Not Alone : Vous n’êtes pas les bienvenus

Bonjour à tous ! Aujourd’hui du J2S ! Un peu par hasard, je suis tombé sur ce jeu et après quelques parties de test, voici mon avis : 

Intro :

Avant d’aller plus loin, je vais clarifier un point sur le format de mes critiques de jeux (quels qu’ils soient, mais surtout pour ce qui est du J2S et du JDR). Pour faire simple, je ne suis pas un fana de description de règles. Je me concentrerai plutôt sur la mécanique de façon globale, de l’impression que dégage le jeu, de ce que j’y trouve de bien et du plaisir (ou non) que j’ai pris à jouer, plutôt que de pérorer sur les règles, d’autres le font bien mieux que moi :).

Allons donc vers Not Alone édité par Geek Attitude Games  ( Gag pour les intimes), qui se présente dans une boite modeste aux graphismes sympathiques qui mettent dans une ambiance particulière : vous êtes traqués, vous n’êtes jamais seuls  et un regard mystérieusement autre (et inquiétant) vous surveille.

 

Principe :

Not Alone est un jeu asymétrique, c’est à dire que les personnages ne sont pas égaux, voire ne jouent pas tout à fait au même jeu. En effet, l’un des joueurs incarne la Bête tandis que les autres sont des naufragés de l’espace. La Bête est bien plus forte que les joueurs et peut facilement les mettre hors-jeu et les empêcher d’être secourus. De leur coté, les malheureux astronautes ont un panel d’actions ainsi que la force de leur collectif pour triompher en attendant que les secours arrivent.

Car en effet, la clé de la survie tiens dans un curseur de secours que doivent faire progresser les survivants pour être sauvés, alors que la Bête réduit leur chances d’arriver à ce point.

Le système s’articule autour de lieux à explorer permettant de débloquer des capacités spéciales, de l’aide ou une protection contre la Bête, alors que la Bête, elle, doit anticiper et lire la stratégie des survivants pour les piéger.

Et alors, ça donne quoi ?

Une fois la logique comprise, ce qui peut prendre un peu de temps car les jeux asymétriques sont, je trouve, un peu moins intuitifs à prendre en main, force est de constater que ça marche !

C’est très amusant de voir la Bête faire ses calculs en fonction de ce qu’elle pense savoir ou non de la stratégie des astronautes, ceux-ci angoissant lorsqu’ils voient à quelle sauce ils risquent d’être mangés.

Les tours s’enchaînent avec naturel et la cohésion de groupe marche de façon très efficace.

Le matériel est réellement beau, notamment les illustrations des différents lieux qui sont assez époustouflants et dépaysants, chapeau bas.

Le principal défaut tiens à la nature du jeu, car je pense que jouer la Bête avec 5 ou 6 joueurs en face de soi relève du réel challenge intellectuel pour anticiper ce que tout le monde va faire et si l’on n’est pas un joueur expérimenté, ça peut nuire au jeu. De même lors des premières parties, celui ou celle qui fait la Bête va essuyer les plâtres et probablement subir un moment avant de comprendre quoi faire.

Au final :

C’est un excellent jeu ! Une bonne surprise, un jeu fun, dont la complexité est légèrement supérieure à un party game tout en restant suffisamment clair pour être accessible. Je pense que la mécanique se prête bien à de nombreuses parties. Aussi, la mécanique est parfaite pour proposer tout un tas d’extensions modifiant le plaisir de jeu, affaire à suivre …

C’est donc un jeu à posséder !

 

Avant de terminer, je souhaite remercier mes anciens collègues grâce à qui j’ai pu découvrir ce jeu et un autre dont la critique arrivera bientôt ! 

Pour aller plus loin :

 

Guillaume COEYMANS

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