Faut Qu’on Conv’ #7 : RPGers on y retourne !

On était à RPGers pour la deuxième fois, on vous raconte tout ça ! Découvertes, coups de gueule et déceptions !

RPGers

Pour les 1 an des Faut Qu’on Conv’ on est de retour à RPGers ! Avant d’aller plus loin, je vous conseille donc de lire le FQC de l’an dernier parce qu’on va aborder les choses différemment aujourd’hui 🙂

Un mot de contexte avant de commencer à vous parler de cette édition 2018 de RPGers. Nous y sommes allés à deux avec le camarade Étienne, c’était pour lui sa seconde participation au festival du jeu et pour moi c’était une découverte. Donc nous n’aurons pas tout à fait la même vision de la chose.

Ensuite on ne va pas vous raconter en détail chaque partie et chaque jeu que nous avons faites car si on fait le compte, à nous deux, on est pas loin des 20 parties (JDR, J2S, ou autre) à vous raconter… Déjà que ça va être long, heureusement qu’on vous raconte pas tout 😉

Z’êtes prêts ? Alors c’est parti !

RPGers : coté néophyte

Donc me voilà en route pour Plaisance du Gers, je pars seul car pour des soucis d’agenda je n’ai pas pu partir avec Etienne à 6h du mat’ mais en milieu d’après midi. Arrivé sur place, une fois tente et affaires posées au camping créé pour l’occasion sur le stade municipal de la petite ville, direction la place du village pour le festival à proprement parler.

Alors y’a pas à dire, c’est grand, même si je suis habitué aux évènements de grande ampleur (voir ICI et LA ). RPGers, sans être comparable à ces évènements, donne une impression de quelque chose de très étendu tout en étant très familial, et ça c’est important. Je crois qu’au plus fort du week-end, jusqu’à une soixantaine de tables de JDR avaient lieu en même temps, sans compter le J2S et les différentes animations. Du gros chiffre quoi !

Je me dirige donc vers l’accueil PJ pour m’inscrire à ma première table du weekend. Et déjà on peu noter que le système d’inscription est un peu … aléatoire. Sans rentrer dans le détail, j’ai pu m’inscrire à une partie simplement parce qu’il a été lancé à la cantonade “On a des places pour Alice In Woodstock !” … La partie était extra (on en reparle juste après) mais disons que c’est pas ultra top comme système d’inscriptions 🙂

Coup de Cœur : Maestro : Alice in Woodstock

Me voilà embarqué avec Arthos pour faire une partie de son jeu en cours d’édition chez Batro Games : Maestro. Je vais commencer par évacuer rapidement ce qui n’allait pas trop pour me centrer sur ce qui fait que j’ai mis ce jeu en coup de cœur : le système.

Maestro est à la base un jeu medfan mais qui pour l’occasion de RPGers s’est mué en jeu psychédélique/rock’nroll/hippie/années 70. Une sorte de remake d’Alice au Pays des Merveilles comme vous l’aurez compris, mais sauce LSD (comme si le roman avait besoin de ça). Le scénario lui-même n’était clairement pas le point fort de la partie. Finalement assez convenu, avec quelques incohérences, rien de bien grave mais disons que ce n’est pas ce qui m’a emballé. De plus, le MJ (auteur du jeu) avait dû écrire le scnéario un peu vite et dans des conditions compliquées, ce qui a fait que comme nous étions les premiers à le jouer, il y avait quelques soucis d’équilibrage (rien de plus normal). Voilà pour ce qui était à améliorer. Passons à ce qui était excellent : Le système.

Notre MJ a conçu son système avec la pensée suivante : “J’en ai marre des systèmes où on tabasse des gens, pourquoi on ferait pas un truc ensemble plutôt ? “. Et c’est ça qui fait tout le sel de la chose ! Du coup nous avons là un système musical qui se base sur des Tokens qui composent des motifs à faire ensemble pour créer un morceau qui transmet des émotions et des sentiments. Pour ça, chaque “classe” de PJ représente un instrument qui dispose de compétences propres qui permettent de créer une synergie de groupe.

Alice set
Un plateau de jeu qui en jette !

Mon équipe était assez équilibrée, ce qui permettait à chacun d’avoir un rôle spécifique utile au groupe. Par exemple, à la basse, j’avais la capacité de donner des points d’action aux autres. Comme dans un groupe où la basse “tient la baraque” et sur laquelle tous viennent se régler quand le tempo bouge.

Voilà l’idée en gros. Pour ne pas faire trop long, je ne vais pas développer plus (Étienne a joué le scénario et complètera mon avis plus loin). Toujours est-il que l’idée est originale, les sensations sont vraiment bonnes, et j’ai plus que hâte de voir ce JDR édité !

La découverte/Curiosité :

Je vais évoquer ici deux jeux, un JDR et un J2S en quelques mots car c’est moins compliqué que pour Maestro.

Commençons par Monster Crunch (mieux vaut tous les manger ?) un jeu de plateau au design vraiment fun. C’est en gros un jeu de mémoire, quelque part entre un memori et un jeu de placement à objectifs. L’idée est de réaliser des combinaisons en déplaçant des items communs à tous les joueurs (on peut donc sans le vouloir créer une combinaison pour un adversaire).

Un joli matériel aux illustrations vraiment sympa !

C’est typiquement un jeu qui s’explique vite, s’installe vite et dispose de variantes pour ajuster la difficulté en fonction du contexte. C’est aussi un jeu fun et amusant avec lequel je me suis bien marré ! Je recommande donc 🙂

Ensuite coté JDR je vais vous parler d’un OVNI, je n’y ai pas joué mais j’ai acheté le livre à cause de son design, son pitch et une discussion avec l’auteur. Voici donc Mantoid Universe.

Alors comment vous expliquer ça simplement ? Imaginez que H.R. Geiger, William Burroughs, Lovecraft et Warhamemr 40k aient écrit un JDR ensemble. ça vous donnera une très vague idée de ce que c’est ^^. L’auteur parle aussi de Science-Fantasy anarcho-punk. Nous sommes propulsés dans un univers post apocalyptique, déjanté et dérangeant où des créatures mi-homme, mi-bête, mi cyborg mi-pleindechoses évoluent dans un univers ultra hostile, teinté de violence gratuite, drogue et mysticisme.

Batro Games
Une DA magnifique et parfois … dérangeante

Le jeu se veut ouvertement punk, en témoigne toute une page qui dit “Fuck XXX” où XXX est une convention de JDR (il y en a une douzaine qui prennent pour leur grade). Rapide, simple, létal, tranchant, glauque et fun (comme le punk quoi) Mantoid nous propose une plongée dans la folie et l’absurdité d’un monde en voie de destruction.

Le jeu n’en est pour autant pas inaccessible loin de là ! L’auteur le recommande même pour des initiations tant le système est simple, la création de personnage rapide et le fun immédiat. On est en gros sur un système D12 très simple avec réussite totale (“Oui et …” ), réussite partielle (Oui mais..) , et échec (“Non”) et c’est à peu près tout. Et ça a l’air de marcher du tonnerre. Je vous prépare d’ailleurs un article plus complet sur le sujet très bientôt 🙂

Déception :

Enfin pour finir ma petite déception du weekend. C’est une déception personnelle car le jeu et le MJ sont excellents et l’échec (relatif) de la partie tient de facteurs que je vais essayer de vous expliquer.

Il s’agissait d’une partie d’Insectopia qui pour ceux qui me connaissent est un des jeux qui me fait le plus de l’œil depuis un moment maintenant. Livre magnifique, univers et systèmes originaux, matériel superbe, etc. Dès que l’occasion de jouer avec l’un des auteurs se présente, pas une pas deux, me voilà inscrit.

Premier “couac”. Nous allons jouer à 7, ce qui fait beaucoup, surtout en convention, surtout quand nous allons jouer jusque tard. Mais bon, éternel optimiste, j’y crois et je me dis “en plus, 5 des 7 joueurs (hors moi et une autre joueuse donc) connaissent déjà le jeu, donc ça va dérouler !”. Bon alors pas vraiment en fait, et ce pour plusieurs raisons :

Quand je vous dit que le matos est magnifique

D’abord la fatigue jouant, le groupe n’était pas des plus réactifs, nous avons notamment perdu ÉNORMÉMENT de temps en tergiversations, plans, planifications inutiles, ce qui a de fait retardé l’avancée du scénario que nous n’avons pas pu finir.

Ensuite, et je pense en être l’une des causes, nous n’avons pas su saisir la nature “bourrin” de notre groupe et le coté “combat” du jeu. Du coup nous sommes trop allés dans les négociation, l’infiltration, etc. au lieu de nous battre, ce pour quoi notre groupe était taillé.

C’est donc typiquement l’échec d’une partie qui n’est pas due au MJ ou au jeu mais plutôt à un contexte et un groupe peu fonctionnel (attention ça ne veut pas dire que c’est un mauvais groupe loin de là) mais que le contexte n’était pas favorable à une bonne partie.

Mais je reste convaincu que le jeu est excellent ! Ça c’est sûr, et notre MJ était vraiment sensationnel avec un talent de conteur et de mise en scène qui me donnent grave envie d’y rejouer !

Conclusion :

J’ai TELLEMENT d’autres choses à vous raconter ! Le JDR Macchabée “Le JDR à mourir de rire” où l’on joue des morts vivants un peu loufoques qui veulent découvrir pourquoi ils ont ressuscité (en financement bientôt). Terre² et son univers atypique. Le jeu “le tour du monde en 80 jours”, etc etc

Enfin, je voulais souligner et c’est important, la présence de femmes a toutes les tables ou presque (en PJ ou MJ) et parmi les auteur-ice présents. Un excellent signe ! Continuons par là, mesdames venez jouer et messieurs ouvrons leurs nos tables !

Bref il y en avait partout ! Donc super expérience !

Encore un beau plateau !

Je rajouterai le plaisir de croiser tous les acteurs du JDR en France qui étaient là, les bénévoles qui font un boulot de fou en étant hyper sympas. Les tarifs, super accessibles avec une vraie qualité, notamment sur la nourriture (big up au couscous végé samedi soir), et bien plus ! On se revoit donc l’an prochain ? 😉

Sans oublier les copains figurinistes !

Un dragon ramenant sa horde

Parce que oui, on est bien parti à 7 en ce vendredi matin ! C’est déjà un motif de satisfaction en soit, avec Polo, ça nous change de nos virées en duo ! RPGers va devenir pour moi, LE moment de l’année où je vais retrouver l’ensemble des copaing joueurs. Il y a pleins d’autres points positifs, mais c’est vraiment celui là qui se démarque. J’en veux pour preuve l’écrasante majorité des photos qui affluent sur les réseaux sociaux : ce sont presque uniquement des personnes qui sont photographiées. L’année dernière, j’étais ressorti avec des étoiles dans les yeux, cette année est plus nuancée. Oui j’ai passé globalement un bon moment, surtout grâce aux personnes que j’ai côtoyées. Les parties de jdr que j’ai pu faire ont été, pour une majorité d’entre-elles, à peine sympathiques. Au mieux. Des scénarii mal ficelés ou trop légers, des rythmes chaotiques, et surtout un manque d’immersion. J’en veux pour preuve les nombreux allers-retours des joueurs en cours de partie. En gros, j’ai eu une excellente partie de Neo World, une partie qui m’a laissé sur ma faim pour Macchabées, une partie un peu décevante sur Parazites (la version “super-héros” ne me convient pas, je préfère largement sa version originelle en survie), une partie très singulière sur Maestro (système très cool mais scénario très mal géré – je retenterai avec envie et plaisir sa version originelle en médiéval fantastique) et enfin une partie de Dragon Quest écourtée, et donc frustrante, car elle commençait très bien.

Et oui ! ça en fait des dragons !

Coup de Cœur

S’il y a un seul moment à retenir, c’est la partie de Neo World avec Briareos. Tout a été exceptionnel, une découverte tellement immersive que nous allons la continuer en campagne ! Je glisse ici un immense bravo pour les gens de la buvette, il y a eu une fluidité exceptionnelle, au point qu’on avait pas fini de payer que notre repas nous attendait déjà !

Je vais particulièrement suivre…

Maestro ! C’est une découverte vraiment atypique et qui m’intéresse au plus haut point. Son système est très original et même s’il reste des réajustements à faire, son créateur est très ouvert et je serai en première ligne si un kick starter se lance. D’ailleurs, si tu as besoin d’un œil extérieur pour béta – tester ton jeu, je suis là coupaing 😀

Oui, mais…

Je l’ai déjà dit, mais j’ai été globalement déçu de mes expériences rôlistes. En plus de cela, il y a eu quelques soucis d’organisation cette année qu’il faudrait régler rapidement. En premier lieu je pense au système d’inscription aux tables de jdr. C’était brouillon, il y avait pleins d’informations contradictoires qui circulaient et attendre 20 à 30 minutes à chaque fois qu’on veut y aller (parfois sous la pluie sans quoi s’abriter) c’est pas possible. Comme évoqué dans le live que nous avons fait avec Guillaume, je pense qu’un système en auto-gestion avec des feuilles à remplir pour les MJs, affichées sur de grands tableaux où les joueurs s’inscrivent à la main eux-même serait bien plus efficace. Cela fonctionne déjà à Terres d’Ouest ou même aux Rencontres Ludiques du Dragon Libournais. Et malgré la fréquentation, je pense que cela peut fonctionner. Dernier point majeur de déception, le repas chaud du samedi soir : c’était correct en terme de goût sans être exceptionnel et payer 12€ pour faire ça, ça fait mal. Surtout qu’il avait un excellent couscous proposé à 3,50€ en même temps. Perso, je pense que je ferai l’impasse sur ce repas chaud l’année prochaine.

Au final

Un peu déçu de cette édition, surtout par rapport aux parties auxquelles j’ai pu participer. C’est toujours un plaisir de revoir tout le monde et je salue au passage le travail de titan effectué par les bénévoles de RPGers, car globalement, la convention a été très bien organisée. Si je n’ai plus les étoiles dans les yeux, la convention, et surtout les personnes y étant présentes, ont fait leur place dans mon cœur. Love you guys !

Guillaume COEYMANS et Etienne CHAUSSON

Une réflexion sur « Faut Qu’on Conv’ #7 : RPGers on y retourne ! »

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