Que manger en cours de partie ?

Petite réflexion en passant, presque une “shower thought” comme disent les anglo-saxons : qu’est ce qu’on mange durant un JDR ? Et quelle serait la meilleure nourriture pendant une partie ? C’est aussi parfaitement valable en séance de J2S ! 

Un moment convivial :

Une partie de JDR, en privé ou en convention est un moment convivial entre amis ou entre personnes qui partagent des intérêts. Dans ces moments de partage, la bouffe est un élément important, surtout dans nos contrées de mangeurs de fromages et de baguettes.

Du coup la question se pose : qu’est ce qu’on mange et pourquoi ?

Les problématiques que ça pose:

Souvent dans ces situations, nous amenons de la nourriture traditionnellement qualifiée de “malbouffe”; chips, barres chocolatés, snacks, sodas, frites, burgers etc. Je ne parlerais pas de l’aspect santé car ça ne regarde que vous.

En revanche, ce type de plats a un défaut principal : ça tache, salement. Une feuille de perso salie ça peut parfois se rattraper, mais parfois la fiche devient illisible. Mais passe encore. Maintenant imaginez une grosse tache de chips sauce barbecue sur votre superbe bouquin édition limitée collector crowdfundée à 150 € ? Ou sur votre plateau de jeu importé d’Allemagne à 80€ ? Ou pire, sur votre édition originale de Tunnels and Troll de 1975 ? Ça devient tout de suite problématique…

Bien sûr, le matériel de jeu vis et se patine avec le temps. Cela fait partie du plaisir (mon plateau d’Horreur à Arkham ne tient plus ensemble, mais il n’est pas taché 😉 )

Quelles solutions ?

Je vois deux types de solutions pour remédier à cela, et seulement l’une des deux implique de se passer de chips et de coca 😉

Réserver un temps au repas :

Solution très franco-française, car nous aimons prendre le temps de manger ; il s’agit d’arrêter de joueur une heure, de nettoyer la table et de manger loin du matériel de jeu. Cela peut aussi être d’aller au fast-food du coin ou commander des pizzas.

C’est une solution sûre et pratique car elle permet aussi de faire un break dans une partie, de retrouver son énergie (la fameuse énergie de groupe 😉 ) et d’échanger sur la partie. Principalement quand le jeu se déroule sur une longue période, les personnages ont le temps de parler, alors les joueurs peuvent l’avoir aussi.

Prévoir des aliments “propres” :

Faites une croix sur vos chips et vos Kinder Buenos ! Privilégiez des fruits et légumes frais (surtout en cette saison) de préférence préparés de façon à être mangeables en une bouchée. Typiquement les tomates cerises, les carottes coupées, etc.

Au delà d’être de la nourriture saine, le risque de tache est beaucoup plus faible car ces aliments sont bien moins gras et restent peu sur les mains, et par transitivité tachent moins.

Alors bien sûr il est toujours possible de tacher du matériel avec une carotte, mais le risque est bien moins sévère. Dans tous les cas cela ne nous dispense pas d’être attentif à notre matériel et à veiller à ne pas l’abîmer !

Voilà pour cet article court sur la restauration en partie ! Faites moi part de vos astuces en commentaire !

Merci de m’avoir lu !

Guillaume COEYMANS 

Imaginaire Ludique, de quoi on parle ?

C’est vrai, après tout, depuis le début de ce blog, et de par son titre, je parle d’Imaginaire ludique, mais qu’est-ce que c’est ? Dur dur d’y répondre. Pour ceux qui sont familiers du concept, c’est tout naturel, en revanche, quand on commence à vouloir expliciter de quoi on parle, c’est un peu plus compliqué. Je vais brièvement donner ici, ma définition. Il y a peu de documentation sur le sujet, aussi c’est essentiellement une définition empirique et déductive que je vais présenter. Au fur et à mesure de l’évolution de mon travail, tout ça va se décanter, se préciser, s’affiner et se “sourcer”.

Ce qui tombe sous le sens

Quand je demande autour de moi ce qu’on entend par imaginaire ludique, auprès des pratiquants on obtient des réponses assez claires. Tout ce qui est Jeu de rôle papier, (JDR) fait l’unanimité, il est impossible d’organiser un événement en lien avec l’imaginaire ludique sans qu’il y ait du JDR. C’est vrai pour ses formes les plus canoniques tout comme les formes plus pointues. On y trouve aussi tout ce qui est de l’ordre du Jeu de Rôle Grandeur Nature (que j’expliquerai dans un article futur). On y retrouve aussi tout ce qui est de l’ordre du Jeu de Plateau de spécialiste.
Dans le même ordre d’idée, on y trouve la littérature dite “de genre”. C’est à dire les genres sous-représentés (à relativiser, comme je vais l’expliquer plus loin), science fiction, Heroic Fantasy (et non fantastique! ), ou horreur. Ces genres ont souvent étés associés à de la “sous littérature” à cause de leur public de niche et leur faible diffusion.
Ensuite viennent tout ce qui est culture asiatique, principalement Japonaise et Coréenne, avec notamment les mangas, J-pop, K-pop et autre cosplay.

Ce qui fait débat

Ou du moins qui ne  fait pas l’unanimité. Là se posent deux éléments principaux ; le Jeu Vidéo et le cinéma de genre. Le jeu vidéo d’abord, en tant que média quasiment assimilé à un média de masse, il ne possède plus cette aura un peu mystérieuse qu’on retrouve dans le JDR par exemple. Sa large diffusion auprès du grand public rend plus compliqué sa nature de “niche”. Mais en creusant un peu, on voit que le jeu vidéo se comporte un peu comme la littérature.  On y trouve les jeux “grands publics” qui fédèrent les foules, mais aussi des jeux nettement moins diffusés voire indépendants. C’est dans ces jeux qu’on va retrouver les mêmes dynamiques que dans les sous cultures “geeks” (je déteste cette nomination, mais j’y reviendrai) . Ces jeux ont la même dimension “imaginative” et “ludique” que n’ont pas les jeux dits “triple A”.
Dans le cinéma, on va trouver une dynamique différente. Le cinéma de genre à fait sa mutation grand public depuis quelques années déjà (en témoignent les succès d’Interstellar, Lucy ou le Seigneur des Anneaux) et ces genres sont acceptés. Mais, les cinéastes sont de sacrés filous, et la plupart des films “de genre” possèdent un double niveau de lecture. Un bon exemple de cela est, à mon avis Gladiator de Ridley Scott, que l’ont peu soit prendre pour un film “de guerre, de gladiateurs, de sang, sueur et larmes” ou comme un film plus emotionnel, de descente aux enfers, quête de liberté et de lutte contre l’oppresseur. Regardez la plupart des films de SF et de Fantasy de ces 10 dernières années, reflechissez un peu et vous verrez de quoi je parle !

Voilà donc un petit tour d’horizon de ce que j’entends par Imaginaire Ludique, c’est forcément un résumé succint, mais au fil des articles, je définirai de plus en plus précisément et vous donnerai une vision précise par l’exemple.

Guillaume Coeymans

JDR De quoi ?

Qu’est-ce que c’est quoi dis donc un JDR ?

Aujourd’hui, on parle de jeu de rôle, et on va essayer de débroussailler le terrain. De quoi parle-t-on quand on parle de JDR ? Alors il faut clarifier de suite. Un jeu de rôle au sens large c’est simplement une activité au cours duquel une personne incarne un rôle avec une ou des autre(s) qui en incarne(nt) aussi un dans un environnement fictif. Cela peut avoir plusieurs buts ; thérapeutique, ludique ou pédagogique. Mais bien sûr, le sujet ici c’est ce que l’on appelle le « Jeu de rôle sur table ou Papier » (de l’anglais Tabletop Role Playing Game) qui est une forme de jeu de société un peu particulière. Comme nous l’avons vu dans l’article sur les jeux de plateau c’est un type de jeu coopératif asymétrique.

Pour être clair, le jeu se découpe en deux camps ; le Meneur de Jeu (MJ) et les Joueurs ou Personnages Joueurs (PJ). Le MJ à pour rôle d’animer la partie en décrivant situations et actions et les PJs eux, agissent en fonction de ce que le MJ à préparé à l’avance. Le MJ incarne aussi les Personnages Non-Joueurs (PNJ, ou les différents intervenants que les PJs peuvent rencontrer) ou monstres. Il s’assure aussi du respect des règles du jeu (j’y reviendrai dans un autre article =) ), de la cohésion du groupe et du bon déroulé de la partie.  Les joueurs eux, incarnent un personnage précédemment crée selon les règles du jeu et décrivent la façon d’agir du personnage dans les situations décrites par le MJ. Cela peut sembler un peu cloisonné mais en vrai il s’agit d’une réelle interaction entre les deux parties et cela permet de créer un scénario unique. Dans ce type de jeu de rôle, il n’est pas nécessaire d’incarner physiquement son personnage (pas de costume ni de simulation physique, cela passe essentiellement par le parler). C’est ce que l’on appellera le Role Play (RP) ou interprétation qui prime. Personnellement, je préfère le terme de « projection », mais nous en parlerons plus tard.

Une séance de JDR s’appuie aussi sur un univers de jeu et des règles décrites en amont (en général à travers des livres dédiés). Ces règles viennent compenser l’impossibilité physique de faire certaines choses et régler des situations ou la réussite ou l’échec ne sont pas certaines. En général elles sont faites à base de lancer de dés ou une autre forme d’aléatoire. Par exemple, il n’est pas possible lors d’une partie de créer un orbe magique, mais les règles permettent de décider si l’action est réussie, et c’est au PJ et au MJ de décrire ce qu’il se passe en fonction du résultat.

Entrons  dans les détails

Comme pour le jeu de plateau en général, on peut distinguer plusieurs catégories non-exclusives. Elles sont à mon avis un peu moins nombreuses, je vais essayer d’en faire le tour :

  • Jeu Simulationniste: C’est un type de jeu ou l’on a une profusion de règles très précises et qui permettent virtuellement de régler toutes les situations avec le plus de précision possible. On y retrouve beaucoup de JDR axés sur le combat et plutôt médiévaux-fantastiques. Par exemple : Donjons & Dragons (Wizards of The Coast), Shadowrun (Black Book Editions), Warhammer (Edge Entertaiment).
  • Jeu d’ambiance : Ici, l’ambiance et le RP prime sur les règles et l’interaction compte plus  que la précision des règles. On préfère adapter les règles aux situations que l’inverse. Quitte à ce que cela ressemble à de l’arrangement avec les règles. On retrouve dans cette catégorie l’Appel de Cthullhu (Sans-Détour), Cyberpunk (non-édité) ou Yggdrassil (7eme Cercle).
  • Jeu prêt-à-jouer :  La ou les autres types de jeu vont demander un gros livre voire toute une gamme pour être joués de façon optimale, les Prêts à jouer font le pari inverse. Livres très courts, dans un format quasi-pocket. De plus le système de jeu qu’ils proposent est assez simplifié et permet de jouer très rapidement avec un minimum de matériel. En général ils sont très caractérisés dans une ambiance particulière. Je pense notamment à Dés de Sang (Pulp Fever), Asgard (les 12 singes) ou encore Fiasco (Edge Entertaiment)
  • Proto Jeu de rôle : Un nom un peu barbare pour une type de jeu de société qui à de forts liens avec le JDR sans en être directement. Ces jeux ont en général une certaine part d’interprétation dans leur système mais pas aussi poussée qu’en JDR. De plus, il se détache des règles classiques, et se rapproche parfois même d’un Grandeur Nature. Mais cela fera l’objet d’un futur article. Je pense surtout au leader, j’ai nommé le Loup Garou de Thiercellieux(Asmodée), Parsely game (La boite à Heuh), et enfin mon coup de cœur de 2013, Sporz (Editions La Donzelle)

 

Voilà pour un tour d’horizon de ce qui se fait dans l’univers du JDR. Bien entendu, ce n’est pas exhaustif et j’ai laissé certaines parties dans l’ombre. Je compléterai le sujet au fil du temps. Notamment à venir, un article sur le jeu de rôle Grandeur Nature.

 

Guillaume Coeymans

 

Sources :

http://www.ajdr.org/

http://fr.wikipedia.org/wiki/Jeu_de_r%C3%B4le

 

http://www.legrog.org/

Jeu de société ou jeu de plateau?

Jeu de plateau ou jeu de société ?

Quelle est la différence ?

Quand je parle de jeu de plateau ou de société, il est nécessaire, je pense, de bien définir de quoi l’on parle.  Si je vous dis jeu de société, vous voyez tous de quoi je parle. Si je vous demande des exemples, vous citerez sûrement « Monopoly » ou « Scrabble » voire avec un peu de chance « Jungle Speed ». En fait, s’agit là de « Grands classiques » c’est-à-dire des jeux de plateaux devenus suffisamment populaires pour être vendus en grandes surface généralistes. C’est là la principale différence avec les jeux de plateaux au sens large. En fait le jeu de société est un cas particulier du jeu de plateau.

Alors pourquoi jeu de plateau ?

C’est une traduction de l’anglais « board game ». Ce terme désigne donc tous les jeux que l’on joue sur un “plateau” ; une table, le sol, etc. … Il en existe toute une pléthore, certains extrêmement simples et d’autres bien plus complexes. On y trouve pêle-mêle des jeux de cartes, de dés, de simulation, etc. … Je ferais plus tard sur ce blog, une typologie plus complète de différentes catégories. Ici je vais essayer de présenter les plus grandes lignes.

Les grandes familles :

Globalement on retiendra 7 catégories :

  • Jeux familiaux
  • Jeux d’ambiance
  • Jeux de cartes
  • Jeux de hasard
  • Jeux de stratégie
  • Jeux combinatoires
  • Jeux coopératifs

Elles ne sont pas exclusives, on peut très bien avoir un jeu d’ambiance et de hasard coopératif. Je vais revenir rapidement dessus :

  • Jeux familiaux: C’est une gamme de jeux assez large dans laquelle on va trouver des jeux aux règles simples et accessibles. En gros, celles-ci tiennent sur l’arrière de la boite de jeu. Elles sont calibrées pour être jouables par le plus grand nombre. C’est l’archétype du jeu dit « de 7 à 77 ans ». On y trouve dans cette catégorie, « Timeline » (Asmodée), Mito (Gigamic) ou encore Splendor (Space Cowboys).
  • Jeux d’ambiance : Ce sont des jeux pouvant être assez proches du « jeu de rôles », leurs règles sont très simples, si ce n’est simplistes et permettent rapidement à un grand nombre de joueur de jouer très vite et de passer un bon moment ensemble quel que soit le but final du jeu. En exemple, on peut citer Le Loup Garou de Thiercellieux (Asmodée), Concept (Repos Production) ou encore Vérone (Ferti Games)
  • Jeux de cartes: Assez logiquement, ce sont des jeux que l’on joue avec des cartes. En général il y en a un grand nombre (nous parlerons plus tard des différents types de cartes, deck building, défausse, etc. …), il n’y a pas spécialement d’autre accessoires que les cartes elles même. Je pense surtout à Barbarossa (Play & Win et Sans Détour), Dominion (Filosofia) et au 6 qui prend (Gigamic)
  • Jeux de hasard : Assez transparents, il s’agit de jeux dont la principale mécanique repose sur le hasard. Que ça soit aux dés ou avec un autre système de jeu. Ce type est particulièrement adapté pour jouer en famille ou avec des gens qui ne connaissent pas le jeu car un joueur expérimenté n’a pas d’avantages particuliers sur un autre. On peut citer notamment Zombie Dice (Edge Entertaiment), Chevaliers de la Table Ronde (Days of Wonder) ou Minivilles (Moonster games)
  • Jeux de stratégie : Ici, pour remporter la partie, il est nécessaire de maîtriser les règles, souvent complexes, pour pouvoir établir la meilleure façon de gagner. Ces jeux sont en générale accessibles qu’à partir d’un certain âge, car leur pratique nécessite une certaine patience et une projection dans le temps. Dans cette catégorie on retrouve Horreur à Arkham (Edge Entertaiment), 7 Wonders (Days of Wonder) ou Space Hulk (Games Workshop)
  • Jeux combinatoires : Parfois appelés « Jeux combinatoires abstraits », ce sont des jeux dont le but est de créer des combinaisons particulières d’éléments sur le plateau. On les dit « abstraits » car ils ne sont pas figuratifs (pas de royaume à sauver ou autre prétexte), il s’agit de pions à déplacer en général. Pour exemple on peut citer Siam (ferti games), Offboard (Asmodée) et Voldétour (Arborel).
  • Jeux coopératifs : Ce type de jeux à une particularité. Le jeu ne se joue pas contre d’autres joueurs mais contre le jeu lui-même (on est assez proches du jeu de rôles aussi). On trouve aussi les jeux semi-coopératifs (ou asymétriques) ou un joueur à un rôles particulier contre les autres. On peut penser à Saboteur (semi-coopéatif de chez Gigamic), Zombies !!!! (Coopératif de chez Edge Entertaiment) et Novembre Rouge (Fantasy Flight Games, jeu coopératif)

Quelques précisions  :

A toutes ces catégories décrites au-dessus, on doit ajouter certains qualificatifs. Il faut préciser si le jeu est Grand Public (accessible à tous facilement), Confirmé (il faut avoir une certaine pratique de ce jeu et des jeux en général pour saisir le fonctionnement, un ou plusieurs tours « à blanc » sont souvent nécessaires) et enfin les jeux Experts (il est nécessaire d’être familier avec l’univers des jeux de plateaux, les livrets de règles peuvent être très complexes et l’apprentissage du jeu peu prendre plus d’une heure, il faut plusieurs parties complètes pour bien saisir les subtilités du jeu).

 

Voilà un petit tour d’horizon de l’univers du jeu de plateau. Au fil du temps j’écrirai des articles pour éclairer certaines parties que je n’ai pas pu développer ici et vous apporterai plus de précisions.

Guillaume Coeymans

 

 

Source :

http://fr.wikipedia.org/wiki/Jeu_de_soci%C3%A9t%C3%A9

 

http://www.trictrac.net/