiment pertinents, prennent par la main, mais laissent de plus le MJ débutant prendre les rênes. C’est tout ce qu’on demande à une boite d’initiation des Chroniques Oubliées !

Et les scénarios dans tout ça ?

Dans la boîte il y a deux livrets dédiés à des aventures. Le premier est un court one shot d’introduction, écrit par le fameux koneprézentplu Maxime Chattam, le second une campagne en 4 parties pour débutants.

Autant j’ai beaucoup aimé le one-shot, présenté sur la structure de la “maison hantée”, simple, basique (ils n’ont pas les bases) et très efficace. On peut discuter du fait que ça ne soit pas hyper original mais n’oublions pas que c’est une aventure de découverte et en cela ça fonctionne !

Je suis un poil plus réservé sur l’aventure, qui fonctionne bien, notamment dans la façon de “forcer” les PJs qui ne se connaissent pas à jouer ensemble. En revanche le fil général me semble assez mal articulé, et le tout me laisse un petit goût d’inachevé.

Mais si je me mets du point de vue de néophyte, ça fonctionne très bien, la difficulté est bien dosée tout comme l’équilibrage entre toboggan et bac à sable. Et en réalité pour moi qui ne connaît que de très loin le système des chroniques Oubliées ça permet de se mettre dans le bain en douceur avant d’aller voir plus loin dans d’autres ouvrages plus tard 😉

Conclusion :

Je dois dire que j’aime bien cette boîte, c’est d’abord un très bel objet avec énormément d’idées qui fonctionnent très bien.

Ce n’est bien entendu pas un produit qui m’est destiné mais j’ai pris du plaisir à le lire et à le parcourir.

Bien entendu j’ai des réserves, notamment sur le contenu même de la boite comme je l’ai indiqué au début, le reste fait complètement le café . Si ce type de boîte existait quand j’ai commencé à me mettre sérieusement au JDR j’aurai été vraiment comblé par ça, tout y est pour commencer au mieux !

Cela m’a donné envie de jeter un oeil au “vrai” bouquin “Chroniques oubliées contemporain” pour voir plus en profondeur. Mais j’ai aussi hâte de mettre la main sur la boite d’initiation de l’Appel de Cthulhu qui offrira un autre point de vue !

Si cela vous intéresse vous pouvez retrouver les Chroniques Oubliées ici

Au final

J’aimeJ’aime moins
La qualité graphique et le DA (illustrations, maquettes, design, …)Le battlemat lourd et à l’utilité discutable
La première aventure La campagne un peu décousue
L’effet “waouh” globalL’aspect trop “pulp”
Idéal pour débuter J’en veux plus !

Guillaume COEYMANS

2019 il était un bilan

Bonjour ! Et bonne année ! Oui c’est encore légal, j’ai vérifié. Bon, 2019 c’est fini, il est temps d’en tirer un bilan et de se pencher sur ce que 2020 nous réserve.

Avant propos :

Pour des raisons pro et personnelles, j’ai gravement manqué de temps pour m’occuper du blog en 2019, je pense que ça c’est ressenti.

J’ai finalement peu joué, quel que soit le type de jeu. C’est ce qui explique en grande partie la faiblesse du contenu ces derniers mois.

Alors quand je me suis résolu à faire ce bilan, pensant celui-ci forcément mauvais, eh bah, je fus surpris ! Alors je vous raconte ça !

Et pour vous y aider, une petite musique d’ambiance !

Bilan comptable & statistiques :

Parlons un peu chiffres ! Pour savoir d’où on part, n’hésitez pas à jeter un œil sur l’article de l’an dernier, cela vous aidera sûrement.

Alors Homo Ludis en 2019 c’est :

  • 3 688 visiteurs uniques pour 5 885 visites, soit plus de 300 visites par mois (soit 60% d’évolution)
  • 559 lectures de l’article le plus populaire
  • 14 articles, soit moitié moins que l’an dernier et 3 fois moins que l’objectif 
  • 4 personnes arrivées sur le site en cherchant “pull pour adulte avec ailes d’ange” soit 33% d’évolution

Je note aussi mais c’est difficile de vous résumer ça ici parce que c’est pas super présentable, que les canaux d’acquisition (les moyens par lesquels les internautes arrivent sur le site) sont de plus en plus nombreux et variés. Ce qui veut dire que le site se “répand” sur internet, et ça c’est plutôt bénéfique.

Que nous disent ces chiffres ? Simplement que vous êtes fidèles malgré le peu de contenus de cette année et ça, je vous en suis plus que reconnaissant. Cela veut aussi dire, j’espère, que ce qu’on écrit plaît (bien qu’ayant peu écrit).

Et je suis toujours curieux de voir les stats des sites des autres blogueurs de l’univers ludique 😀

Bilan rédactionnel :

Il y a eu très peu d’articles cette année du coup je ne ferais pas un bilan par catégorie comme l’an dernier parce que l’intérêt en prendrait un coup.

Par contre je suis assez satisfait de ce qu’on a produit, je pense que les articles apportent une vision un peu différente de ce qu’on a l’habitude de voir. J’espère qu’ils sont donc pertinents pour les lecteurs !

Bilan Personnel

Bon je pense que c’est assez clair à la lecture de ce qui est déjà écrit, 2019 fut une année basse, si ce n’est faible, surtout au vu des objectifs que j’avais établis.

Je ne pense pas que cela soit si grave finalement, après tout ce blog n’est là que pour le plaisir. Homo-Ludis n’est pas encore une start-up dynamique dont le taux de croissance détermine la survie 😉

Donc oui, une mauvaise année mais pas forcément de déception. Il aurait été difficile de faire mieux au vu des circonstances je pense.

L’avenir est devant nous et on ne va pas lâcher l’affaire 😀

Perspectives & objectifs pour 2020 :

route vers 2020 Homo Ludis
Le chemin est parfois dur mais la route est belle 🙂

Pour 2020 forcément les objectifs vont être plus modestes, car seul 1 seul fut réussi en 2019, on sera donc plus humbles 😉

Voici ce que j’espère pour cette année :

  • Passer le cap des 4000 visiteurs
  • 25 articles dans l’année
  • Explorer une convention hors Sud Ouest
  • Refondre le site (apparence, UX/UI)

Je pense que c’est plus raisonnable que l’an dernier et reflète plus la dynamique actuelle de l’équipe.

La motivation est toujours là, simplement les aléas de la vie de chacun et chacune viennent contrarier parfois nos plans.

Mais quand je vois que toi lecteur/lectrice, tu es toujours là, et que vous êtes de plus en plus nombreux, ça me réchauffe le cœur et me donne envie d’en faire plus dans l’année qui vient.

Même si vous les voyez moins, Homo-Ludis ça reste quand même une petite équipe avec Etienne, Pierre et Sarah qui participent à leur échelle et à leur façon à ce qu’est ce site et c’est un merci tout chaleureux que je leur adresse !

Et bien sûr un gros merci à tous les lecteurs et toutes les lectrices ! On vous aime ! On se retrouve très vite !

Encore une très belle année 2020, sous le signe du jeu, de l’imaginaire et des dés pleins de face !

Guillaume COEYMANS & la team Homo Ludis

Par où commencer le JDR ?

La rentrée suit son cours et pour certains, l’heure est venue de se dire qu’on commencerait bien à faire du JDR alors qu’on ne connaît pas le milieu. Je vais vous parler ici de mon expérience non pas en tant que néophyte mais en tant que celui à qui on vient demander par où commencer 😉

Notons que je ne parle ici que de conseils généraux, pour un aspect plus pratique, voir CET ARTICLE du Thiase qui est très bien fait 🙂

Avant-propos :

Petit préambule dédié plutôt aux rôlistes déjà pratiquants, si vous cherchez mes conseils pour débuter, passez directement à la section suivante 😉

Le jeu de rôle n’est plus à défendre, je pense qu’il faut bien intégrer cela. Il est à promouvoir. Et encore, grâce au nombre d’ “influenceurs” qui parlent de leur passion ou leur pratique du JDR, le nombre de débutants augmente et c’est une bonne chose !

Du coup je suis souvent dans la position du “pote qui fait du JDR” vers qui tout le monde renvoie les gens qui veulent démarrer. C’est de cette expérience que je vous livre donc ces conseils.

Si vous faites partie des vieux d’la vieille qui trouvent qu’il y a trop de débutants que cétémieuavant, baaaah ne lisez pas l’article x) mais partagez le en mode rageux, ça me fera des vues 😉

Ce “pote qui …”

C’est le cas le plus fréquent auquel je suis personnellement confronté.
Si vous vous intéressez depuis peu au JDR et que vous n’avez pas encore franchi le pas, il est plus que possible qu’autour de vous vous ayez un “Pote qui …”. C’est à dire quelqu’un dont vous avez vu la collection de bouquins un peu chelous chez lui, ses dés bizarres ou que vous l’ayez entendu dire “Ouais je fais du JDR un peu genre Donjons et dragons quoi…”.

Le JDR est une petite vilel que l'on bâtit

En tout cas vous lui avez un jour demandé : “Dis tu fais du JDR non ? Tu voudrais pas me/nous faire une partie ?”. C’est une démarche saine car elle vous permet d’éviter l’écueil de “je vais m’enfermer 4h minimum avec une tripotée d’inconnus faire quelque chose que je suis même pas sûr d’aimer”.

Personnellement, j’ai désormais quelques scénarios que je maîtrise bien notamment en terme de timing (alors oui ce sont plutôt des toboggans mais ça marche bien en initiation). Donc je peux assez facilement mettre ce genre de séances en place.

Pourtant il y a un problème majeur avec cette techniques : l’organisation.

Nous avons tous des vies complètes et bien remplies, du coup synchroniser 4 à 6 personnes dans un même lieu à une date coordonnée pour une après midi ou plus peut s’avérer compliqué, voire désespérant. Déjà que pour les tables “régulières” c’est dur, alors les tables d’inconnus …

Mais si ça fonctionne, c’est top. Parce que c’est convivial, la prise de risques est minime et au pire, bah on boit une bière entre potes.

La solution de la partie en ligne existe, mais pour un premier contact avec le JDR, je déconseille sincèrement.

Apparté : “venir voir”

Alors j’ai parfois ça : “Nan mais je veux pas jouer tout de suite je peux juste venir voir une partie d’abord ?” Alors non, non et re-non. Désolé ! Ne faites pas ça, j’ai écrit tout un article sur le sujet : Peut on être public de JDR ?

Tout y est dit 😉

Donc n’hésitez pas à vous signaler auprès de vos amis rolistes, ils vous proposerons sûrement un coup de main ! Je conseillerais juste de faire attention à l’équilibre du groupe entre vieux briscards et tout nouveaux, cela peut créer des dynamiques pas optimales.

Les conventions :

Il y a longtemps, j’ai écrit un article sur les conventions, je maintiens ce que j’y ai dit et vous encourage à le lire.

Le principal problème que vous allez rencontrer si vous cherchez une convention pour débuter dans votre secteur, c’est justement de les trouver.

La plupart des associations étant dotées de moyens modestes, leur communication est forcément limitée, découvrir leur existence est donc parfois assez difficile.

Une convention JDR ordinaire
Une convetion JDR tout ce qu’il y a de plus normal

Si vous avez un ou une “pote qui”, peut être peut il-elle vous transmettre des infos. Mais le problème se pose quand vous ne connaissez personne sur place.

Mon “protip” dans cette situation : faites un tour dans la boutique de jeux du coin. Il y a en probablement une, même dans les villes modestes il est possible d’en trouver. Si il n’y en a pas, le cultura ou autre boutique de biens culturels peut faire l’affaire.

Là, vous trouverez sûrement des flyers ou des affiches des assos locales qui vous aiguilleront au mieux. Il arrive même parfois que les boutiques organisent des sessions de JDR mais c’est assez rare, elles préfèrent en général le J2S qui ramène plus de monde et qui est plus raisonnable en termes de durée 😉

Les assos :

Les associations ludiques sont le poumon de la vie rôliste, c’est grâce à elles que le JDR vit, j’en suis convaincu. Si vous avez réussi à identifier une asso près de chez vous (comme vu plus haut), n’hésitez pas à vous y présenter !

La plupart proposent des tables ouvertes régulièrement ou des soirées d’initiation pour savoir par où commencer.

Comme beaucoup d’assos, la rentrée est une période de recrutement privilégiée pour intégrer de nouvelles tables. Mais n’hésitez pas cependant à vous y rendre toute l’année.

Le mieux reste d’abord quand même de leur envoyer un message (sur leur FB, leur forum ou autre) pour se renseigner d’abord car si vous arrivez à une soirée où toutes les tables sont fermées (n’accueillant aucun PJ supplémentaire), eh bien vous risquez de voir votre soirée tourner court et ça serait bien dommage !

“M’sieur/M’dame pour commencer le JDR j’achète quoi ?”

Ce fut un peu mon cas, du moins quand j’ai décidé de faire un JDR “sérieusement”. En gros je suis allé en boutique et j’ai fait du shopping.

Dans ce cas, deux options s’ouvrent à vous :

Gloire au camarade vendeur !

Si vous vous approchez d’un vendeur ou d’une vendeuse pour lui demander conseil, c’est une démarche saine, qui en gros s’approche de celle de demander à un pote.

L’avantage, c’est que le JDR étant lié au prix du livre, les boutiques font très peu de marge dessus, aussi le vendeur va vraiment vous conseiller, pas seulement chercher à faire du chiffre 😉 (je charrie un peu)

Du coup pour le remercier, prenez des goodies ou un T-shirt Game Of Thrones, avec ça, ils font des sous !

Maître de mon destin, capitaine de mon âme !

Si votre approche est de tout faire vous-même parce que vous savez exactement tout… Bah, désolé que vous ayez lu l’article jusqu’ici, il ne vous est pas utile 😉

Plus sérieusement, le JDR est un monde assez touffu et s’y présenter sans vraiment savoir où l’on met les pieds et sans se faire conseiller est un peu risqué, mais après tout pourquoi pas !

C’étaient donc mes conseils pour démarrer le JDR ! Ou du moins pour savoir par quel bout le prendre !

J’espère que ça vous a plu, et n’hésitez pas à partager cet article autour de vous afin d’orienter au mieux tout les petit-e-s nouveaux-elles rôlistes !

Enfin mettez en commentaire vos idées pour aiguiller les nouveaux ou juste raconter comment vous, vous avez rencontré le JDR !

Guillaume COEYMANS

Toboggan et Bac à sable

Aujourd’hui, comme c’est les vacances, je vous propose de parler de ces deux attractions 😀 Non en vrai on va parler de deux façons de voir le JDR et les jeux narratifs en général !

Préambule :

Avant de commencer, je voudrai clarifier quelque chose dès le départ.

Comme souvent, il ne s’agit pas ici de deux pôles absolus, uniques et binaires mais plutôt d’un curseur que l’on place entre ces deux extrêmes. Comme aucun jeu n’est 100% narrativiste, ludiste ou gamiste, aucun jeu n’est 100% toboggan ou bac à sable.

Il faut voir ces différences comme une forme de carte de positionnement 3D avec en X, en Y et en Z ces différents axes.

Au cours de la même partie on peut très bien osciller de l’un à l’autre en fonction du contexte.

Enfin bien sûr : la haine primaire d’un pôle ou d’un autre n’a aucun intérêt…

Toboggans, on embarque !

Un JDR toboggan est un jeu où l’on fonce dans une aventure assez linéaire dont on ne peut pas (ou alors assez peu) s’écarter. C’est un peu le principe du train fantôme. On embarque et c’est parti.

Le MJ dans ce genre de parties est seul maître à bord et opère un contrôle assez fort sur les évènements. Il ou elle veut que vous fassiez quelque chose, il vous amène d’un point A à un point B.

Un bon toboggan est mené par un MJ solide qui a préparé ses effets, ses rencontres et chaque possibilité avec soin et précision. Généralement, il ou elle a tout préparé à froid (musiques, illustrations, dialogues) avec minutie, a bêta-testé son scénario, l’a revu et corrigé.

Toboggan de JDR !
Alors oui y’a des sensations fortes, des revirements, de la vitesse, mais pas de déviation 😉

Il a aussi été borné temporellement et scénaristiquement. Le scénario commence ici et finit là, pour une durée prédéfinie. Il a une fin définitive après laquelle rien n’est prévu.

Ainsi, un tel scénario vous fera vivre (normalement) une belle histoire maîtrisée et intense. Vous y serez, en tant que joueurs, moins sollicités, mais vous avez pour vous de vivre à fond la proposition qui vous est faite.

Avantages et Inconvénients :

Avantages :

  • Une histoire forte et maîtrisée
  • Une cohérence à toute épreuve
  • Une ambiance assurée

Inconvénients :

  • Un côté “couloir” , de manque de liberté
  • Le risque d’avoir un MJ insuffisamment préparé ou au contraire démiurgique et tyrannique
  • Une implication moins forte si on ne rentre pas dans le délire

Tu viens jouer dans le bac à sable ?

Tiens d’ailleurs vous pouvez aller voir un article connexe sur les mondes ouverts 😉

Vous êtes probablement bien plus familier avec le principe des bacs à sable qu’avec les toboggans. L’idée du bac à sable est relativement transparente : le maître du jeu vous propose un bac à sable, un espace ouvert (plus ou moins délimité) dans lequel vous êtes libres de vous déplacer, de construire et de créer.

Il faut un peu de travail en amont de la part du MJ pour préparer le setting et maîtriser le système de jeu. Puis une fois la partie lancée, le MJ n’a pas grand chose à préparer et à faire.

Il est désormais dans le pur rôle d’interface entre le monde et les joueurs. Cela demande de la part des joueurs un talent de proactivité certain, qui doit être explicité au début de la partie. Le MJ est aussi animateur, dans le sens où il doit stimuler les joueurs si ceux-ci perdent un peu d’énergie ou ne rentrent pas rapidement dans le jeu.

L’immersion passe ici par la capacité des joueurs à sentir l’univers et à celle du MJ à le rendre tangible, à la capacité qu’ils ont de faire quelque chose qui influe sur l’univers de façon réelle.

Ce type de jeux repose aussi sur une certaine part d’improvisation. Les histoires, d’un point de vue purement narratif, peuvent être un peu plus fragiles. Forcément, le scénario, l’histoire ou le donjon sont parfois inventés à la volée à l’aide de tables aléatoires et de discussion avec le groupe.

Alors oui c’est pas hyper joli ni hyper fignolé, mais c’est MON château et on va y vivre une belle aventure inventée 😀

De fait, un bac à sable n’a pas de durée, pas de bornes (ou alors elles sont très très larges) autres que l’imagination et les objectifs que se fixe le groupe.

La puissance des parties et de l’histoire vient donc de l’implication des joueurs et de leur capacité à se projeter.

Avantages et inconvénients

Avantages :

  • Un grand sentiment de liberté pour le groupe
  • Une souplesse à toute épreuve
  • La sensation d’avoir une prise sur le monde

Inconvénients :

  • Des “scénarios” plus fragiles narrativement
  • Certains groupes peuvent ne pas être proactifs
  • Demande une certaine préparation en amont pouvant être rébarbative

Conclusion :

Il y a beaucoup à dire encore sur ces deux systèmes que je vous propose ici succinctement. N’hésitez pas du coup à me dire en commentaire ce que vous, vous pensez de cette approche.

J’espère aussi que cet article vous aura plu ! Partagez le sans modération 🙂 C’est aussi ça qui fait vivre le blog 😉

Guillaume COEYMANS

Le JDR serait-il le meilleur moyen de supporter la canicule ?

Dans mes pénates Bordelaises, la chaleur est plus que palpable et lors d’une nuit à presque 25°, en cherchant le sommeil, l’idée me vint : Le JDR est-il LA solution pour supporter la canicule ? On regarde ça en détails !

Pour se faire, nous allons nous appuyer sur les conseils du ministère de la santé :

Quelques conseils pour survivre à la canicule, adaptés au JDR

Mouiller son corps et se ventiler :

Le JDR est l’activité parfaite pour ça ! Entre les joueurs qui brassent de l’air, les feuilles de personnages qu’on tourne et retourne et les postillons de chacun, nous pouvons sereinement dire qu’une partie de L’Appel de Cthulhu vous protégera de la canicule !

Donner et prendre des nouvelles de ses proches :

A l’instar d’un Farador, organiser une partie avec vos ami-e-s que vous n’avez pas vus depuis longtemps est à la fois un super moyen de prendre de leurs nouvelles, de jouer et de se retrouver !

Et qui n’a jamais rêvé de voir Mamie Josianne en barbare demi-orque mouliner du gob ?

Ne pas boire d’alcool :

Les rôlistes étant des ascètes au mode de vie parfaitement sain, ce point est tout à fait respecté bien entendu ! Chaque participant et participante est libre d’amener sa boisson détox préférée et son jus de goyave, aucun souci !

Fermer ses volets le jour :

C’est bien connu, nous, rôlistes vivons dans les caves des facultés et dans nos grottes ludiques, tels des troglodytes modernes !

Une partie de JDR est donc l’endroit idéal pour être au frais ! En plus le soleil ça fait des reflets sur les écrans donc c’pas pratique…

Manger en quantité suffisante :

Peut être devrons nous faire un effort, car comme je le disais, nous sommes des ascètes ! Mais grâce à Homo Ludis vous savez quoi manger en partie de JDR !

Éviter les efforts physiques :

Le lancer des dés étant un exercice difficile mais maîtrisé par les rôlistes, vous ne prendrez aucun risque au cours de votre partie de JDR.

En plus tout les efforts seront faits par votre personnage, vous pourrez tranquillement rester au frais tandis que votre investigateur souffrira, quoi de mieux ? 😀

Voilà, j’espère que cet article un peu plus décalé et humoristique vous aura plu ! Bien sûr, pour tous les camarades qui sont en plein cagnard (comme on dit chez moi) faites attention à vous et hydratez vous !

Guillaume COEYMANS