Quelques nouvelles !

Bonjour à tous ! Il est temps de faire un petit point sur les activités et avenir du blog !

Actualité éditoriale :

Maintenant que deux comparses m’ont rejoint pour écrire de temps en temps sur le blog, on espère tenir un bon rythme de publication : trois à quatre articles par mois serait idéal en multipliant les formats.

Le dossier Lovecraft me prend plus de temps que prévu, une forme de saturation s’étant mise en place autour du sujet, mais on va y revenir !

Quelques articles sont aussi dans les tuyaux dont certains risque d’aborder des sujets qui fâchent 😉

Le Podcast :

Annoncé au moment du changement de plate forme du site, l’idée du podcast existe toujours, mais à cause de mon émigration en région parisienne, il est plus difficile que prévu de réunir l’équipe pour l’émission. Celle-ci a déjà un titre et un format, donc le projet est juste en stand by pour le moment, soyez patients 🙂
Il y aura dans un premier temps un format reportage radio avant l’émission en elle même.

Nous rencontrer :

Nous allons essayer de nous faire de plus en plus présents dans les différents événements des cultures de l’imaginaire, plutôt dans le sud-ouest de la France et la région parisienne. Nous étions à Terres d’Ouest le week-end dernier et notre envoyé spécial va sûrement nous proposer un super compte rendu !

Ensuite je serais présent au Salon Fantastique à Paris pour me frotter (mais pas trop) aux amateurs de l’imaginaire parisien ! Le programme, de conférences notamment, est très intéressant et on vous conseille d’y faire un saut.

N’hésitez pas à nous dire si vous serez là et à venir nous faire coucou !

Enfin, vu que nous souhaitons être de plus en plus présents “en vrai” n’hésitez pas à nous conseiller vos adresses et vos dates ! On se fera un plaisir de venir !

Merci de votre lecture et à très bientôt !

Guillaume COEYMANS

L’impossible Cinéma : Chroniques du Maître (3/4)

Suite du dossier sur H.P. Lovecraft ! Aujourd’hui on va parler de comment il est (im)possible d’adapter Lovecraft au cinéma !

Première partie du dossier : La BD

Deuxième partie : en audiobook

En préambule je vous propose de visionner la série assez complète et particulièrement cool de l’excellent Gillus “Cthulhu for President” sur les films lovecraftiens, c’est une de mes bases de travail, en plus d’être super à regarder 🙂

Est il possible d’adapter le Maître au cinéma ?

Question épineuse. Certains serait tentés de vous dire “non pas du tout”, d’autres diront que “rien n’est inadaptable”. Bon comme toujours, la réalité est quelque part entre les deux (à mon sens). Comme je l’ai évoqué ici, la peur, notamment au cinéma, se fait selon deux vecteurs principaux : la peur viscérale et la peur immédiate. L’horreur Lovecraftienne est principalement une horreur viscérale, une ambiance, une toile de fond qui vous prend aux tripes et vous plonge au cœur du cauchemar.

Ce type d’approche, au cinéma surtout d’horreur, est clairement marginale bien que certains films ayant recours à ce type d’ambiance aient connu un succès notable (The Mist de Frank Darabont, Alien le 8eme passager, etc. )

Aussi, au cinéma on parlera plus souvent “d’ambiance lovecraftienne” plutôt que d’adaptation littérale d’HPL. Même si certaines adaptations existent (notamment l’excellent “Die Farbe“), elles sont encore plus marginales que les films relevant d’une ambiance Cthulhuesque.

Mais du coup c’est quoi une ambiance “à la Lovecraft” ? On parle souvent d’ “horreur cosmique” pour parler de son style. C’est assez vrai, bien que ça ne soit pas forcément très explicite comme terme.

TV filming

Pour moi cela consiste en une ambiance générale de mystère et de menace indicibles. J’entends par là, une menace gigantesque qui plane sur le monde ignorant. Les protagonistes découvrent peu à peu que cette menace existe et sont dépassés par elle. Lutter contre elle, c’est mettre à mal son esprit, c’est la certitude de mourir, voire pire, face à cette menace sourde. Il peut s’y ajouter un complot ou une secte à plus ou moins grande échelle qui abondent cette menace. Le fantastique y est central mais à la marge, paradoxal ? Pas vraiment, car dans cette vision de l’horreur on ne peut pas appréhender la menace qui, par définition, nous dépasse.

Bien sûr, c’est mieux avec des exemples.

Exemples réussis :

Je vais vous parler ici de quelques exemples réussis d’œuvres inspirées de Lovecraft, sans redire ce qui a été dit par Gillus dans ses vidéos.

J’ai volontairement cherché des films assez connus pour vous montrer que l’œuvre d’HPL se trouve parfois là où on ne l’attend pas et comment son influence se fait sentir.

La cabane dans les bois (Drew Goddard, 2012)

Je commence avec cet exemple volontairement atypique. Ce film est un projet de Joss Whedon, réalisateur d’Avengers. C’est une sorte de “cadeau” fait par les studios pour remercier l’auteur du succès de ses films.

Aussi avec son ami Drew Goddard, il se lance dans un projet pour lequel il a un budget réduit, mais une liberté totale. Ce film est un hommage aux Slashers des années 90, de type Massacre à la Tronçonneuse, Vendredi 13 et compagnie.

Dès le début on peut (ou du moins on croit pouvoir) deviner qui va mourir en premier, qui va vivre, etc.

[toggle title=”Zone Spoiler”]Mais en vrai le film joue avec les codes du slasher et nous expose que ces meurtres font partie d’un plan d’une administration tentaculaire et mondiale pour empêcher l’éveil des “Anciens”.[/toggle]

Ce qui en fait une belle œuvre d’inspiration lovecraftienne. En effet, ce n’est pas le “canon” de l’horreur cosmique propre à HPL, mais ça fonctionne, c’est drôle et c’est bien fait. On valide !

The Mist (Frank Darabont, 2007)

Adapté de l’autre Maître de l’Horreur : Stephen King, plus précisément de la nouvelle Brume du recueil éponyme. Disponible aussi en noir & blanc (ce qui rajoute pas mal de saveur).

On est ici en présence de quelque chose de plus quotidien, en ce que les protagonistes sont des gens ordinaires dans une situation extra-ordinaire. En gros, suite à une tempête très violente, une petite ville du Maine se trouve plongée dans une brume épaisse dans laquelle la mort rode. Les héros sont enfermés dans un supermarché avec une centaine d’autres personnes.

[toggle title=”Zone Spoiler”]En réalité, la région abrite une base secrète de l’armée qui a ouvert inconsidérément une porte vers une dimension parallèle où vivent des créatures hostiles et cyclopéennes. Même ici je vous réserve la toute fin du film, qui est encore plus hardcore que le livre (c’est rare). En tout cas on est dans du Lovecraft quasi pur. [/toggle]

Ainsi hormis les personnages qui ne sont pas très “typiques” de ce qu’écrit HPL, l’ambiance y est, l’horreur désespérée et l’ambiance prennent aux tripes. Un incontournable.

Pacific Rim (Guillermo Del Toro, 2013)

“Wow, wow wow, la Cabane dans les Bois passe encore mais là, c’est juste des robots et des gros monstres”
Alors… Oui.

But wait, there’s more ! On peut y réfléchir quelques minutes et se dire que les Kaijus représentent finalement une menace cosmique et indicible, planant sur le monde. Monde qui a dû se modeler à leur présence.

Ils viennent d’une dimension parallèle et sont incompréhensibles malgré les efforts des scientifiques. Parmi les protagonistes on retrouve des professeurs, même s’ils sont secondaires. Aussi je vous défie de me dire qu’il n’y a pas une bonne touche de HPL la dedans 😉

Del Toro HPL

Cela se ressent d’autant plus lorsqu’on sait que Del Toro était sur un projet très sérieux d’adaptation de la nouvelle du Maître “Les Montagnes Hallucinées”, projet abandonné, puis non puis si, enfin peut être.

Donc regardez ce film, en plus y’a un robot géant qui poutre un Kaiju avec un bateau…

Au final :

Lovecraft est dur à adapter directement, mais pourtant son empreinte est visible dans beaucoup d’œuvres cinématographiques. Ce média s’avère pourtant adapté dans la mesure où il est respecté et compris (oui Alone In The Dark d’Uwe Boll, c’est toi que je regarde).

J’aurai pu aussi citer pêle-mêle, The Thing (John Caprenter), Stranger Things (série TV Netflix), Le Territoire des ombres : Le secret des Valdemar (José Luis Alemán) ou Hellboy I & II (Guillermo Del Toro, encore) et pas mal d’autres.

Lovecraftian movie festival

Et vous quels sont les films que vous trouvez Lovecraftiens ?

Merci de m’avoir lu et pensez à partager l’article !

Guillaume COEYMANS

JDR et Cinéma : Action!

Aujourd’hui on accueille un nouveau contributeur ! Pierre va nous parler ici de sa vision cinématographique du JDR , Enjoy !

Bonjour à tous et à toutes, aujourd’hui, une nouvelle chronique sur les liens entre le jeu de rôle et le cinéma. Si celle-ci vous plait, il y aura des suites, des spin-offs et même des préquels. Bonne lecture !

Exposition

J’adore le cinéma, le bon le moins bon et parfois le franchement nul. Les films sont une inspiration constante, les décors, les intrigues, les personnages et surtout les scènes d’actions.

Peut être que votre parcours est très différent du mien (et si c’est le cas, s’il vous plaît, prenons le temps d’en discuter en commentaires) mais dans les jeux auxquels j’ai joué, les scènes d’action constituent le paroxysme de la séance. Je ne dis pas que ce sont les seules scènes importantes mais elles constituent des points clés, des tournants dans les scénarios.

Je sais qu’historiquement ce focus est un héritage du wargame mais les films hollywoodiens mettent aussi les scènes d’action en avant, les plaçant même comme “moneyshot” dans les bandes annonces. De la même façon, c’est souvent une scène d’action (ou ses prémices) qui est placée sur l’écran du MJ.

Très bel écran par Eclipse Phase
Joyeux fourre-tout pour l’écran d’HITOS
Un bon mexican stand-off pour Deadlands

Zoom sur le cinéma hollywoodien

Si on regarde plus précisément le cinéma d’action hollywoodien, on trouve une structure de scène similaire à celle des JDRs. Les protagonistes se préparent, on a une présentation de l’espace dans lequel vont se dérouler les faits , l’action se déroule et le focus de la caméra se déplace d’un protagoniste à l’autre.

Pour que la scène fonctionne dans un film ou dans un jdr, il faut deux choses : que le réalisateur (ou le MJ) nous fasse vraiment comprendre où on est, anticiper les possibilités tout en laissant des surprises crédibles et excitantes pour les protagonistes.

La lisibilité de la scène est parfois difficile au cinéma quand le réalisateur abuse de la “shaky cam” ou que le montage est si rapide qu’il en devient dangereux pour les épileptiques, mais le récit est linéaire et on finit par comprendre ce qu’il s’est passé.

Le risque lors d’une partie de jeu de rôle est la désynchronisation entre les imaginaires des joueurs et de leur compréhension de ce qui se passe. On a tous vu un PJ qui n’avait pas suivi tenter une action qui n’avait pas de sens et vouloir la changer à posteriori.

Mais ce que je reproche vraiment aux films américains, c’est que les héros sont intouchables. Le réalisateur passe son temps à nous mentir comme quoi ce n’est pas le cas, mais la “plot armor” est trop visible. Les héros ne risquent rien, ils tuent sans remords et à la chaîne. La scène dans ce cas là devient une scène d’action pour l’action, un “eye candy” gratuit et sans conséquence.

On est vraiment censés s’inquiéter pour eux ?

Il n’y a plus d’enjeux émotionnel. Or, assis autour d’une table, si on lance des dés pour lancer des dés, sans implication autre, on s’ennuie vite. J’étais en convention il n’y a pas longtemps et j’ai joué avec un joueur qui s’extasiait des bonus de son prétiré. Je ne comprends pas (ou plus) ce plaisir.

Si le cinéma hollywoodien n’offre pas un modèle correct, est-ce pour autant qu’on abandonne le cinéma comme source d’inspiration ? Évidemment non, par contre je suis allé voir ce que proposait le cinéma asiatique.

Not lost in translation

Le cinéma chinois est le premier vers lequel je me suis tourné. Les films de “wire-fu” tels que le secret des poignards volants étaient trop spécifiques et pas vraiment mon truc, je suis donc allé vers le cinéma de hong kong avec John Woo en tête.

L’action est stylisée, chorégraphiée, c’est très beau mais en jdr on n’a pas les images donc je vais me concentrer sur une troisième école, ma préférée: les thrillers sud-coréens des années 2000.

Cette vague de films comprend des chefs d’oeuvre tels que Old boy, The chaser et I saw the devil. Ces œuvres m’ont mis des claques cinématographiques et m’ont fait réévaluer complètement ce que je considère comme un bon film d’action ; et ça n’a rien à voir avec les explosions.

Désolé Michael, mais n’insiste pas….

L’arme du crime.

Pour l’exemple, je vais comparer deux films avec des scénarios similaires: une fille incapable de se défendre se fait enlever et un homme surqualifié et très violent vient la sauver. Dans chaque école, je prends Taken pour Hollywood et The man from nowhere pour Séoul.

Ce bon “vieux” Liam Neeson tire sur tout ce qui bouge, culminant à un impressionnant bodycount de 35. Les ennemis s’enchaînent, anonymes et inutiles. Le héros de The man from nowhere est loin d’être un pacifiste mais ses outils sont différents. Dans un pays où les armes à feu sont beaucoup plus rares, il privilégie les couteaux (et pas pour les bâtonnets de légumes destinés au houmous NDLR : spécialité du monsieur, inspirateur entre autres de cet article 😀 ). Cette simple différence d’équipement change toute la dynamique des combats. Ils deviennent plus longs, plus proches, plus sanglants et plus risqués. On s’inquiète pour le personnage et le film devient intéressant.

Des solutions ?

Ce qui suit est un retour d’expérience, je ne réinvente pas le champ contre-champ, et je vous conseille aussi la lecture de l’article de Guillaume sur l’horreur, plein de bonnes idées qui peuvent être utiles ici aussi.

Que ce soit en tant que joueur ou en tant que MJ, je suis un maniaque de l’inventaire donc je ne vous conseille pas de priver vos PJs de leurs jouets mais de rendre les rencontres dures, viscérales, importantes.

Le problème avec les feuilles de personnages et leur indication très claire de l’état des joueurs, c’est qu’ils savent à quoi s’en tenir ; ils calculent les risques. Je doute que quelqu’un qui prends un coup de couteau se dise “j’ai perdu un litre de sang, à ce rythme là, je ferai un choc hypovolémique dans 5 min seulement, tout va bien”

J’essaye donc de cacher ces informations aux PJs, c’est plus de travail mais ça vaut le coup.

Le vocabulaire change beaucoup les choses. Transformez vos descriptions en punchlines en jouant sur la sonorité des mots. Un petit échantillon: le staccato des balles qui claquent sur le mur, les shrapnels déchiquettent les armures, les lames glissent dans les chairs…

Combiné ça passe de ça: “le sniper te touche, 15 points de dégâts” à “tu sens un choc dans l’épaule, ta clavicule craque, l’omoplate résonne et ton sang éclabousse les murs”

Non Quentin, tu te détends

Même si Tarantino est un des réalisateurs les plus influents et les plus populaires, il tombe souvent dans l’excès de sang. Ces fontaines sont plus burlesques que dramatiques, hyper violentes mais drôles. Elles désamorceraient la tension qu’on essaye de monter.

En me plaçant à la limite du body horror, en privant les joueurs d’informations autres que sensorielles, je leur fait oublier que je veux qu’ils réussissent, quitte à tricher de temps en temps. En les poussant, en les faisant jouer vite, j’essaye d’enlever la composante intellectuelle, mathématique du jeu, quitte à sacrifier les règles. Tout ça pour toucher directement au cœur.

Scène post-générique

Autant de violence personnelle, est-ce raisonnable ou même souhaitable? Nous verrons ça ensemble, plus tard… En attendant, bon visionnage de films et gl hf pour vos parties de jdr.

N’hésitez pas dans les commentaires à me dire quels films vous inspirent, quels personnages ou scènes vous avez piquées, quel cinéma vous donne envie d’attraper vos dés ? Dites moi aussi quelles sont vos astuces pour rendre les scènes d’actions vraiment prenantes.

Murmures dans les ténèbres : Écouter Lovecraft (Les chroniques du Maître 2/4)

Bonjour à tous ! Suite du dossier sur Howard Philips Lovecraft, je vous conseille vivement de lire le premier article ou du moins l’introduction de celui-ci. Aujourd’hui on parle d’adaptations audiophoniques

Au coin du feu

Pourquoi parler du média radiophonique (ou du moins audio) alors que les grandes heures de la radio et des sagas MP3 semblent être passées ?

Bon déjà parce que la radio vit toujours très bien et que les sagas MP3 reviennent un peu en force, avec l’Épopée Temporelle de Cyprien ou le futur Clyde Vanilla d’Antoine Daniel.

Mais aussi pour deux autres raisons : 1) récemment, France Culture a sorti des adaptations absolument excellentes que je me dois de vous présenter. 2) Également car les écrits du – pas si – reclus de Providence (comme on surnommait parfois HPL), se prêtent particulièrement à l’art du storytelling. Par le vocabulaire, la rythmique et le format (relativement) court, son œuvre est un plaisir à raconter et à écouter.

Nous allons nous pencher ainsi sur deux types d’adaptations : les audiobooks et les adaptations comportant de la mise en scène.

Lovecraft en audiobooks :

Vous pouvez en trouver assez facilement gratuitement sur le net, parfois avec des lecteurs connus. Je vais être assez bref sur ce sujet car il s’agit principalement de lectures assez neutres.

Le plaisir d’entendre ces histoires (d’autant plus si vous trouvez des VO) est réel et nous plonge bien dans l’univers de Lovecraft. Dans l’obscurité, avec vos meilleurs écouteurs sur les oreilles, on peut facilement se laisser emporter dans d’autres mondes !

Livre Audio

Cependant ces lectures sont souvent assez plates et peuvent s’avérer un peu soporifiques dans le cas de longues séances.

Contrairement au second format :

Les adaptations radiophoniques

Les adaptations mises en scène. Principalement portées par France Culture, ces adaptations sont fidèles au texte d’origine, malgré quelques écarts. Mais ces écarts sont parfaitement justifiés par la spécificité du média et ne trahissent pas l’œuvre.

Enfin d’autres écarts tiennent plus de l’actualisation des traductions que de la licence poétique. En effet les traductions dans le commerce (à part la dernière vague de nouvelles versions récemment initiée) datent un peu et retranscrivent parfois assez mal la plume du Maître.

Mais surtout, ces adaptations proposent une mise en scène digne des meilleurs sagas MP3 pour vous plonger au sein de l’univers de HPL.

Radio Ancienne

Pour vous convaincre, petite anecdote : j’étais dans la maison familiale, j’écoutais “La Couleur tombée du ciel”, dans un premier temps seul, puis quelqu’un est revenu et après quelques mots, s’est assis sans mot dire et nous avons écouté la fin de l’histoire dans un silence religieux. Il restait pourtant presque 1h de programme.

Tout cela est dû, à mon sens, à un bon jeu d’acteurs, un travail sonore et musical efficace tout en restant minimaliste. Enfin, c’est aussi le choix des nouvelles qui se prêtent le mieux dans la cosmogonie de Lovecraft.

Voilà pour les adaptations audio du maître !  Comme vous voyez, je vous conseille très fortement de vous pencher sur les adaptations de France Culture :).

Vous pourrez retrouver les adaptations ainsi que d’excellentes émissions sur Lovecraft ICI !

N’hésitez pas à me suggérer d’autres formats dans les commentaires et merci de m’avoir lu !

Guillaume COEYMANS

 

Faut qu’on conv’ #1 – RPGers, 20 ans… réussite critique !

Bienvenue dans “Faut qu’on conv’ “, les articles sur nos expériences en conventions ludiques ! Vous trouverez ici nos impressions sur les événements de nos confrères joueurs. Bien sûr, cela sera tout à fait subjectif, donc n’hésitez pas à donner vos propres impressions en commentaires 😉

Première itération de ce format, avec Étienne – aka Vyrtagh, le reporter de choc qui vous raconte son épopée à RPGers, qu’on ne présente plus 😉 .

A gauche… Polo ! A droite, votre serviteur, Vyrtagh 😉

Vendredi

Départ à 6h du matin avec mon confrère et star du Dragon Libournais, j’ai nommé Polo le Lent ! Arrivée trois heures plus tard dans la jolie petite ville de Plaisance du Gers. Nous prenons notre pass 3 jours et allons directement installer nos tentes. Il y a une zone pour camper gratuitement à 5min à pied du festival… 1er bon point ! Il y a même des douches et des sanitaires à disposition dans un bâtiment adjacent, la classe.

Les inscriptions jdr ne sont pas encore lancées, on en profite pour faire le tour des lieux. Le site est très beau. Le festival couvre deux grandes salles ainsi que la place de l’église et ses parkings. Les installations finales sont en cours : buvette, exposants, intervenants… Il y a déjà quelques dizaines de festivaliers. On croise l’ami Briareos de l’association Troll Me Tender, le week end s’annonce bien ! On croise aussi l’illustrateur talentueux Lunart, un copain de convention également (et si vous ne me croyez pas, faites donc un tour ici !). Puis pleins d’autres confrères ! La liste complète est trop longue, mais pour faire simple, on retrouve tous les habitués des conventions ludiques !

Un cousin dragon !

L’inscription aux tables de jdr est lancée : pas de rondes, chaque MJ annonce son heure de départ sans contrainte. Les places s’arrachent et nous choisissons comme première partie “Insectopia” à 14h30. En attendant le début de la table, nous allons nous échauffer sur du jeu de plateau. Plusieurs parties sur “Le Roi des nains” et “Timeline” plus tard, nous nous dirigeons vers la buvette. Niveau choix et prix, rien de particulier, on est dans la moyenne des conventions. Présence tout de même d’un menu végétarien que plus d’un ont apprécié.

Après le repas, nous nous rendons sur notre table. Le MJ étant en retard, nous discutons agréablement avec nos collègues joueurs du moment. Le MJ arrive et nous plonge immédiatement dans son Univers où nous allons incarner des insectes ! (pour voir le détail des parties jdr, allez dans la section correspondante en fin d’article).

Fin de partie à 19h45 et la prochaine commence à… 20h ! On se dirige précipitamment vers la buvette, mais devant la foule faisant la queue (et on n’est que vendredi…), nous choisissons de nous diriger directement à notre seconde partie. Celle-ci se trouve sous une immense tente type 1001 nuits (l’inculte que je suis ne se mouillera pas en tentant de l’identifier plus précisément). En tout cas, les feuilles de persos ne sont pas encore sorties que nous sommes à fond dans l’ambiance ! La partie se termine vers 1h45 et nous allons dormir, fatigués, mais détendus, heureux, et surtout impatients de vivre la suite des festivités.

Ooooh la belle tente !

Samedi

La nuit fut fraîche, contrairement à ce qu’un mi-Août aurait pu présager. Vers 8h30, je suis allé aux douches, et là, petit souci, les douches sont très anciennes, froides et rien n’indique celles des hommes de celles des femmes. Et comme d’habitude, la malchance de votre serviteur a frappé, et d’un “Bonjour Madame”, j’ai pu me sécher tranquillement.

Frais et dispos, Polo et moi sommes allés tester la formule petit-déjeuner de la buvette. Le café n’était toujours pas disponible, au désespoir de mon compagnon. Nous nous sommes installés sur les nombreuses tables disponibles, réchauffant nos carcasses au soleil. Petit point sur les tables et chaises : comme vous le verrez plus tard, le festival a fait face à une affluence record, et ses bénévoles ont même du chercher du matériel supplémentaire dans les villages environnants. Nous avons donc eu des tables et des chaises trèèès anciennes et pour être franc, pas très confortables (surtout avec des parties de jdr de plusieurs heures).

Joli cadre !

Là encore, les rencontres se sont enchainées, notamment un vieil ami, Yannick de l’association les Ailes de Némésis, avec qui j’ai longuement échangé. Les festivaliers se sont fait de plus en plus présents, mais j’ai eu du mal à évaluer leur nombre en raison de l’étendue du festival.

A 11h, nous sommes allés sur la table de Volution, mais la partie n’a pu commencer que vers 12h45. On commence à plaisanter avec Polo autour du retard chronique dont souffrent nos parties. L’attente a toutefois un énorme intérêt : nous discutons joyeusement avec les autres festivaliers, notamment le célèbre Petit Coeur (pour ceux qui voyagent de forums en forums), de l’association Terres d’Ouest (ne ratez pas leur convention fin Octobre !). La partie où nous incarnons un équipage de pirates se finira vers 17h30 / 18h dans la joie et la bonne humeur.

Nous allons nous inscrire pour la suite des parties. Petit point de détail : pendant tout le week end, des MJs sont venus rajouter leurs tables lors de leur arrivée, c’en était assez impressionnant. Malgré le nombre hallucinant de 53 tables en simultané le samedi soir, nous peinons à trouver des places restantes. Nous réussissons malgré tout à nous fixer sur Seed of Darkness. Entre les deux parties, nous testons Deads of Winter, et même si le temps nous a manqué pour finir la partie, j’en ai eu une très bonne impression (probablement un achat à venir – de mes proches, pour me l’offrir bien sûr 😉 ). Il a fallu attendre l’installation de tables supplémentaires pour commencer la partie (et oui, encore du retard !) et un concert de blues nous a permis de patienter. Enfin, la table a pu se lancer. C’est sans hésiter l’expérience la plus insolite de ce week end. La partie en une phrase ? “Vous jouez sur 3 univers parallèles synchronisés.”. La partie s’est terminée vers 4h30 dans une des salles (nous avons été chassé de l’extérieur par un froid polaire… juré !).

Épuisés et frigorifiés, nous sommes allés glaner quelques heures de sommeil.

Quelques jolis cosplays 😉

Dimanche

Levé à 8h30, le froid de la nuit et celui de la douche m’incite à me limiter à une toilette de chat. Ne m’étant pas encore inscrit pour cette journée, j’avale rapidement la formule petit déjeuner avant de faire le pilier devant la table d’inscription. La chance nous a souri cette fois-ci, car un père et un fils viennent de se désinscrire de la table de One%, tandis que les autres tables étaient déjà complètes. Je me jette donc sur l’occasion et planifie notre dernière partie du week-end.

En attendant la partie à 11h, j’interviewe Fabien, un des organisateurs de l’association, qui a eu la gentillesse de répondre à quelques questions (retrouvez l’interview sous l’article). J’en profite encore pour discuter à droite à gauche.

Puis vient le temps de One% et je passe cinq heures très agréables à incarner un biker dans une ambiance à la “Sons of Anarchy”. A la fin de la partie, Polo et moi faisons un tour pour saluer nos confrères joueurs un peu partout dans le festival et remercier les organisateurs. On retourne au camping remballer nos affaires, et nous quittons donc les 20 ans de RPGers vers 17h15 en nous promettant de revenir avec plaisir les prochaines années.

Des tables, des tables, encore des tables !

Bilan

Génial. Quoi dire d’autre ? Nous avons adoré l’ambiance détendue et festive, le sens de l’accueil des organisateurs. Le public est génial, il n’y a pas eu une bagarre ou un mot au dessus de l’autre pendant les trois jours. On discute avec des inconnus comme s’ils étaient de vieux amis et on se dit qu’on les recroisera avec plaisirs dans d’autres conventions. Le lieu est très beau, et l’espace grand : on respire, en dépit de l’affluence record de cette année (les chiffres ne sont pas encore arrêtés, mais presque 5 000 festivaliers d’après les organisateurs).

Se lever de sa table de jdr à 2h30 du matin et se rendre compte que la salle dédiée au jeux de société est pleine à craquer, c’est que du bonheur.

Histoire d’être honnête, et surtout pointilleux sur des détails minimes, j’évoquerai la douche froide et sans indication homme/femme (mais bon camping gratuit avec douche, sanitaire et à 5min à pieds du festival, c’est déjà énorme !). Les chaises en bois assez inconfortables m’ont aussi légèrement dérangé. Enfin, le programme du week end n’est pas clair. À titre d’exemple, nous avons appris le samedi après-midi qu’il y avait un concours de jdr pour les MJ et pour les PJ… en fin de troisième partie.

Mais ce ne sont que de petits détails. Pour notre première dans le plus grand festival français du genre, nous nous sommes régalés, et nous le conseillons à absolument tout le monde ! Et petit conseil, arrivez tôt le matin et dormez sur place, cela vous donnera le temps d’échanger avec d’autres festivaliers, plutôt que de ne faire que vos parties 😉

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Les 5 parties de jdr du week end

Insectopia :

Dans cet Univers tout neuf et tout juste édité, vous incarnez un insecte, ou plus précisément un “intre”, c’est-à-dire un insecte intelligent. Nous restons à l’échelle des insectes, ce ne sont pas des insectes à taille humaine. Il ne faudra pas lancer vos dés, mais tirer des blattes (billes chinoises) pour déterminer le degré d’échec ou de réussite des actions tentées. Dans le monde d’Endoma, vous allez devoir choisir entre différentes factions. Pour plus d’informations sur ce monde passionnant, consultez le site qui y est dédié : http://insectopia-jdr.com/ . De mon ressenti, le système (ainsi que notre MJ, qui est le créateur du jeu) est très dynamique, et insiste plus sur une approche cinématographique que sur du détail chiffré. L’Univers donne extrêmement envie et le peu d’illustrations que j’ai pu voir sont très belles. Je recommande vivement !

Capharnaüm :

Bienvenue dans les contes des 1001 nuits. L’accent est surtout mis sur les actions d’éclats et l’héroïsme ici. Le scénario que l’on a fait était très (trop ?) simple et cela aurait pu être une initiation au jdr pour des lycéens, voire des collégiens. Au final, je me suis plus amusé dans la longue introduction que dans l’histoire à proprement parlé. Pas désagréable mais pas excitant non plus.

Volition :

Dans un monde de fantasy, nous avons incarné un équipage de pirates, et rien que ça, c’est très bien géré et donc très cool ! Au premier abord, la fiche de personnage et ses nombreux calculs fait peur, mais une fois en jeu, le système est simple d’utilisation. Une bonne dose d’humour dans le background de l’Univers rend l’histoire particulièrement savoureuse (pas comme un certain fromage… 😉 ) Un très chouette moment !

Seed of Darkness

Là on attaque du très lourd. Pour reprendre les mots de son auteur, LÉCOT Christophe, alias L.Ch.&A.N. : Jeu de rôle sombre d’horreur glauque, trash et hyper sexualisé inspiré des illustrations de H.R. Giger et Siudmak, entre autres. Il existe trois univers parallèles et synchronisés dans lesquels le joueurs contrôle alternativement les trois instances de son personnage. Le Monde est notre monde, un peu plus sombre : une représentation du Moi psychanalytique. Le Sous-Monde est violent mais ses habitants sont virtuellement immortels : c’est une allégorie du Ça, consacré aux besoins et à l’envie. Dans le Sur-Monde, expression du Surmoi contraint, les alter-égo des humains sont des sortes de zombies servant de nourriture aux créatures autochtones appelées les Idées. Ce n’est clairement pas un jeu pour joueur débutant, jongler d’un avatar de ton personnage à l’autre demande une gymnastique mentale certaine. Ce qui m’a fasciné lors de cette partie, c’est la logique de cet Univers. Tout semble nouveau et pourtant, tout est d’une évidence indiscutable. Le scénario en lui-même, eh bien… disons qu’il a été détourné au bout de 5min je pense. Le MJ nous a laissé partir dans les directions que nous voulions malgré les extrémités que cela engendrait, mais c’est aussi ce qui nous a le mieux permis de découvrir les 3 Mondes. Une expérience riche et innovante, je recommande pleinement !

One%

Je ne connais rien aux bikers en dehors des clichés habituels, et j’ai même appris la signification du terme “patch” pendant cette partie (manteau du biker qui représente son gang = sa plus grande fierté). C’est avec un grand plaisir que j’ai intégré une bande de hors-la-loi possédant un code d’honneur strict. Le système de jeu fonctionne facilement et est assez punitif. Foncer dans le tas, c’est bien en fin de one-shot, mais sinon, d’autres solutions sont surement envisageables. A la place de fiches de persos, nous avons des cartes. Très sympathique. Je referais volontiers !

Interview

E.C. : Peux-tu te présenter s’il te plait ?

Fabien : Je m’appelle Fabien, et je m’occupe du festival de jeux de société depuis quasiment 20 ans. Je fais partie d’une association ici sur Plaisance, on est un groupe de potes, et on est très très nombreux.

E.C. : En 20 ans de RPGers, qu’est-ce qui te donne la plus grande satisfaction ?

Fabien : C’est se remémorer qu’il y a 20 ans on voulait juste jouer entre potes et puis inviter d’autres associations à jouer avec nous. Je me souviens qu’on s’est retrouvé à 75 dans la salle polyvalente, et en fait 20 ans plus tard, en gardant toujours le même état d’esprit, le fait de jouer avec des amis, et bien on va être a priori près de 5 000 sur les trois jours. C’est super bizarre parce qu’on ne s’est jamais pris la tête en fait, on a juste fait en sorte de pouvoir offrir des espaces de jeux à toutes les personnes qui viendraient. Et comme elles sont de plus en plus nombreuses, on cherche de plus en plus de tables et de chaises, mais le trip reste le même. Ça fait du bien qu’on puisse durer sans se prendre la tête.

E.C. : Si tu devais décrire le public de RPGers en 3 mots ?

Fabien : Whao. La colle, c’est super dur (rires). En fait j’aurais tendance à les réduire à base de concepts. Je dirais “joueur”, “solidaire” et je suis obligé de parler du cadre quoi, donc “champêtre”, parce que ça conditionne un petit peu tout. Et même si ce n’est pas forcément les joueurs, c’est ce qui justifie les choses.

E.C. : A ton avis, quelle est l’anecdote que tu as vécue qui représente le mieux l’esprit de RPGers ?

Fabien : Alors là, j’ai aucune difficulté là-dessus. C’était il y a quelques années, c’est un mec qui arrive avec ses trois enfants, il était à peu près 11h, et il me dit comme ça “On reste pas trop longtemps, parce que y’a ma femme qui nous attend pour manger” et à 18h il était toujours à jouer avec ses enfants. C’est archi-classique, mais c’était il y a quelques années et je le recroise encore. C’est ce trip là. C’est on vient, on pose ses fesses et on ne repart jamais.

E.C. : De ton point de vue à toi, quel avenir tu vois pour RPGers ? Comment tu le vois l’année prochaine, dans 5 ans, dans 10 ans ?

Fabien : C’est très très dur. Y’a des surprises chaque année, parce que d’une part comme je l’ai dit tout à l’heure, on ne s’est jamais pris la tête, et on fait juste en sorte de pouvoir accueillir les gens. Donc c’est un chaos organisé, mais en fait c’est hyper carré. C’est à dire qu’on regarde juste si les gens vont venir et en fonction de combien de personnes arrivent, on adapte le lieu. Et on a fait comme ça pendant 20 ans, sauf que cette année on s’est totalement fait avoir, on avait prévu un peu plus de monde mais pas du tout à ce point là. On installait 30 tables de jeux [de rôles] et là on en a 52. On s’est complètement fait dépasser. J’imagine que ça va évoluer. La difficulté c’est qu’il faut qu’on soit assez nombreux pour gérer tout ça, gérer les buvettes, gérer l’accueil… on avait une application y’a pas si longtemps pour gérer les inscriptions aux tables [de jeux de rôles] et ça marche plus du tout, parce qu’il y a trop de monde. Donc il faut qu’on repense absolument tout. J’ai tendance à dire que ça sera un peu plus grand et puis un petit peu mieux, mais on a tellement de choses à repenser que finalement ça sera peut être juste un retour aux sources avec peu de monde où même nous on pourra jouer au lieu d’organiser. J’hésite entre ces deux, je n’en ai pas la moindre idée.

Merci aussi à Polo et à Etienne pour cet article ! Quant à votre serviteur, je suis actuellement dans les cartons (de JDR, donc très légers…) et les gobelins ne bossent pas assez vite, du coup le rythme de publication prend du retard 🙂

Let’s Palette #1 : Asteroyds

Bonjour à tous ! Premier épisode d’une série de collaborations avec des amis proches ! Aujourd’hui le blog s’ouvre à Etienne qui nous parle de ses trouvailles 🙂 N’hésitez pas à partager l’article et à commenter si cela vous a plu et si vous souhaitez plus de collab 🙂 

Dans cette série d’articles, je vais présenter des jeux de société, 17 pour être précis. Je les ai obtenu via une palette Ludikbazar que l’association le Dragon Libournais s’est procurée (coucou les dragons !). Je n’ai choisi ces jeux qu’en fonction de leurs boîtes (visuels + présentation sur la boîte  quand même)… autant dire que je ne sais rien d’eux ! C’est donc des tests en tant que néophyte que je vais réaliser pour les articles de cette série. Dernière précision, tout ceci est bien sûr purement subjectif, n’hésitez pas à dire dans les commentaires à quel point vous n’êtes pas d’accord 😉 Aujourd’hui nous partons à la découverte de…

ASTEROYDS

Fiche technique :

  •  Auteurs : Guillaume Blossier et Frédéric Henry

    Frédéric Henry

Guillaume              Blossier
  •  Illustrateur : Nicolas Fructus
Nicolas Fructus
  • Editeur : Ystari games
  •  Date de sortie : 2010
  •  Genre : jeu de stratégie… en temps limité !
  •  de 2 à 6 joueurs – peut se jouer en équipes
  •  conseillé à partir de 10 ans
  • temps de jeu : 20-40 min
  • prix : 40€

Principe du jeu

Les joueurs participent à des courses de vaisseaux clandestines dans un champ d’astéroïdes. Les astéroïdes vont bouger de façon aléatoire à chaque tour et les joueurs auront un temps déterminé pour effectuer une programmation de leurs actions. Le jeu se déroule sur un plateau à cases hexagonales.

Il existe d’autres modes de jeu proposés dans le livret de règles.

Plateau de jeu

Les points forts 

  •  Une compréhension rapide
  • Beau matériel, chapeau bas Monsieur Fructus ! Petit bémol sur les pions vaisseaux, les illustrations de ces derniers sont bien meilleures.
  • Un jeu modulable : après quelques parties, il est très facile de s’imaginer comment l’adapter à nos envies. Petites idées en la matière : faire des championnats ; autoriser les tirs sur vaisseaux ; faire intervenir des événements pendant la partie, scénarisation, etc…
  • Jeu dynamique

Les points faibles

  •  Jeu en kit. Son point fort est aussi son point faible : sans imagination de la part des joueurs, le jeu va vite tourner en rond. Être dépendant de son imagination pour un jeu coûtant 40€, je peux comprendre que cela en fasse râler plus d’un.
  •  Jouer seul à plusieurs. Dans sa version basique, il n’y a aucune interaction directe entre les joueurs possible. Cela donne l’impression de jouer seul à tour de rôle.
  • Les fausses options. La course étant le mode standard, le reste est proposé comme des alternatives. Mais concrètement, cela n’apporte pas grand chose de neuf. Les pouvoirs des pilotes manquent d’imagination et ne changent pas l’expérience de jeu, pas plus que les autres modes proposés.

Au final…

Au départ, les visuels du jeu ainsi que les tours chronométrés m’ont beaucoup plu. Car oui, c’est mon premier jeu chronométré, je n’ai entendu parler de Roborally (plus d’infos ici) qu’en faisant des recherches pour l’écriture de cette article (promis je vais me rattraper, pas taper !).

Après quelques parties, les défauts du jeu évoqués plus haut sont assez flagrants. Cela dit, si vous êtes motivé et que vous établissez vos propres modes de jeu, Asteroyds peut être un excellent point de départ.

Je trouve que c’est un jeu bien adapté pour des découvertes et/ou tournois courts en convention. Son visuel accrochera l’œil du public et une partie est vite faite.

Ma conclusion : Asteroyds est un jeu très divertissant en découverte mais qui a besoin d’un investissement innovateur pour tenir sur le long terme.

Etienne C.

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Voici donc mon premier article, j’espère qu’il t’aura plus à toi, Lecteur 😉 Si c’est le cas, ou non d’ailleurs, n’hésite pas à me le dire en commentaire. Tant que c’est constructif, je suis preneur ! Pour ceux qui ont testé ce jeu, n’hésitez pas à donner vos propres impressions ! Dans tous les cas, parlez de nous, diffusez un maximum autour de vous !

“La vie est un jeu, il ne faut pas la prendre trop au sérieux !”

PS : Je tiens à remercier Guillaume de me laisser cet espace d’expression. Promis, la prochaine fois, c’est moi qui amène les bières !

Pas de soucis ! Et à très vite pour la suite  =) 

Que manger en cours de partie ?

Petite réflexion en passant, presque une “shower thought” comme disent les anglo-saxons : qu’est ce qu’on mange durant un JDR ? Et quelle serait la meilleure nourriture pendant une partie ? C’est aussi parfaitement valable en séance de J2S ! 

Un moment convivial :

Une partie de JDR, en privé ou en convention est un moment convivial entre amis ou entre personnes qui partagent des intérêts. Dans ces moments de partage, la bouffe est un élément important, surtout dans nos contrées de mangeurs de fromages et de baguettes.

Du coup la question se pose : qu’est ce qu’on mange et pourquoi ?

Les problématiques que ça pose:

Souvent dans ces situations, nous amenons de la nourriture traditionnellement qualifiée de “malbouffe”; chips, barres chocolatés, snacks, sodas, frites, burgers etc. Je ne parlerais pas de l’aspect santé car ça ne regarde que vous.

En revanche, ce type de plats a un défaut principal : ça tache, salement. Une feuille de perso salie ça peut parfois se rattraper, mais parfois la fiche devient illisible. Mais passe encore. Maintenant imaginez une grosse tache de chips sauce barbecue sur votre superbe bouquin édition limitée collector crowdfundée à 150 € ? Ou sur votre plateau de jeu importé d’Allemagne à 80€ ? Ou pire, sur votre édition originale de Tunnels and Troll de 1975 ? Ça devient tout de suite problématique…

Bien sûr, le matériel de jeu vis et se patine avec le temps. Cela fait partie du plaisir (mon plateau d’Horreur à Arkham ne tient plus ensemble, mais il n’est pas taché 😉 )

Quelles solutions ?

Je vois deux types de solutions pour remédier à cela, et seulement l’une des deux implique de se passer de chips et de coca 😉

Réserver un temps au repas :

Solution très franco-française, car nous aimons prendre le temps de manger ; il s’agit d’arrêter de joueur une heure, de nettoyer la table et de manger loin du matériel de jeu. Cela peut aussi être d’aller au fast-food du coin ou commander des pizzas.

C’est une solution sûre et pratique car elle permet aussi de faire un break dans une partie, de retrouver son énergie (la fameuse énergie de groupe 😉 ) et d’échanger sur la partie. Principalement quand le jeu se déroule sur une longue période, les personnages ont le temps de parler, alors les joueurs peuvent l’avoir aussi.

Prévoir des aliments “propres” :

Faites une croix sur vos chips et vos Kinder Buenos ! Privilégiez des fruits et légumes frais (surtout en cette saison) de préférence préparés de façon à être mangeables en une bouchée. Typiquement les tomates cerises, les carottes coupées, etc.

Au delà d’être de la nourriture saine, le risque de tache est beaucoup plus faible car ces aliments sont bien moins gras et restent peu sur les mains, et par transitivité tachent moins.

Alors bien sûr il est toujours possible de tacher du matériel avec une carotte, mais le risque est bien moins sévère. Dans tous les cas cela ne nous dispense pas d’être attentif à notre matériel et à veiller à ne pas l’abîmer !

Voilà pour cet article court sur la restauration en partie ! Faites moi part de vos astuces en commentaire !

Merci de m’avoir lu !

Guillaume COEYMANS 

Service Compris, un classique à la hauteur ?

Parce qu’il n’y a pas que les jeux récents dans la vie ! L’envie d’en parler m’est venue après quelques parties récentes et des avis mitigés que j’ai pu voir ici ou là. Alors venez avec moi à la découverte de ce classique ! 

Un classique ?

Service compris n’a rien à voir avec les jeux de plateaux “classiques” tels que le monopoly ou le Trivial Poursuit. Je parle de classique car service Compris fait partie de ces jeux qui étaient très populaires il y a une dizaine d’années, avec Elixir (que je n’ai jamais aimé), Oui Seigneur des Ténèbres, ou dans une certaine mesure, le loup-garou. A mon sens ce sont des jeux qui datent d’avant (ou du début) l’explosion du J2S en France .

C’est donc un jeu que j’ai découvert jeune et que j’ai pu tester à nouveau récemment.

En quoi ça consiste :

Le matériel de jeu est très simple : un “tapis” de jeu représentant la table d’un Ogre, 6×9 cartes représentant des races fantastiques (Troll, Gobelins, etc et pour chacune, un “roi”) et des cartes d’actions.

Le principe est tout aussi simple : au bout de la table, l’Ogre a faim et chacune des races va se voir dévorée au fur et à mesure. Chaque joueur dispose de cartes actions permettant d’envoyer des membres d’une race ennemie se faire boulotter, ou bien d’accélérer le repas, etc. Chaque joueur dispose aussi de contres afin de pimenter tout ça. La dernière race en jeu est la gagnante.

Et ça vaut quoi ?

Les illustrations ne sont pas des plus inspirées, et le fait que le “roi” soit juste un zoom sur le visage d’un personnage normal est un peu fainéant. Chaque personnage a un nom différent, souvent sous forme de jeu de mots, on aime ou on n’aime pas, moi ça me fait rire !

Cependant, une fois la partie lancée, le jeu déroule bien. Alors oui, il n’y a pas vraiment de hasard et assez peu de stratégie, ce qui fait qu’on peut s’acharner sur un joueur ou avoir une mauvaise main.

Cependant si l’esprit est juste de jouer à un jeu simple, fun et rapide, c’est un excellent jeu. L’ambiance y est vite, chacun appréciant les coups tordus que les autres se font avant d’en subir lui même un.

Il y a une vraie dose de suspense, la partie pouvant rapidement basculer avec certaines combinaisons de cartes ou selon le tirage des cartes.

Rapide à mettre en place, simple et fun, c’est un jeu que je trouve vraiment sympathique. Il a été récemment réédité et est donc facilement disponible, ne cherchez pas plus loin pour un jeu fun et rapide !

Pourquoi tant de critiques  ?

Les principaux reproches que j’ai lus tournent autour du hasard et de la répétitivité du jeu. Pour moi ces arguments ne tiennent pas. En effet, ce n’est pas un jeu fait pour passer des après midis entiers à jouer, en calculant 10 mouvements en amont et où l’on planifie 10 tours à l’avance.

Non, Service Compris est un jeu sans prétention, un jeu à jouer vite pour se chauffer avant, par exemple, de se lancer dans 4 heures d’Horreur à Arkham. Bien entendu ce n’est pas non plus un jeu à mettre avec n’importe quel groupe. Si vous n’avez que de vieux briscards qui ne jurent que par des jeux dont chaque partie fait 2h au minimum, ce n’est pas la peine. Mais pour un public plus jeune ou plus dans l’ambiance de faire un “party game” ça passe très bien .

Donc je vous recommande Service Compris et vous dit à très bientôt pour la suite !

Guillaume COEYMANS 

Mes 4 commandements du Joueur de JDR

Après avoir évoqué ICI les commandements du JDR plutôt orienté vers les MJ, place maintenant à ceux du PJ !

4 – Honnête tu seras

C’est à dire honnête ? Tout bêtement être en capacité de dire, en tant que joueur, à ton MJ ou à ton groupe si tu souhaites faire quelque chose de particulier ou si quelque chose ne te convient pas.

Si tu n’es pas à l’aise avec un style de jeu, une ambiance ou des thématiques il est très important de le dire. En effet, il arrive parfois qu’un joueur n’arrive pas a rentrer dans la partie à cause de ce type de problématiques.

C’est particulièrement vrai dans certains types de jeux ou d’univers pouvant toucher à des thématiques graves. Il m’est déjà arrivé lors d’une partie de Bimbo sur un scénario inspiré du film “Délivrance” de voir des joueurs mal à l’aise avec certaines scènes (si vous avez vu le film, vous savez de quoi je parle, sinon foncez, mais avec prudence, c’est un film très dur).

De façon plus légère, je suis personnellement mal à l’aise avec des personnages de brutes que j’ai du mal à jouer, aussi je n’hésite pas à demander à changer si besoin.

Aussi, dites à votre MJ ce que vous souhaitez ! Il y a toujours moyen de s’arranger 🙂

3 – Des propositions tu feras

Prolongement du point suivant, en tant que joueur il est important d’être force de proposition. Ce conseil s’adresse principalement aux néophytes : PROPOSEZ ! On voit souvent des débutants être timorés ou réservés au cours de leur parties.

Je comprend parfaitement car tout débutant dans n’importe quel milieu peut être impressionné, c’est même une des caractéristiques du débutant. Néanmoins, il ne faut pas hésiter à proposer des actions, des plans, des idées, etc… Rien n’est jamais farfelu ou nul, à tous les coups ça pourra faire avancer le groupe.

Et de toute façon dans un JDR il n’y a pas de notion de victoire, aussi il n’y a littéralement rien à perdre. Donc toute proposition est bonne à prendre.

Tant que les propositions se font en accord avec les autres points, c’est très agréable pour un MJ d’avoir un groupe qui est force de proposition.

2 – La situation tu accepteras

C’est un point plus subtil et je pense qu’à terme, il y aura un article complet sur le sujet. Contrairement à l’idée générale, je pense très sincèrement que le JDR n’est pas un monde ouvert et sans limites. Le rôle du MJ est, entre autres, de restreindre cette liberté afin que les joueurs restent dans le cadre de ce qui a été posé.

Ainsi, il est important en tant que joueur, d’accepter ce que propose le MJ et les autres joueurs. Pour illustrer, je vais me servir d’un exemple vécu lors d’une partie de Cyberpunk, ambiance huis clos étouffant avec risque de se faire démonter par la mafia locale.

Or l’un des joueurs (qui se reconnaîtra s’il me lit 😉 ) a décidé d’arpenter la maison dans laquelle nous étions enfermés en trimbalant un ruban rouge et en le faisant danser dans tous les sens. C’était complètement contraire à l’ambiance posée et a pu nuire à toute la partie. Autre exemple, plus classique, dans l’Appel de Cthulhu il faut accepter que, sauf mention contraire, nos personnages doivent être en mesure de voyager et accepter de poursuivre une quête pouvant les mener à la mort ou à la folie (mais j’en parlerais dans un autre article 😉 ).

Donc acceptez à bras ouverts les contraintes que l’on vous donne et vous verrez que votre jeu ne pourra en être que meilleur !

1 – Écouter avec attention tu devras

Numéro 1, le plus évident mais ça fait du bien de le rappeler. Écoutez ce qu’il se passe, tant au niveau du MJ que des autres PJ. Cela demande de l’attention et un effort certain, mais c’est important d’être dans une position d’écoute et de disponibilité maximale pour que tout se passe au mieux.

Ce n’est pas évident car nous sommes souvent entre amis donc la propension à digresser est énorme, surtout quand la partie commence à durer. Mais c’est pour moi un argument de plus vers des parties au format 4h, mais on en parlera plus tard 😉

Voilà pour ces 4 petits conseils, si certains viennent de l’improvisation théâtrale, ils auront peut être reconnus des points de convergence, c’est normal car je pense qu’il y a du bon à prendre de l’impro vers le JDR !

Merci de m’avoir lu et n’hésitez pas à partager cet article et à le commenter !

Guillaume COEYMANS 

Peut-on être public de JDR ?

Une phrase entendue souvent par les amateurs de JDR souhaitant initier des amie-e-s : “Nan mais je vais venir voir d’abord ! comme ça si ça me plaît je peut tenter après” . Du coup petit article sur pourquoi ça n’est pas possible : 

La barrière de l’imaginaire :

C’est un facteur important, parce que concrètement, en JDR on ne fait pas grand chose de très physique: on est assis autour d’une table avec des crayons, des dés et on parle.

Du coup objectivement, c’est pas vraiment passionnant à regarder. Tout se passe dans nos têtes et dans la représentation collective que nous arrivons à mettre en place par l’addition de nos imaginaires. C’est l’essentiel : l’implication, le JDR demande beaucoup d’implication pour profiter a fond du plaisir du jeu.

Une grosse partie de l’implication vient aussi de l’explication et l’application du système et de l’univers de jeu. C’est à dire qu’en jouant, on participe à l’immersion dans l’univers. Un jeu très orienté action par ses règles donnera un scénario totalement différent que le même scénar’ avec des règles beaucoup plus orientées investigation. Si vous n’êtes pas impliqué dans le jeu, au final vous ne voyez qu’une part de ce qui se passe.

Aussi, rester à coté d’un tel groupe est forcément une forme de mise à l’écart et en vrai, vous risquez de vous ennuyer ferme à regarder des gens papoter pendant 4h.

Argument de plus car une partie de JDR étant toujours assez longue comparée aux loisirs ludiques classiques, l’ennui pour un spectateur non-impliqué peut se faire plus grand encore.

La barrière sociale :

Plus subtile, c’est aussi une barrière intrinsèque au JDR qui est bien plus proche du social que du jeu. En effet, si on se met à la place de quelqu’un qui n’y connait rien à l’univers JDR, il faut avouer que ça ne fait pas envie au premier abord. Plantons le décor :

  • “Hey, ça te dis de tester du JDR avec Jean-Michel et Jacky ?
  • Ouais ça consiste en quoi ?
  • Et bien en gros c’est un jeu ou on vit des aventures, par exemple dans le monde du seigneur des anneaux
  • Ah, pourquoi pas, on fait ça quand ?
  • Samedi prochain, de 14 à 23h ?
  • …”

Avouez, c’est du vécu non ?

Voilà l’un des premiers éléments : découvrir un loisir en commençant par s’enfermer 8h dans une pièce avec 3 inconnus pour jouer à un jeu qu’on ne connait pas et qui ne nous plaira peut être pas.

Et je ne parle même pas du cas des femmes qui sont au mieux sous-représentées, au pire carrément discriminées (si si, regardez ICI, LA ou LA). On peut donc comprendre que venir s’asseoir à une table de mecs inconnus pendant toute une nuit, ça peut rebuter.

Mais alors, que faire ?

Oui, que faire ? Après tout le JDR, nous, on le sait que c’est bien ! Que c’est même génial ! Alors voici quelques pistes de réflexion pour aller plus loin :

Les conventions : incontournables

Je l’ai déjà évoqué dans mon article sur les conventions : pour amener vos amis dans le monde du JDR, les conventions sont les MEILLEURES SOLUTIONS tout simplement. Le cadre public est beaucoup plus sécurisant, il y a des stands à explorer, de la bière à boire, des gens à rencontrer etc. Du point de vue ludique, les parties sont souvent courtes et comprennent la présentation de l’univers et des règles, ce qui permet à tout le monde de partir du même niveau.

C’est à mon avis le meilleur moyen de mettre un pied dans l’univers du JDR avant de se mettre aux formats plus “classiques” dans un cadre privé.

Adapter les parties :

Ça me paraît une évidence mais de ce que j’ai vu et entendu, ce n’est pas le cas pour tout le monde. Lorsqu’on accueille un nouveau joueur, il est nécessaire d’avoir prévu un scénario pour l’occasion (j’ai personnellement 2-3 scénarios d’initiations issus du commerce ou de ma plume pour ces situations).

Typiquement, il ne faut surtout pas inclure un débutant en cours de partie ou de campagne. C’est le meilleur moyen de perdre le néophyte et de lui laisser une mauvaise image de ce loisir. Oui, pour vos vieux briscards de potes, c’est peut être un peu relou mais ils sauront faire avec, et leur faire réviser les bases ne leur fera peut être pas de mal.

De même, un débutant demande plus d’attention de la part du MJ. Il est important de solliciter le joueur plus souvent que les rôlistes expérimentés. Pourquoi ? Car le débutant n’aura pas forcément les automatisme, aura peur de “mal faire” ou sera intimidé par les joueurs avec de la bouteille qui monopoliseront le jeu. C’est au MJ de gérer cela pour que tout se passe au mieux.

Je ne suis pas forcément pour une simplification des règles à cette occasion mais ça peut être une variable à ajuster pour que tout se passe au mieux.

 Présenter le loisir :

Souvent, on a un souci de définition du JDR. Certains parlent de jeu de société amélioré, d’autres de théâtre… et il y’a encore d’autres appellations. Je n’ai pas vraiment de définition précise, même si j’ai tenté dans cet article. Il revient aussi parfois la formule “le meilleur moyen de comprendre c’est d’essayer !”, mais on voit bien que cette explication se mord la queue.

Comment faire donc ? Ce qui marche bien en général c’est les analogies “Oui tu sais façon Donjons & Dragons” car c’est relativement connu, mais ça suppose que la personne connaisse déjà. Tout comme faire référence aux émissions du Joueur du Grenier “Aventures” qui permettent de se faire une idée.

Et bien c’est là que le bât blesse et où je me dois de vous avouer que je sèche. Aussi je fais appel à vous pour me donner vos astuces en commentaire !

Merci de m’avoir lu et à très bientôt !

Guillaume COEYMANS