Critique : Donjon de Naheulbeuk – L’Amulette du Désordre

On m’a offert le jeu vidéo « Donjon de Naheulbeuk : l’Amulette du Désordre » pendant les dernières fêtes. J’ai commencé à y jouer il y environ 3 semaines, et après environ 40h de jeu, je viens d’en faire le tour et les crédits défilent devant mes yeux avec un petit air de « A bientôt ». J’en profite donc pour vous faire ce retour d’expérience, avec probablement pour principale intention de vouloir faire durer ce moment un petit peu plus longtemps.

Fiche technique (version courte) :

Développeur : Artefacts Studios

Editeur : Dear Villagers

Sortie : 17 Septembre 2020

Genres : Dungeon crawler, tactical rpg

Mode : solo

Retour en adolescence

Alors oui, avant même de parler du jeu en lui-même, laissez-moi vous expliquer ce qu’il représente pour moi. La saga MP3 Le Donjon de Naheulbeuk est arrivée dans ma vie lorsque j’étais en 4ème, dans le train m’amenant jusqu’aux Pays-Bas pour un échange scolaire. Un ami m’avait prêté son MP3 (ouch, le coup de vieux…) et j’ai passé les quelques heures du trajet en compagnie de cette équipe de noobs, explorant le fameux donjon et affrontant avec courage et surtout bêtise les obstacles de leur absurde aventure.

C’est mon premier contact avec un univers lié aux jeux de rôles. Pour ma toute première partie de jeux de rôles, j’ai rejoint des amis pendant une aventure sur Donjon&Dragons 3.5, les voix de mes zéros préférés résonnant avec nos propres aventures.

Avec L’Amulette du Désordre, j’ai eu le même sentiment. Le scénario présente une histoire 100% dans le célèbre donjon, semblable à celle que nous connaissons déjà, tout en étant différente. Une fois habitué aux nouvelles voix, j’ai pris le même plaisir à entendre les dialogues (les anciens comme les nouveaux) superbement doublés par des comédiens émérites …

Dans le cosmos de la culture « geek »

Parce que oui, nous sommes en plein Far West de la Fantasy, dans le train Geek, en direction des fictions rôlistes. Je parlais des doublages juste avant, nous avons comme doubleurs des anciens de Kaamelott (Jacques Chambon, Frank Pitiot), des youtubers (Benzaïe, Bob Lennon), des anciens de Noob (Anne-Laure « Gaea » Jarnet, Jonathan « Arthéon » Fourcade…), les créateurs de Reflets d’Acide (JBX et Pétulia) et pleins d’autres !

Si vous rajoutez à cela de nombreuses références et easter eggs au Seigneur des Anneaux, aux légendes arthuriennes, à Lovecraft, ou encore à Harry Potter, vous passez tout votre temps à sourire devant votre écran non seulement pour le jeu en lui-même, mais aussi pour ce voyage à travers ces univers qui nous ont fait tant rêver !

Gameplay en détails

Il nous faut maintenant aborder les mécaniques de jeu. Votre principale mission tout au long des 10 étages, caves et autres tréfonds sera de massacrer tout ce qui aura le malheur de s’opposer à vous. Les combats se font au tour par tour, au milieu des éléments destructibles et de la grande variété d’ennemis. Il existe 4 niveaux de difficulté, j’ai fait toute l’aventure sur celui « normal » : le deuxième.

Une fois les mécaniques prises en mains, une tactique routinière se met en place, qui ne sera bousculée que par de nouvelles capacités, de nouveaux ennemis particuliers, ou l’apprentissage pour vos héros de nouvelles compétences.

J’ai beaucoup aimé avoir complétement la main sur l’amélioration des héros. A chacun des 10 passages de niveau, il faut ajouter points de caractéristiques, et débloquer des compétences actives et passives. Mais il me semble que l’équilibre de ces choix pourraient être à revoir : certaines compétences surpassent de loin les autres, et certaines caractéristiques sont laissées à l’abandon malgré vos 8 personnages (désolé « Intelligence », comme dit le Nain « Mieux que rien, ça fait quand même pas grand chose ! »).

En dehors des combats, 3 types d’activités seront disponibles :

    • les quêtes secondaires : d’une facilité enfantine, tout vous est indiqué à partir du moment où vous débloquer la quête. La seule chose à laquelle il faut faire attention bah… c’est de pas foncer dans le scénario principal au risque d’en louper une.

    • Les énigmes : il m’a fallu arriver à un bon quart du jeu pour me rendre compte qu’elles existaient ! Autant les quêtes secondaires sont simplissimes, autant les énigmes m’ont donné du fil à retordre ! Lorsque je suis arrivé peu avant la fin du jeu, je suis allé chercher des soluces sur le net (bouh le nul !) et même avec la façon de faire, je n’ai pas compris la logique de plusieurs d’entre-elles.

    • Les livres : j’ai adoré cette partie ! Tout le long de l’aventure vous allez pouvoir récolter des livres appartenant à différentes collections. Une fois la collection terminée et ramenée à la bibliothèque menzoréhéenne correspondante, vous obtenez un bonus permanent pour l’un de vos héros ou pour l’ensemble d’entre eux.

Il y a du loot en abondance tout le long du jeu : de l’équipement bien sûr (pour l’ogre et son affection pour la gastronomie, les équipement les plus forts font référence au cuisinier français le plus connu, un certain P.E), des objets inutiles bourrés de clins d’œil (voici votre billet pour visiter Innsmouth 😉 ) et de nombreux consommables (dont beaucoup d’inutiles je trouve mais faites-vous votre avis par vous-même).

Vous allez croiser de nombreux PNJ, tous haut en couleurs, qui feront avancer l’histoire ou vous donneront une quête secondaire, glorieuse ou non.

Au final

Depuis maintenant presque un an de disette culturelle et ludique, avoir ce cocon de culture « geek » est d’un plaisir assez rare. Cette aventure, nous la vivons entourés de vieux amis, entre humour absurde et clins d’œil chaleureux. Le même genre de moment que je vis lorsque je retrouve des amis de convention que je ne vois pas souvent, mais avec lesquels je sais que je vais parler de choses qui nous plaisent, avec lesquels je vais jouer tranquillement dans des univers que nous aimons.

Je reste lucide sur le fait que le jeu n’offre au final que peu de nouveautés. C’est un univers que nous connaissons, avec un système semblable à ce que l’on connait. C’est un jeu qui fait ce que j’aime déjà, mais qui le fait très bien !

Etienne

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