Faut qu’on conv’ #9 – Grimoire XIII placée sous un mauvais signe ?

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Bienvenue dans “Faut qu’on conv’ “, les articles sur nos expériences en conventions ludiques ! Vous trouverez ici nos impressions sur les événements de nos confrères joueurs. Aujourd’hui, retour sur Grimoire XIII : Superstitions. Bien sûr, cela sera tout à fait subjectif, donc n’hésitez pas à donner vos propres impressions en commentaires 😉

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[Titre putaclic – Succès déverrouillé]

Vendredi

Tout comme l’année précédente, et en partie pour les mêmes raisons, je suis le seul dragon à faire le déplacement sur la ville rose. Toutefois, je ne suis pas parti seul ! Émilien, un copain rôliste bordelais est venu me chercher pour me covoiturer… avec 1h30 de retard dû à un double accident sur la rocade bordelaise… Cette 13ème édition, nommée “Superstitions”, commençait sous de mauvais augures…

Toutefois, une fois embarqué, aucun autre soucis sur la route, et Émilien m’a déposé à l’INSA vers 21h. Une fois encore, Arnaud m’a accueilli chez lui (mission de corruption “Cannelés” réussie). J’ai donc déposé rapidement mes affaires dans son appart’ et nous sommes allés rejoindre les autres orgas pour finir d’installer le gymnase. Car oui, à la différence de l’année précédente, la convention a lieu dans le -grand- gymnase du campus. Les orgas m’expliquent que principalement, ça les fait passer de 2 personnes pour la sécurité à 1, et donc une réduction des frais assez conséquente sur le week-end. De mon côté, j’ai peur de perdre la tranquillité des salles de l’année dernière.

Wifi : Et c’est le grand retour de votre star préférée… MOI ! Et oui, plus de 3 mois au placard depuis la dernière convention sur Tarbes… J’en pouvais plus moi !

Je retrouve une bonne partie de la joyeuse équipe que j’avais rencontrée l’année dernière et je fais connaissance avec quelques nouveaux. Quelques coups de main plus tard, on va se poser pour un petit temps convivial, et je profite pour distribuer les flyers des XXèmes Rencontres Ludiques du Dragons Libournais. On va rapidement se coucher, histoire d’être prêt pour le week-end, mais là… c’est la tuile ! Le souffleur pour mon matelas gonflable me lâche… résigné, j’ai donc soufflé à la bouche pour pouvoir dormir… Les mauvaises augures se confirmaient…

Lieu de la convention Grimoire
Nouveau lieu spacieux

Samedi

Samedi matin, debout à 8h15, je prend mon pass à l’accueil une demi-heure plus tard. Le package cadeau est toujours présent, mais il y a une différence notable par rapport au fonctionnement habituel : la restauration n’est plus comprise dans le prix de l’entrée et sera gérée à part. Mon article de l’année dernière aurait-il eu un impact ? :p

Je rentre dans la salle, surtout peuplée de warhammeristes à cette heure-ci. Le gymnase a été bien aménagé : les espaces ne se chevauchent pas et il est facile de circuler. Seul bémol, il n’y a plus que 2/3 tables pour se poser et faire des jeux de société, ce qui est assez peu de mon point de vue. De ce que je comprends, l’escape game est placé dans un des vestiaires et le lieu de la murder est dans un autre bâtiment (je ne fais aucun des deux… JDR powaaaaaa).

Je patiente avec de nouvelles connaissances autour de ce qui va désormais devenir l’habituel Perudo. Pour cette édition, je n’en sortirai pas vainqueur… Mais pour me remonter le moral, Pierre et Claire, deux très bons amis nouvellement toulousains (je sais que Bordeaux vous manque… je le sais) arrivent.

Il est 10h30 lorsque Tristan convoque tous les rôlistes. A ce moment de la journée, j’avoue être assez inquiet : sur les 160 personnes inscrites sur le site de Grimoire, seulement une grosse vingtaine de personnes sont présentes… Je ne suis pas superstitieux de nature, mais là, les signes s’accumulent…

Wifi : Les signes ?! Mes poils ! Sérieux, prendre le temps de faire toute l’inscription, se positionner sur des tables pour au final, non seulement ne pas venir, mais en plus ne pas prévenir, c’est naze les gens ! Je vous dis WIF ! Non mais !

Moi : Pas mieux.

Les présents acceptent un remodelage des tables spontané et je deviens joueur sur une partie improvisée de 11h à 14h dans une ambiance space-opéra, à la tête d’un croiseur de 15 000 personnes pour la glorieuse nation russo-bretonne. Commandant Dekargennekov pour vous servir ! Pour plus d’informations sur ce sympathique délire, rendez-vous comme d’habitude…

Wifi : EN FIN D’ARTICLE !!!

Moi : euh… on va se calmer… pourquoi tu me hurles dans les oreilles ?

Wifi : C’est pour le RP ! Et j’ai encore un peu de colère à évacuer contre ces fils de castors absentéistes !

Moi : J’avoue que si on me faisait le même coup pour les RLDL, j’envisagerais sérieusement la Kill List.

Les orgas viennent prendre nos commandes pour le repas et nous mangeons pendant cette première partie. Je ferai un point repas plus bas. Le début d’après-midi arrive, et heureusement avec lui, de nombreux rôlistes, dont notre trolliste préféré (un vieux de 40 ans, grand, chauve, et toujours une putain de bonne humeur… vous savez tous de qui je veux parler) et mes phénix adorés (Wifi : we wif you !). Nouvelle répartition pour les parties de l’après-midi, et finalement, j’ai une table pleine en tant que MJ. Parce que oui, vous ne rêvez pas, je commence doucement à meujeuter en convention !

Wifi : On ne s’attardera pas sur le fait que tu as fini ton scénario la nuit d’avant, vers 02h du mat’…

Pour l’occasion, j’avais créé un scénario et un système narratif participatif, sans jamais l’avoir testé ni l’un ni l’autre… Autant dire que je me sentais moyennement confiant. Vous allez où vous savez pour plus de détails 😉 Fin vers 18h et petite pause avant 18h30, heure à laquelle les orgas nous invitent à rejoindre la salle du cabaret.

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Feuilles, dés, boire et manger, camarades de jeu… la recette du jdr 😉

Cabaret

Premier constat, en effet, nous sommes moins nombreux, mais je me dis qu’au moins, le bruit pour les parties de la nuit sera moindre. Ensuite, et ce fut une déception, pas le moindre spectacle pour le cabaret… J’ai cru comprendre que la plupart des clubs étudiants de l’INSA n’ont pas donné suite, et que les 2 groupes de musique prévus ont annulé juste avant la convention. Prenant le bon côté des choses, je me dis que cela facilite les échanges avec mes nouveaux compagnons. Oui Solène, je profite des conventions pour rencontrer de nouvelles personnes (comme mon MJ de RPGers sur Macchabées), mais je vous aime quand même et promis je viendrai au milieu des Phénix la prochaine fois 😉

La restauration est tenue par la Hell’s Kitchen (menu sans avocat aveugle :p ) et nous avons tout de même le traditionnel Mon ancêtre Gurdil qui réchauffe l’ambiance ! Cette année, la tombola est faite suivant notre placement au cabaret, un numéro étant inscrit sur la nappe à notre place. Et là, rien ne va plus, je suis le premier à obtenir un lot ! Ma malchance habituelle elle-même est perturbée par les mauvais augures ! Les orgas m’invite à parler des RLDL au moment où je récupère mon lot. La plupart des joueurs ont reçu en main propre le flyer, mais j’insiste sur notre argument, nous avons un internat gratuit pour l’hébergement ! L’annonce est saluée par une salve d’applaudissement ! Je rejoins ma place et observe mon lot : un jeu de société nommé “Cthulhu in the house”…

DING DONG

Wifi : On vient de sonner à ta porte là non ?

Moi : Bizarre, il est 02h du mat’, ça peut être qui ?

DING DONG ! DING DONG ! DING DONG !

Wifi : Je vais voir………… Non ! Pas maintenant !…. M’en fiche c’est pas le moment !……. Oui, on le testera pas sans toi ! Oui c’est promis… Voilà……… Bonne nuit…………. BONNE NUIT J’AI DIS !

Moi : C’était qui ?

Wifi : Guillaume. Il voulait qu’on teste tout de suite ton jeu.

Moi : Ah mince, j’ai prononcé LE mot… j’ai tendance à zapper à quel point il est fan de Lovecraft… Mais comment fait-il pour se TP comme ça ?

Wifi : Crois-moi y’a des choses qu’il ne vaut mieux pas savoir…

Bref, j’ai donc gagné ce jeu et un tee-shirt Hellboy en… L, que j’aurais pu porter il y a 2X de ça ! Je le donne donc à Solène et la tombola continue. Et justement, Solène gagne à son tour un lot ! A l’intérieur, la version d’initiation de Chill v3, qu’elle détient déjà, elle me le donne donc très gentiment. La tombola s’enchaîne jusqu’à cet incident… Le numéro de place de Wifi est désigné, et malgré un fort soutien des trollistes, les orgas font preuve d’un loutrisme inadmissible et refusent de lui donner un lot !

Wifi : C’est une HONTE !

La cérémonie se termine et nous lançons les parties de la nuit. Je me suis inscrit sur Torg Eternity, mené par Zediac, et en belle compagnie, car je suis accompagné de Krugger, Bigyo, sa compagne, et un autre joueur dont j’ai zappé le nom (ma faute). Cette troisième partie de la journée se termine vers 02h du mat’. Je vous laisse deviner où vous pouvez trouver son résumé :p

Je pars me coucher, fatigué, mais en ayant passé une bonne journée.

Point repas

Je fais un point repas ici. Comme évoqué avant, la buvette / restauration était plus classique cette année dans son fonctionnement. Sur la qualité, je n’ai pas grand chose à dire, c’était correct. Un menu “sandwich + boisson + chips OU pomme” était proposé pour 3,50€ (de mémoire). Je trouve les quantités légères et le choix un peu léger également.

Par contre, l’organisation a été brouillonne : il y a eu plusieurs loupés. A titre d’exemples:

  • le samedi midi, les orgas qui faisaient le service à table (très attentionnés 🙂 ) ont oublié les boissons. Et nous, en pleine partie, on s’en est rendu compte que longtemps après.

  • Le dimanche midi, notre commande a été prise à 11h30 (bon timing), mais nous avons eu les sandwiches à 13h, les chips ou dessert à 13h20 et la boisson à 13h40… c’était long et ne pas avoir tout son menu d’un coup était moyen.

  • On s’est vite rendu compte que les orgas ne communiquaient pas beaucoup entre eux, car les messages ne parvenaient pas aux orgas concernés par les demandes.

Bref, une envie de prendre soin des festivaliers, mais des maladresses inconfortables.

Dimanche

Comme la veille, j’arrive un peu avant 9h dans le gymnase. La fatigue se fait un peu sentir, mais j’aborde les joueurs matinaux ainsi que quelques orgas pour préparer les interviews. Parce que oui, j’ai bien aimé préparer les questions avec d’autres personnes à Tarbes, je vais donc adopter cette méthode pour les interviews à venir.

Je me dépêche ensuite de trouver ma table : je me suis inscrit sur Manacosmos, un jdr maison de MJ Tout Doux, l’excellent MJ que j’avais à Grabuge pour Golden Sky Story. Cette fois-ci, la partie durera toute la journée.

Je remarque en passant que pas mal de rôlistes sont déjà partis le samedi soir, c’est dommage.

Je me fais la remarque que, malgré le fait d’être dans un gymnase, nous ne sommes absolument pas gênés par le bruit ou un éventuel écho, très bon point !

Nous finissons la partie (détaillée comme d’habitude… en bas de l’article 😉 ) vers 18h, je fais le tour des “au revoir” pour tous les copains/copines et je rejoins Emilien pour les trois heures de route du retour.

Bilan

Pour résumé en une phrase : j’ai passé un bon moment même si c’était un cran en dessous de l’année précédente.

La volonté des orgas à vouloir prendre soin des joueurs est toujours aussi évidente et globalement, la convention tourne bien.

Alors oui, il y a eu des soucis et tout n’est pas parfait. Cette première tentative de restauration doit se roder avant de bien fonctionner et le cabaret sans animation, c’est dommage.

Mais je reste conscient que Grimoire est une convention à part : c’est un club étudiant, avec toutes les contraintes que cela implique. Notamment l’impossibilité d’avoir des vieux briscards qui organisent ce genre d’événements depuis plus de 15 ans. Leur identité même est d’avoir un mouvement constant dans leurs membres et des jeunes joueurs passionnés se lançant tout juste dans l’organisation de ce type d’événement. Donc c’est normal d’avoir un peu plus d’approximation que les associations vétéranes.

Et je tiens à saluer les orgas qui, malgré les imprévus, ont toujours su réagir rapidement pour trouver des solutions au mieux des joueurs. Je crois que certains d’entre-eux veulent abandonner l’organisation de Grimoire pour l’année prochaine… Et bien mesdames et messieurs, je vous préviens ! Prévu ou non, organisé ou non, je serai de retour l’année prochaine pour venir pinailler sur des détails et passer un bon moment avec vous, parce que je sais que ça sera toujours possible !

Pour revenir au titre, y-a-t-il eu des mauvais auspices ? Bien évidemment non. Je souhaite à cette nouvelle équipe d’orgas de garder ce souci des festivaliers et de leur confort, de garder cette énergie chaleureuse et de garder en tête que chaque nouvelle expérience sera meilleure que la précédente 😉

Wifi : On a bien noté votre venue en groupe aux RLDL avec la bannière du Dragon ! Faut assurer maintenant :p

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Les orgas les plus flous de l’année !

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Les 4 parties de jdr du week-end

Improvisation n°36, par MJ inconnu / Leader du Parti

Comme évoqué ci-dessus, le MJ nous a improvisé le scénario, et franchement, a très bien su prendre en compte nos maladresses et nos jets de dés calamiteux. Nous avons passé la moitié du scénario à courir après un lapin et l’autre moitié à admirer les talents d’orateur de notre commissaire politique pour garder le contrôle de l’équipage. Bon déconnage qui met en forme pour la suite de la convention !

Croiser les doigts ne suffira pas, par … Moi / Vyrtagh

Je ne vais pas vous spoiler le scénario, mais plutôt vous allécher avec le système de jeu que j’ai mis au point et que les joueurs ont eu l’air de vraiment apprécier ! Le voici :

  • Chaque joueur sera équipé d’un petit tableau veleda et d’un feutre adapté, fournis par le MJ

  • Pour résoudre une situation, on commence par lancer 1d4. Les atouts des personnages ajouteront un bonus de +1, alors que leurs handicaps appliqueront un malus de -1. La situation peut également faire varier le résultat de +/- 1. Une fois les modificateurs appliqués, on se réfère au tableau suivant :

    • 1- : échec de l’action entreprise, avec un facteur aggravant

    • 2 : échec de l’action entreprise

    • 3 : réussite de l’action entreprise

    • 4+ : réussite de l’action entreprise avec un facteur bénéfique

  • Une fois le résultat connu, tous les joueurs et le MJ inscrivent secrètement une application concrète de ce résultat qui peut s’appliquer à la situation en question.

  • Le ou les joueur(s) impliqués dans l’action choisis(sent) ensuite quelle solution s’applique.

A la fin de la partie, 3 joueurs avaient quitté le pays pour se mettre à l’abri, 1 a rejoint le méchant et le dernier s’est fait trahir pour les 3 fuyards et a fini sa longue vie dans une prison. Merci aux joueurs et joueuses pour leur RP, et je suis content que ma playlist diégétique ait fait son petit effet 😉 (spoil exemple : les personnages se sont rencontrés dans un ascenseur et ont eu les 4 minutes de la chanson Superstition de Stevie Wonder pour faire connaissance).

Torg eternity, par Zediac

Ma meilleure partie du week-end (en tant que joueur :p ) ! Commencer avec une équipe de policiers anglais pour basculer dans de la (dark ?) fantaisie je dis oui ! Le système -encore en expérimentation il me semble- est simple d’utilisation, proche de jeux de plateau et favorise les actions d’éclat. Tout ce qui me plait ! Bravo m’sieur le MJ pour l’interprétation des PNJ et à mes camarades joueurs pour l’immersion.

Manacosmos, par MJ Tout Doux

Autant le dire, je ne suis par sûr à 100% du nom. Pour résumé, nous contrôlions des magiciens et les concepts de réalité ont été soumis à rude épreuve pendant la partie dans ce multivers de sphères. Je confirme mon impression de Grabuge 2018, MJ Tout Doux brille pour ses PNJ et ses descriptions.

J’ai eu en revanche quelques soucis : tout d’abord, c’était une partie journée le dimanche, nous étions tous fatigués, je pense qu’il nous aurait fallu un scénario un peu plus rythmé, avec des passages un peu plus nerveux ou tendus. Ensuite, j’ai été très enthousiaste lors de la présentation du système de jeu qui consiste à choisir des domaines de magie, mais sans liste de sorts prédéterminés, ce qui laisse une grande liberté dans le RP de la magie et qui pousse à souvent l’utiliser. Malheureusement, l’utilisation de la magie a été très limité par le ratio de coût en mana / mana max disponible. 2 sorts moyens et pouf ! on ne pouvait plus faire de magie, un peu frustrant.

E.C.

La forêt des araignées tristes – Critique

Aujourd’hui c’est littérature ! Avec le roman de Colin HEINE : La Forêt des Araignées Tristes. Un roman avec un univers inédit sur le blog : le SteamPunk. Cet ouvrage m’a été envoyé par le service presse des éditions ActuSF, merci à eux 🙂

Un univers envoûtant :

Pour tout vous dire, je ne suis pas un grand fan du steampunk. Ce n’est pas le genre qui m’a le plus parlé au cours de mes expériences de l’imaginaire. Je confesse d’ailleurs une certaine ignorance des codes du genre. Mes goûts et expériences m’ont plutôt amené vers la période des années folles (en tout cas du XX° siècle) plutôt que dans l’ère victorienne.

Mais ce roman faisait une promesse d’un univers inquiétant, avec une intrigue mêlant aventure, politique et horreur. Surtout, il proposait un volet “critique sociale”, ce qui me parle beaucoup, de par mes convictions d’abord et ensuite parce que le steampunk (je répète que je connais mal donc c’est sûrement un a priori faux) m’a toujours semblé très artisto-centré.

La forêt des araignées tristes couverture
Une belle couv’ ! Décrit-elle bien l’ouvrage ?

Alors en selle ! Dans quel univers Colin Heine nous plonge ? Et bien un monde où la sur-utilisation de la “vape” (vapeur + un composant chimique) a amené le monde au bord de la destruction totale. Depuis, l’univers est recouvert de brume dans laquelle apparaissent des dangers inconnus. Mais c’est de l’histoire ancienne et le monde s’est rebâti en hauteur, au dessus de la vape, et malheureusement, retombe dans ses travers surproductifs.

Enfin, on a une partie “sociale” avec une lutte des classes façon Angleterre du début du XX° qui se déroule entre les ouvrier trimants dans les usines et les possédants vautrés dans le luxe.

Une intrigue … Surprenante :

Je ne vais pas vous raconter de façon exaustive l’histoire ou les personnage. Parce que si vous me lisez régulièrement, vous savez que ce n’est pas ma façon de faire, je préfère plutôt vous raconter les ressentis et l’impression que dégagent le livre.

Ce qui m’a frappé c’est l’aspect “vaporeux” (ha ha) du récit, un peu évanescent parfois. La brume qui baigne le monde semble étouffer les sons et feutrer les personnages. Ce qui donne une impression vraiment intéressante et très très immersive.

L’intrigue commence assez vite, et ça tombe bien, j’aime bien l’ in medias res et ce qui est étonnant, c’est que le personnage principal subit non pas un mais deux éléments perturbateurs. C’est leur liaison qui va donner à l’intrigue une envergure supérieure.

L’histoire fonctionne bien et on la suit avec plaisir, c’est une réussite sur le plan narratif !

Ce qui m’a plu :

Le sense of wonder :

L’univers est un réel appel à l’émerveillement constant. On sent le côté dépaysant, merveilleux et stupéfiant (au sens qui stupéfait, frappe de stupeur) de ce qui nous est présenté. On y ressent aussi la fragilité de la position de l’Humain dans ce monde, notamment dans le passage au sein des Vaineterres, réellement haletant.

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Un genre qui invite au voyage

Les différents genres abordés :

Le roman navigue entre plusieurs genres, investigation, aventure, horreur, polar, etc. le tout avec une certaine maîtrise qu’il faut saluer. On a peur quand il faut avoir peur, on est intrigué quand il faut, etc.

Je reviens à ce passage dans les Vaineterres qui n’a rien à envier aux classiques de l’aventure. Mais aussi ce passage où * SPOILER* l’araignée géante pointe le bout de ses chélicères qui est réellement terrifiant *FIN SPOILER*

Mais je vais reparler de ce mélange un peu plus tard 😉

La créativité :

Le monde que nous propose la Forêt des Araignées Triste regorge de petites idées qui rendent l’univers tangible tout en étant, relativement à ma connaissance limitée du Steampunk, assez originales. Les Gargouilles, la cité organisée en Piliers, * SPOILER * La fleur qui rend invisible* FIN SPOILER*.

Mais surtout, cela passe par une excellente utilisation d’un vocabulaire plein de néologismes qui transpirent la réalité. Par exemple : un tram treuillé ? C’est un “treum”, un mot qui transpire l’usage et le langage.

Ce qui a coincé :

Oui parce que bon, faut bien que j’assume mon côté râliste 😉

Un salad bowl plutôt qu’un melting pot :

C’est ce qui m’a le plus gêné dans le mélange de styles que propose le roman. On a plusieurs styles qui se suivent, mais qui ne se mélangent pas. Au lieu du coup du “creuset” (melting pot) où tous les éléments se fondent en un alliage unique, on a un “saladier” (salad bowl, vous suivez ? ), c’est à dire que les ingrédients sont en contact mais ne se mélangent pas.

On a donc un récit qui fait une “séquence 1 style A” suivie d’une “Séquence 2 style B”, etc etc. On a rarement le mélange. Je dirais même plus : on a parfois même pas de rappel ! La séquence exploration dans les Vaineterres est une parenthèse dont il ne sera quasiment pas fait écho et sera la seule séquence de ce style.

C’est notamment le cas pour la partie “sociétale” du livre qui est réduite à quelques allusions et une séquence, certes très cool, mais isolée du reste du récit. Et des petites choses comme ça il y en a plein ! C’est vraiment dommage …

Des personnages un peu lisses :

Dans un univers avec tant de relief et d’épaisseur il est vraiment dommage que l’accent sur les personnages n’ai pas été plus appuyé. Notamment pour les personnages principaux !

Certaines secondaires (le capitaine balafré, l’Horloger, etc.) sont tellement plus charismatiques que l’équipe qu’on suit de l’intérieur. Pourtant le livre est épais et dense, il y avait donc la place de mieux creuser les personnages. Qui sont d’ailleurs peut être trop nombreux. Certains pouvant même être fusionnés à mon sens.

Conclusion :

Ce livre m’a plu, vraiment. J’ai été enchanté par son univers, ses styles et son intrigue. Certes il a des défauts, indéniables. Peut être auraient-ils pu être évités en séparant le livre en deux volumes qui auraient pu aller plus au fond de leur thématique ?

En tout cas, je vous le conseille, c’est un bon roman Steampunk !

Guillaume COEYMANS


Minuscule, un grand jeu

Avec la sortie du deuxième film ces jours-ci, j’ai bien envie de vous parler de Minuscule à travers ce jeu bien sympa !

Insectophobes, venez !

Minuscule, c’est à la base une série d’animation, puis un film et un jeu de plateau. Dans ces productions, on suit la vie de petits insectes dans une nature vide de tout humain. Invitation à la poésie, la mignonitude et l’aventure, c’est une série et un film que je vous conseille fortement !

Même en tant que rôliste, c’est hyper intéressant, car le pitch du film est ultra simple : une coccinelle trouve une boite de sucre. Point. Pas de paroles, pas d’humains, pas d’anthropomorphisme.

minuscule le jeu
Un casting fort en choupitude

Avec un postulat aussi simple, le film vous fait vivre une histoire touchante, épique, drôle voir effrayante. Le tout dans une choupitude totale et un talent graphique incontestable. Une vraie source d’inspiration 😉

Et le jeu alors ?

Alors pour tout vous dire, je l’ai acheté par hasard. Je n’avais pas atteint le seuil de paiement par CB dans la boutique où j’étais et j’ai pris du coup un autre jeu pas cher pour faire le compte. Ainsi me voila avec Minuscule le jeu.

On est en présence d’une jolie boite en acier avec contreforme, un thermo recouvert de velours à l’intérieur. Les illustrations sont vraiment chouettes. Ensuite niveau matos de jeu, on a des cartes assez ordinaires ce qui est un peu dommage, ainsi que des figurines en carton avec leur socle pour les faire tenir.

Chacune de ces figurines représente un des insectes avec lesquels on va être amené à jouer. On a ensuite un livret de règles et quelques pions pour jouer à la variante difficile du jeu.

Le joli plateau de Miniscule
Un plateau simple et clair

Comme à mon habitude je ne vais pas vous parler en détail des règles, d’autres le font bien mieux que moi 🙂 D’autant que celles-ci sont extrêmement simples et efficaces.

Je préfère comme d’habitude m’exprimer sur les sensations de jeu. Et quelles sensations ! Pour résumer, c’est un jeu de course et de positionnement. Chaque joueur a des objectifs secrets (pouvant être les mêmes que celui de quelqu’un d’autre) et cherche à se positionner au mieux.

Force est de constater que ça marche ! Du suspense, des trahisons, des remontadas, bref de la tension. J’ai déjà pu y jouer avec des camarades qui s’amusaient à commenter la partie comme une épreuve sportive, et le rendu était vraiment top.

De plus, le matériel de jeu et les règles est organisés de telle façon que l’on peu y jouer sans savoir lire, sans que les adultes autour de la table ne s’ennuient devant un tableau trop simpliste.

Pour conclure, un jeu simple, efficace et rapide. J’ai presque envie de dire que c’est le “petit jeu” idéal ! Je vous le recommande donc fortement et je vous laisse avec la bande annonce du second film 😉

Vous pouvez trouver le JEU ICI

Guillaume COEYMANS

 

La musique en JDR, comment éviter le canard?

On est tous d’accord, une bonne musique dans une partie de JDR, ça change tout ! Alors, qu’est-ce que c’est une bonne musique ? Et quelles sont les mauvaises pratiques de musique en JDR ?

Prélude

Dans cet article, je vais parler de la musique en JDR. Personnellement, j’ai toujours fait mon possible pour avoir de la musique pendant les parties que j’anime. Et autant vous dire qu’avant l’avènement du MP3, du streaming et des enceintes bluetooth, c’était parfois compliqué.

J’ai parfois mal utilisé la musique et fait beaucoup d’erreurs à ce sujet. J’y ai pas mal réfléchi et je suis arrivé à une forme d’équilibre que je trouve plutôt efficace d’après les retours que me font les joueurs et joueuses à ma table.

DJ MJ pour la musique de la partie de JDR
Un MJ classique en action

J’en suis venu à découper mon approche en trois parties (que, pour filer la métaphore, je vais appeler “mouvements”) à savoir : la musique d’ambiance, la musique de scène et l’adéquation aux contraintes. Puis on finira ( Al finale ) par mes astuces, mes outils et mes sites pour gérer la musique en JDR.

Premier mouvement : musique d’ambiance

C’est la musique “par défaut”. Celle qui va mettre les joueurs dans l’univers que vous souhaitez poser.

L’erreur à ce niveau serait de mettre une musique trop forte, trop connue et trop “riche” (par opposition à la musique minimaliste) et de devoir trop la gérer car les morceaux sont trop courts (n’oubliez pas que la temporalité d’une partie de JDR se compte quand même en heures plutôt qu’en minutes).

On préfèrera ici une musique minimaliste, longue, avec un niveau sonore très faible. En gros dès que quelqu’un parle, la musique doit être couverte par la voix. Si vous avez une playlist, vous devez l’avoir bien préparée et bien anticipée pour qu’elle se déroule sans accroc et sans votre intervention (idéal pour casser le rythme).

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Avouez qu’un fond de musique minimale mettrait bien en avant ce personnage

Vous trouverez facilement sur Youtube des vidéos et des playlists s’intitulant “2h of medieval ambiance” (par exemple) ou “Storm from beyond with jazz music” etc. Idéal pour s’en préoccuper le moins possible.

Croyez moi, cela joue vraiment, quand des joueurs sont dirigés par une musique inquiétante, ils savent instinctivement se comporter en fonction, baissant la voix, parlant vite, leur muscles se tendant inconsciemment.

A l’inverse, quand je fais jouer Star Marx, je commence mon pitch de début de scénario sur l’hymne de l’URSS à plein volume pour directement cadrer le jeu. On va être outranciers, drôles et absurdes. Résultats garantis.

Second mouvement : La scène

Là, c’est une autre temporalité. Vous avez prévu votre scène de combat contre le boss, vous faites votre description et d’un geste subtil et invisible derrière votre écran, tap, la musique commence…

Comme pour le point précédent, l’erreur serait de prendre une musique trop connue, le risque étant de sortir les joueurs de la diégèse pour leur faire un gros clin d’œil plutôt que de les immerger dans le moment.

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*fredonne Duel Of The Fates*

Vous devez être attentif à gérer le volume correctement, s’il doit commencer assez fort pour couvrir les discussions et dire “TADAM le dragon est réveillé !”. Le volume doit ensuite diminuer pour que vous puissiez parler sans hurler (à moins que ça soit un choix, auquel cas, a vous de voir). Essayez d’être au point sur le timing pour que la ou les musiques ne se répètent pas trop, et que ça passe bien.

Troisième mouvement : les contraintes

C’est une variable capitale. Quelles sont les contraintes dans lesquelles votre partie se déroule ?

En convention, par exemple tout va dépendre de la configuration de celle-ci. Si vous êtes seuls dans une pièce isolée, parfait, éclatez vous. En revanche si vous êtes dans un lieu ouvert avec d’autres tables et beaucoup de passage… Prenez ça en compte et évitez tout habillage musical.

Pourquoi ? Parce qu’au mieux vous n’entendrez pas la musique, et au pire vous allez déranger tout le monde, y compris les autres tables.

Vous devez vous équiper et vous préparer en fonction du contexte matériel de votre placement, etc. pour créer la meilleure expérience de jeu pour vous et vos joueurs et joueuses.

Parfois c’est compliqué à anticiper mais soyez versatiles ! Ne prévoyez pas de musique “vitale à votre scénario” si vous n’êtes pas sûrs que les conditions de jeu le permettront.

Idem, si vous jouez chez un particulier. Est-il en bons termes avec les voisins ? Est-ce que la musique va réveiller le petit dernier qui dort ? Etc. Etc.

Cela a l’air d’aller sans dire, mais ça va toujours mieux en le disant 🙂
Soyez attentifs à votre environnement, car si l’adéquation entre expérience de jeu et expérience de “table” n’est pas bonne, cela peut être frustrant !

Finale : Boîte à musique

Au fil de mon expérience j’ai développé mes trucs, astuces, outils et liens. Je les trouve personnellement utiles, certains les trouveront trop simplistes, d’autres trop compliqués, d’autres encore me diront “TU DEVRAIS FAIRE COMME CI COMME CA BLABLABLALA”. Je n’ai pas la prétention de donner LA meilleure technique, juste MES trucs pour l’ambiance sonore durant un JDR.

Les erreurs que j’ai faites :

  • Ne pas mettre de musique : bien entendu, on peut imaginer une partie sans ambiance sonore, mais cela doit être un choix. Si vous n’en mettez pas parce que vous vous en fichez, peut être passez vous à coté de quelque chose 🙂
  • Mettre de la musique : Parce que ça ne se justifie pas toujours ! Surtout quand j’ai passé ma phase “DJ Homo-Ludis” où je passais plus de temps à chercher la bonne musique/bon effet plutôt que d’animer ma table.
  • Ne pas maîtriser la musique : Un peu comme je l’ai évoqué juste avant. Ne pas maîtriser et préparer sa musique est une faute 🙂 Ça vient avec le temps mais on fini par avoir ses outils, ses playlists et ses timings biens gérés pour être en contrôle et que tout se passe de façon fluide.
  • Bien d’autres erreurs ! Mais l’article est déjà bien assez long 😉
Music Mixer for RPG
Moi quand je Meujeute (allégorie)

Les outils que j’utilise pour la musique :

  • Tabletop Audio : Indispensable, une ressource ultra utile ! Simple, pratique, exhaustif et constamment mis à jour. Une mine d’or ! Ainsi que son petit frère : SoundPad, bien qu’encore en bêta et plus compliqué à prendre en main, ultra prometteur.
  • La chaine de Maxime Lennoz :Même concept, ultra pratique !
  • Deezer : ouais je sais, Spotify c’est mieux. Mais j’ai fait mes playlists sur deezer donc voilà
  • Un enceinte Bluetooth : J’ai longtemps utilisé l’UE Boom 2 (avant qu’un fufu fasse un critique sur ma voiture et qu’elle disparaisse), mais il en existe plein d’autres.
  • Et c’est tout ! Ça fait pas beaucoup mais je les maitrise bien 🙂 D’autres vont utiliser d’autres soundboards ou des applications plus poussées orientées MAO ou production audio. Mais je n’ai malheureusement pas le temps de les appréhender.

Coda

Voilà mes conseils et mes astuces pour utiliser la musique au cours d’une partie de JDR ! J’espère que ça vous sera utile ! J’attends impatiemment vos trucs en commentaire ! 😀

Merci d’avoir lu et n’hésitez pas à partager !

Guillaume COEYMANS

 

 

 

A quoi ça sert un écran de MJ ?

! Bonne question ça ! On en voit partout, c’est presque devenu un indispensable. Un JDR publié = un écran. S’il n’y en a pas, ça couine sur les forums et dans les commentaires pour en proposer un. En carton dur, papier épais, 3 ou 4 volets, format paysage ou portrait etc. Alors la question est légitime : à quoi ça sert ? Voyons ça :

Un écran pratique :

Oui, un écran c’est pratique.

Pour des raisons purement matérielles, on est souvent proches des joueurs et on peut avoir à dissimuler certains éléments. J’ai par exemple en tête un livre de scénario où l’une des illustrations pleine page (grand format A4) est un énorme spoiler. Avouons que si vos joueurs et joueuses voient ça, le plaisir de jeu risque d’être diminué. L’écran, que ça soit celui officiel du jeu ou juste un cahier ouvert posé en équilibre, sert à protéger le scénario (quand celui-ci repose sur une intrigue).

Idem quand vous manipulez vos plans, fiches de monstres, etc. Le mieux, en terme narratif, c’est que vous, MJ, restiez décisionnaire du timing. Imaginez que l’un des PJ voit que le plan derrière l’écran qui s’intitule “MAISON DE JEAN MICHEL TUEUR”, ou voit la fiche “Changelin”. Il peut se douter de certaines choses. Alors certes, les PJs font la part des choses entre eux et leur persos mais bon, on sait que ça ne marche pas toujours…

derrière écran
Tous ces spoilers que l’écran protège

La plupart du temps sur les écrans officiels, mais aussi ceux “fanmade”, on trouve sur le coté MJ un rappel des règles, des tableaux récaps, des tables de références, etc. C’est souvent bien pratique pour fluidifier le jeu. C’est utile principalement dans les jeux ayant un système assez touffu. Et ça évite au MJ de devoir plonger dans ses 18 bouquins de 400 pages pour retrouver LA règle (bon après du coup on peut pas crâner avec nos éditions collector crowdfundées avec notre nom dedans).

De plus, le fait de lancer les dés à l’abri des regards indiscrets permet soit de cacher la réelle puissance des oppositions, soit d’influer sur le scénario en fonction de ce que proposent les joueurs. Si vos joueurs et joueuses jouent vraiment de malchance, un petit coup de pouce au destin derrière l’écran est possible. Idem si vos joueurs ont une chance insolente et roulent sur le scénario. Même les plus intégristes des MJ “by the book” utilisent ces artifices bien à l’abri de leur écran, croyez moi 😉

Enfin l’illustration de l’écran est souvent de qualité et permet d’aider à l’immersion en proposant une ambiance. Je pense par exemple à ceux de l’Appel de Cthulhu qui sont souvent très beaux (si on exclue celui des 30 ans qui était … différent x) )

Un écran symbolique

Je l’avais déjà évoqué ICI et LA mais, à mon sens, le MJ n’évolue pas dans la même “sphère” que les joueurs. Sans être au dessus ou en dessous, il est juste dans un autre état. De même, le JDR est (toujours pour moi hein) asymétrique. Cette asymétrie est souvent représentée par l’écran.

Celui-ci permet au meneur ou à la meneuse d’être enclavé-e derrière son écran pour marquer physiquement son écart avec les PJ.

écran MJ allégorie
Écran de MJ : une allégorie

Ainsi, bien à l’abri des regards, le MJ marque sa séparation d’avec les joueurs.

Parfois l’écran n’est pas présent et les jets de dés ouverts, mais vous remarquerez qu’il existe quand même cette séparation. Physique parfois, le MJ ayant le-s livre-s ouvert-s devant lui, ou alors car le MJ est debout et les joueurs assis. Bref, au delà de l’écran, le MJ se sépare des joueurs et joueuses.

Et quand y’a pas de MJ ?

Oui… Je sais … la mode est aux jeux sans MJ. C’est vrai. C’est intéressant en plus.

Relisez moi attentivement, surtout dans l’article de définition. Je ne parle pas de MJ directement mais de positions “asymétriques”. J’ai peu joué aux jeux sans MJ à proprement parler donc je ne vais pas m’étendre là-dessus.

Cependant, de ce que j’en sais, il y a quand même une forme d’asymétrie. Un ou une des participant-es a une rôle légèrement différent des autres, même si c’est de manière temporaire.

Alors l’écran n’existe plus à ce moment, mais l’asymétrie, voire la séparation, oui.

 

Voilà un article un peu différent ! Plus reflexif et symbolique, un peu comme l‘article sur les dés. J’espère que ça vous aura plu ! N’hésitez pas à le partager et à commenter !

Guillaume COEYMANS

 

2018 année charnière, 2019 année de la transformation ?

A la fin de cette année 2018, il est temps de dresser un petit bilan et de regarder les perspectives pour 2019 ! Alors n’hésitez pas à mettre en commentaire ce que vous avez pensé de cette année. Que vous nous lisiez depuis longtemps ou si vous nous avez juste découverts, votre avis compte pour nous ! 

Petit bilan comptable :

Avant de rentrer dans les opinions pures et dures, j’ai envie de vous parler stats ! Parce qu’un blog, c’est aussi des lecteurs et des lectrices, voici un bilan chiffré de la vie sur le blog en 2018 !

Pour la petite histoire “technique”, c’est la dernière année où j’utilise Google Analytics, j’ai switché depuis avril 2018 en passant à Matomo, qu’est pareil mais en libre, ce qui est toujours mieux, y compris pour vous 🙂 Cette année, les stats sont donc une addition des données de ces deux outils.

En 2018 donc, homo-ludis.fr c’est :

  • 2307 Visiteurs uniques, pour 3574 vues, soit près de 200 visiteurs par mois !
  • 209 Lectures de l’article le plus populaire (qui pourtant date de 2016 ! )
  • 28 Articles
  • 18 Commentaires
  • 42 221 Mots (2x plus qu’en 2017 avec pourtant à peine plus d’articles 😉 )
  • 3 Personnes sont arrivées sur le site en cherchant : “pull pour adulte avec ailes d’ange”
Des engrenages qui s'emboitent
Dans les rouages d’Homo-Ludis

En termes d’évolution, ça nous donne par rapport à 2017 :

  • 82% de visiteurs en plus et 109% de vues en plus
  • 17% d’articles en plus (24 vs 28, autant dire que c’est kifkif)
  • 70% de mots en plus (longueur des articles : +45% en moyenne)

Bon, pour les courageux qui se sont fadés tous les chiffres, qu’est ce qu’ils disent donc ?

Assez clairement on voit que le bilan est plus que positif, vous êtes de plus en plus nombreux à venir nous lire. Et ce malgré la longueur des articles qui ne va pas vers la concision !

Je ne sais pas si ces chiffres sont “bons” ou comparables à d’autres blogs sur le même segment, mais je serais bien curieux de voir ça 🙂

Bilan rédactionnel :

Après avoir vu les stats brutes, voyons un peu ce qu’on a publié cette année par catégories :

NB : certains articles sont dans plusieurs catégories, ou n’en ont pas 🙂

Cela me fait dire qu’il va falloir revoir le système de classement, car certaines catégories sont restées vides , parfois longtemps (vous vous rappelez des articles Communication & marketing ?) et d’autres sont surreprésentées … Bref, à revoir pour 2019 !

Bilan personnel

Je suis assez satisfait de ce qui s’est passé cette année sur le blog ! Plus d’articles, plus fouillés, plus de visiteurs et plus de plein d’autres trucs !

Il faut savoir que ça a été possible dans un contexte pas forcément évident (3 déménagements dans l’histoire) mais pouvant être favorable parfois, car j’ai pu faire quelques rencontres et de supers expériences.

Cependant je ne peux pas m’empêcher d’être déçu de ne pas avoir pu faire plus d’articles, mon rêve serait d’arriver à tenir le rythme d’un article par semaine. Tout comme l’arlésienne du Podcast, qui est toujours d’actualité et qui va finir par voir le jour. Je suis dans une certaine frustration car je ne maîtrise pas le rythme de l’avancement du projet, quelle tristesse !

Perspectives & objectifs :

Pour 2019 j’ai des objectifs précis que je m’en vais partager avec vous ! Comme ça, à l’heure du prochain bilan de l’année on verra précisément où on en est 🙂

  • Passer le cap des 3000 visiteurs
  • 30 articles dans l’année
  • Tester 1 prototype de jeu (JDR/J2S)
  • Être invité une fois dans une convention/festival
  • Explorer les conventions hors du Sud-Ouest
Des grues bâtissent un gratte ciel
Un projet qui se construit ensemble

Pour ça, notre démarche sera de proposer un contenu toujours plus pertinent, riche et fouillé ! C’est uniquement par la qualité de celui-ci qu’on sera en mesure d’attirer vers nous des acteurs et actrices des univers de l’imaginaire pour atteindre ces objectifs.

Pourquoi je vous donne ces objectifs précis ? Parce que je pense que c’est une question d’honnêteté 🙂 Quand on lance un blog, c’est que, quoiqu’on en pense, on a des choses à dire (pertinentes ou non).

Si grâce à notre contenu on est invités à en parler au plus grand nombre (avec plus de visiteurs, des prototypes, des invitations, etc), en vrai on n’en sera que plus heureux !

Dans tous les cas, n’ayez pas peur que nous nous “vendions” pour atteindre ces objectifs, car nous adhérons à une charte stricte pour garder notre intégrité ;). Si jamais on s’égare, on compte sur vous pour nous tacler !

2019 sera donc une année où, j’espère, Homo Ludis rentrera dans une nouvelle dimension pour sa 5° bougie (les vrais se rappellent de la période Imaginaire Ludique ^^).

Soyez en sûrs, nous n’oublierons pas notre cœur et ce qui fait notre ADN pour cette année et même qu’on va booster tout ça avec une grosse dose de motivation !

Ces années écoulées sont déjà une grande fierté pour moi et ne sont possible que grâce à vous, lecteurs et à ceux qui m’entourent, Sarah, Etienne, Pierre et les autres, chacun à leur niveaux, et me poussent à faire toujours mieux, alors un grand MERCI ❤️

Guillaume COEYMANS et la team Homo-Ludis

Comment parler à un Alien ?

Aujourd’hui, on change un peu de d’habitude en parlant de Littérature ! Même on change beaucoup en ne parlant pas de fiction ! Du moins, pas directement 🙂 

Introduction

Comme vous le savez peut être, je suis linguiste de formation (non je ne parle pas 1384243 langues et non je ne corrige pas les fautes d’orthographe).

Regardez, vous comprendrez 😀 Et regardez tout le reste de sa chaine, c’est bien

J’aime bien aussi la Science-fiction, un genre qui m’a toujours attiré et qui m’a parlé très fort dans mon petit cœur de MJ insensible.

Du coup, quand Le Bélial’  sort un livre qui s’intitule “Comment parler à un alien ? Langage et Linguistique dans la Science-fiction” je ne pouvais qu’être attiré ! Alors, j’ai lu, ça m’a plu et j’vais vous racontu  !

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Faut Qu’on Conv’ #8 : Odyssée à Tarbes – Les mêmes, en mieux !

IMPORTANT AVANT DE LIRE L’ARTICLE ! Note de Guillaume : Suite à un souci technique, les interviews ne sont pas encore en ligne mais ne vous en faites pas, elles arrivent très vite !

Bienvenue dans “Faut Qu’on Conv’ “, les articles sur nos expériences en conventions ludiques ! Vous trouverez ici nos impressions sur les événements de nos confrères joueurs. Aujourd’hui, retour sur les L’Odyssée d’Ouroboros – Origins. Bien sûr, cela sera tout à fait subjectif, donc n’hésitez pas à donner vos propres impressions en commentaires 😉

La nouvelle association rassemblant les plus motivés des Terres d’Ouest et de la Guilde Alpha

Vendredi

Ah ah ! Vous êtes tombés dans mon piège !

Pour la première et apparemment pas la dernière fois malheureusement, je travaillais ce vendredi soir là… jusqu’à 00h40. Je n’étais donc pas présent pour le lancement de la convention. Honte et regrets éternels sur moi…

Cela me fait donc déroger à une des règles que je m’étais imposé pour rédiger un FQC : être présent sur l’ensemble de la manifestation. C’est cette même règle qui fait que je n’ai fait aucun FQC sur les conventions de Bordeaux par exemple, malgré ma présence quasi systématique, mais souvent qu’un jour sur deux.

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Jeu de Rôle : une tentative de définition

Si vous lisez mon blog depuis longtemps, vous savez que j’avais déjà tenté une définition du JDR il y a bien longtemps. Celle-ci ne me satisfait plus après des années d’affûtage de mon avis. Aussi je tente ici une nouvelle définition. Celle-ci est bien entendu subjective, incomplète et ne satisfera pas tout le monde. Mais bon, vivons dangereusement ! 

Une pratique, trois définitions :

En introduction, je vais vous expliquer comment je vais fonctionner pour la suite de l’article.

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Let’s palette #8 – Illusio

Dans cette série d’articles, je présente des jeux de société. Je les ai obtenus via une palette Ludikbazar que l’association le Dragon Libournais s’est procurée (coucou les Dragons !). Je n’ai choisi ces jeux qu’en fonction de leurs boîtes (visuels + présentation sur la boîte même)… autant dire que je ne sais rien d’eux ! C’est donc des tests en tant que néophyte que je vais réaliser pour les articles de cette série. Dernière précision, tout ceci est bien sûr purement subjectif, n’hésitez pas à dire dans les commentaires à quel point vous n’êtes pas d’accord 😉 Aujourd’hui nous partons à la découverte de…

ILLUSIO

Fiche technique :

=> Auteur : Philippe Nouhra

Philippe Nouhra

=> Illustrateur : Julien Delval (citadelle, toutes les éditions / Les aventuriers du rail)

Julien Delval

=> Editeur : Funforge et Edge

=> Date de sortie : 2008

=> Genre : stratégie

=> de 2 à 6 joueurs

=> conseillé à partir de 8 ans

=> temps de jeu : 30-45 min effectif

=> prix : 20€

Joli matériel !

Principe du jeu

1896. C’est l’avènement de la prestidigitation et le plus grand concours de magie va bientôt avoir lieu. Chaque joueur va donc être un magicien en lice pour ce concours. A vous de concocter le spectacle le plus prestigieux et surclasser vos confrères ! Il faudra pour cela préparer vos composants, choisir votre type de spectacle et comme l’important est la victoire, influencer le public par des moyens détournés.

Les points forts

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