Ludo-travaillons !

Cela fait un moment que cette idée d’article trotte dans mon esprit. Cela m’est venu de plusieurs expériences que j’ai eues de droite et de gauche. Je vous livre donc mes impressions ! Bonne lecture  🙂 

Travail, jeu et productivité ne sont pas incompatibles :
En effet, les exemples sont nombreux. Google ou Valve montrent que travailler avec une dose de “fun” permet une grande efficacité dans le travail et un bonheur au bureau non-négligeable.

Valve (créateur de Half Life, Counter Strike, Portal, Steam et bien d’autres)  par exemple, n’a aucun manager. Il y a même un panneau sur place qui indique que si l’on trouve un manager, on doit le dénoncer. Les bureaux sont montés sur roulettes afin que l’espace de travail se réorganise à l’envi. En effet, les développeurs peuvent se greffer à n’importe quel projet selon leur envie du moment. Un membre de l’entreprise peut travailler sur un projet seul pendant 2 ans, puis quelqu’un, intrigué, va se greffer au projet, puis quelqu’un d’autres etc. jusqu’à avoir une équipe de développement au complet. C’est l’un des  facteurs qui peuvent expliquer le “Valve Time” qui explique que Valve peut mettre beaucoup de temps à sortir un jeu, ou au contraire très peu pour en sortir plusieurs.

Google, faut il encore les présenter ? Eux, ont une politique très sociale au sein de leur entreprise. Coin sieste, cafétéria gratuite, salles de jeux, etc. A Google, on travaille 60% de son temps de travail, mais on y est bien plus efficace.

Ce que je veux démontrer à travers cela c’est qu’au travail, on n’est pas obligé de travailler. Cela peut être contre-intuitif, mais en fait c’est assez simple à comprendre une fois testé.

Je n’ai pas la prétention de dire que l’on doit tous appliquer les modèles Google ou Valve, ils ne sont pas adaptés à toutes les entreprises. Seulement il y a des moyens de mettre en place des choses simples pour rentre le travail ludique.

Et oui car nous y venons ! Après tout, vous êtes sur le blog de l’Imaginaire Ludique, il faut donc parle de ludique à un moment ! Alors voici mes idées ludiques à mettre en place au travail pour le rendre bien plus agréable !

Crise de Nerf :

Les Nerfs, mon âme de linguiste vous dirait que c’est presque une antonomase (comme Kleenex ou Frigidaire). Ce sont des pistolets en plastique lançant des fléchettes en mousse sans danger. Accessibles à bas coût en étant un peu attentif sur les promos, vous équiper en Nerf vous permettra de créer de réelles “Office Wars”, des guerres de bureaux dans lesquelles vous affrontez vos collègues à coup de fléchettes, fous rires garantis et défis en perspective (La compta VS les RH, attaques surprises, etc. ). Les risques sont quasi inexistants et la phase de ramassage des fléchettes (car il faut bien le faire) est une activité de cohésion amusante.

Prenez le temps de déconner

Un peu étrange comme formulation. Cependant, c’est une réalité, si vous ne prenez pas le temps de déconner avec vos collègues. Attention, il ne s’agit pas de la blague à la machine à café, mais de prendre le temps dans la journée, sur une période étendue, de faire des choses “non constructives” : jeux de plateau, élaboration de projets sans queue ni tête, etc. Ces périodes de déconnade vous permettrons d’être bien plus efficaces lors des phases “sérieuses” où il faut beaucoup travailler, car vous saurez qu’il y aura des phases pour décompresser.

Des salles détente :

Je pense que mettre en place un espace de détente bien équipé permet une bonne décompression. Une salle un peu isolée, avec une machine à café, et un jeu de table type billard, baby foot ou borne d’arcade permet aux personnes sur place de s’isoler pour décompresser. Pour moi cela est aussi important au moins qu’une salle de repas bien définie. Ainsi on peut se détendre et prendre un vrai break dans la journée. Faites confiance et faites vous confiance, ne comptez pas le temps passé dans ces salles, et vous verrez que l’auto-discipline sera de mise car l’envie de travailler sera bien plus grande !

Ainsi avec un minimum d’investissement, un peu de bon sens et de sens ludique, vous pourrez passer de bien plus agréables journées au boulot et y aller avec entrain plutôt que d’y aller à reculons.

Et vous, avez vous des stratégies que vous mettez en place pour rendre vos journées de travail agréables ? 🙂

Guillaume Coeymans 

http://www.journaldunet.com/ebusiness/le-net/avantages-des-salaries-chezgoogle/

http://blog.11heure.com/valve-ou-savoir-quoi-faire-quand-personne-nest-la-pour-vous-dire-quoi-faire

http://www.atelier.net/trends/chronicles/lentreprise-20-etre-ludique

MJ : De Maître du Jeu au Manager du Jeu

Encore un article qui vient de ma casquette de rôliste/communicant. J’ai vu des ponts évidents entre JDR et management. Je pense qu’il est important d’essayer de formaliser cela et de se dire qu’une partie se manage (presque) comme une équipe. 

Management n’est pas un gros mot :

Vous avez peut être tiqué à l’idée d’intégrer des concepts “barbares” comme le management au sein du noble art du JDR. Pourtant, pendant un JDR, un MJ gère une équipe comme un manager gère la sienne au final. Votre objectif est que l’équipe avance au mieux et réalise les siens dans les meilleures conditions.

Le management d’équipe est en plus un domaine proche de la psycho-sociologie, domaine de recherche particulièrement observé. Dans ce domaine il y a de plus de quoi trouver des quantités de techniques, astuces etc. afin que votre partie se déroule au mieux et que votre groupe soit des plus cohérents.

Il n’y a pas de honte donc à chercher des techniques de management efficaces sur des groupes réduits, que vous pouvez adapter au JDR.

Manager

Quelques conseils :

Prenez de la hauteur :

En effet vous, maître du jeu, devez “dominer” la partie afin de vous placer en position supérieure. Pourquoi  ? Pour que, lorsqu’il faut faire preuve d’autorité, vous soyez naturellement en position d’avoir un ascendant psychologique sur votre équipe.  Lorsque le groupe s’emballe, discute, n’écoute pas, ou lorsque vous devez décrire quelques chose d’important, vous devez pouvoir imposer le silence. Pour cela quelques techniques :

  • Levez-vous ! : C’est un des conseils les plus simples. Si vous êtes debout et les joueurs assis, vous allez être naturellement en position supérieure. Bien sûr, ça peut être difficile lorsqu’on joue longtemps ou que l’on a des douleurs, etc. … Trouvez d’autre techniques, comme de surélever le fauteuil et vous tenir bien droit. Cet ascendant vous permettra, croyez-moi, d’imposer votre présence quand c’est nécessaire.
  • Enclavez-vous ! :  Décalez vous par rapport au reste du groupe. Soyez en bout de table ou sur un fauteuil et non sur un canapé avec les autres joueurs.  Marquez bien votre espace avec votre écran et ne tolérez pas que l’on passe derrière même “juste pour voir” . Ainsi vous vous marquez comme étant à l’extérieur du groupe de joueurs : vous n’êtes pas à leur niveau, vous faites partie d’un autre cercle.
  • Imposez-en ! : Vous êtes le maître de la partie. Votre équipe a probablement un “leader” qui s’est dégagé. Cependant vous êtes au-dessus de ce leader, vous devez vous imposer à lui lorsqu’il le faut. Pour ça, pas de mystère: travaillez votre voix, soyez capable de parler fort et clair, ouvrez vos épaules et adoptez une posture sûre de vous, parvenez à mettre un terme à une discussion qui tourne à “l’enculage de mouche” (passez-moi l’expression).
  • Tranchez ! : Votre but n’est pas de tergiverser, d’interpréter et de discuter pendant des heures la moindre décision. Vous avez les cartes en main, vous savez où vous allez, pas vos joueurs. N’hésitez donc pas à arbitrer une décision. Vous verrez que le jeu n’en sera que plus fluide.
  • Asseyez-vous : Quoi ? Comment ça ? Je contredis le premier point ? Oui et non … En vous asseyant lorsque les joueurs sont en pleine réflexion-débat, c’est comme si vous vous “cachiez” derrière votre écran pour les laisser faire. Cette discrétion donne à vos joueurs la liberté et l’espace dont ils ont besoin. Ils sont en confiance et se sentent entre eux. Et lorsque vous vous relèverez pour enchaîner, le silence se fera de lui même.

Développez votre empathie

L’art du management est un art d’empathie. Vous devez être capable de “sentir” votre groupe afin de pouvoir vous comporter au mieux pour que tout glisse.  Pour cela pas de mystères :

  • Soyez attentifs : Votre groupe est un artefact social comme n’importe quel groupe de personnes. Repérez les leaders, les grandes gueules, les intellectuels, ceux qui parlent peu mais bien, l’optimisateur (ou grosbill), etc. … Les identifier vous permettra de gérer votre groupe au mieux.
  • Distribuez la parole : Lorsqu’une décision est prise ou que vous parlez avec vos joueurs, soyez attentifs à tout le monde, que tout le groupe se soit exprimé. Cette attention plaira aux joueurs plus réservés et leur permettra d’être plus à l’aise dans le groupe, car il seront écoutés quoi qu’il arrive.
  • Ménagez vos joueurs : Vous voulez finir le scénario parce que vous avez prévu un méchant super badass ? Un twist à couper le souffle ? Une superbe fin pleine de philosophie ? C’est super ! Mais sentez votre groupe, si celui-ci se fatigue, se disperse etc. … C’est à vous d’être capable de le recentrer et de le recadrer intelligemment pour que la partie s’enchaîne. Mais c’est aussi votre boulot de savoir quand lâcher prise. Comme je le dis ICI, si votre partie s’éternise, arrêtez les frais et reprenez plus tard. Ce peut être une simple pause de 15′, un passage au McDo acheter des sandwichs ou une remise à la semaine suivante. Au final vos parties n’en seront que plus agréables !
  • Soyez humble : Les joueurs autour de vous ont une vision différente du monde, du jeu au sens large et de ce que vous êtes en train de faire. Acceptez ce que font et ce que  proposent les joueurs, mettez-vous à leur place. Vous serez a priori en position supérieure si vous suivez mes conseils. Si vous ne faites pas preuve d’humilité, vous passerez pour quelqu’un de froid, distant et assez vite désagréable. Soyez ouvert, fun et accessible, équilibrez ça avec votre place de “maître” et vous verrez que vos parties seront mémorables pour vos joueurs. Indépendamment du jeu !

 

Bonus :

  • Soyez multi-tâches : Effectivement, être MJ c’est écouter plusieurs conversations, suivre plusieurs intrigues, gérer le scénario, les personnages et les joueurs. Le conseil que je peux vous donner c’est d’essayer d’en savoir le plus sur le plus de sujets possibles plutôt que de vous focaliser sur un en particulier. Ainsi vous aurez une vue globale du jeu et votre rôle de MJ va vous permettre de temporiser si vous devez chercher une info précise (dans le livre, auprès d’un joueurs en aparté, etc. )
  • Eclatez-vous : Pas de mystères non plus, vous devez vous amuser sinon le groupe en pâtira.
  • Maîtrisez la partie : Pour cela, ne laissez pas votre scénario partir n’importe comment : vous l’avez lu, bossé, voire même écrit, et s’il devient l’opposé de ce que vous vouliez, vous ne passerez pas forcément un bon moment. Quid de la liberté ? Me diriez-vous. C’est à vous de choisir un scénario permettant de la liberté ! Et non de prendre un scénario et de le laisser partir en vrille parce que trop cloisonné, il pousse les joueurs à “briser” les cloisons. Cependant un scénario a généralement un but à atteindre et si personne ne l’atteint, la frustration peut être réelle. Si les joueurs font n’importe quoi et ne sont pas cadrés, ils penseront que vous êtes un mauvais MJ. À l’inverse si votre scénario est trop “couloir, ils vous trouveront tyrannique. A vous de choisir et d’écrire avec intelligence pour proposer des parties équilibrées.

Voilà en somme une série de conseils qui viennent de mon expérience personnelle ! J’espère que cela vous a plu, et n’hésitez pas à vous abonner et commenter cet article si vous le souhaitez !

Guillaume Coeymans 

 

Sans Détour, un succès surprise?

J’ai décidé d’écrire cet article “à froid” une fois toute la “hype” sur leur campagne de crowdfunding passée. Il est intéressant car il fait étonnamment écho à ce que je disais dans mes articles “JDR2.0 : Echec Critique” et “Financement participe-hâtif ?”. Bonne lecture ! 

Une campagne bien menée

Retour sur les faits : Sans Détour, l’éditeur de l’Appel de Cthullhu, probablement mon JDR préféré, s’est lancé dans une campagne Ulule. Personnellement je suis fan de ce que fait cet éditeur. Leurs jeux sont complets, extrêmement bien maquettés et leur talent d’écriture n’est plus à prouver. J’ai eu l’occasion à deux reprises de les rencontrer et ils se sont avérés être des gens sympathiques, aimables ouverts et drôles. Alors évidemment, lorsque j’ai appris l’arrivée prochaine d’une nouvelle édition (la 7°), j’étais aux anges ! Surtout que Sans Détour nous a habitué à des éditions limitées de grande qualité et je m’attendais donc à du grand spectacle.

Et je n’ai pas été déçu : l’édition Prestige proposée était vraiment très qualitative. Belle présentation, contenu unique intéressant, paliers alléchants inclus. Bref, tout pour faire craquer, à un prix “relatif” assez bas. Les nouvelles illustrations semblent toutes vraiment belles ; le contenu bien fichu et surtout la rétrocompatibilité ont fini de me convaincre que tout cela valait vraiment la peine et que l’édition marquerait son temps.

La campagne a donc démarré sur les chapeaux de roues. En effet, l’éditeur demandait 10.000€ comme somme de départ pour l’aider à boucler cette fameuse V7. L’objectif fut atteint en pas moins de 25 minutes sur les 30 jours prévus ! Commence alors la valse des paliers tous plus invraisemblables les uns que les autres. S’ajoute à chaque fois du contenu à l’édition prestige, qui finit par être un réel bon investissement, avec à vue de nez plus de 300€ de matos pour 170€ (frais de port compris). J’étais aux anges, surtout qu’autour de cela s’est créée une vraie émulsion, en témoigne le nombre incroyable de commentaires et d’interactions entre participants mais aussi avec l’éditeur, celui-ci ayant modifié et ajouté des contreparties en fonction de ce qu’il se disait.

De plus, l’éditeur a fait preuve d’un bel effort pour être présent sur les réseaux et dans les différents médias disponibles (blogs, presse spécialisée). C’est d’ailleurs ce qui m’amène à la seconde partie :

Une campagne trop bien menée ?

Plusieurs choses m’interpellent : L’objectif de la campagne était-il réaliste ? Sans-Détour est tout à fait au courant des volumes de vente qu’il fait habituellement, et proposer une somme de départ si basse était à mon avis soit un manque de confiance en ses clients soit un pur coup de com’. Ce qui me mène à me demander pourquoi des contreparties jusqu’à 400 000€ étaient disponibles alors que leur objectif initial était 40 fois inférieur (soit une réussite de plus  4000%!!). On sait que certains projets explosent sur les sites de crowdfunding, mais se positionner dès le départ  comme envisageant de dépasser autant son budget initial, c’est discutable. D’autant que ces contreparties sont arrivées vites, et non comme si elles avaient réellement surpris l’éditeur. Qui sait ce qui nous attendait si les 400.000 avaient été dépassés plus tôt ?

On a pu voir aussi, comme je le disait juste avant, un bel exemple de suivi en ligne sur les réseaux sociaux, habituellement peu investis par l’éditeur. Suivi en temps réel, revue de presse, relances : tout y était. A croire que l’éditeur a engagé un Community Manager sur la période du financement, ce qui n’est pas un mal, loin de là ! Enfin une campagne de relations presse semble avoir été mise en place, en témoignent les très nombreux relais qui se sont fait sur cette campagne (je mets une petite liste non-exhaustive en fin d’article).

Un exemple à suivre ?

Au final, je ne peux que me réjouir du succès de cette campagne ! Tant sur un aspect purement rôliste, car l’édition ainsi proposée est richement augmentée et témoigne d’une réelle mobilisation de la communauté lorsqu’elle le veut. Et sur un aspect communicationnel, car Sans Détour à fait la preuve (comme je le suggérais ici ) qu’une bonne campagne de communication et de marketing (appelons un chat un chat et un Grand Ancien un Grand Ancien) n’est pas irréalisable. Mieux, cela porte ses fruits ! L’éditeur a parfaitement réussi son opération et c’est exactement ce que je voulais voir faire.

En revanche, je reste circonspect sur la grosse prolifération de financement participatifs que l’on voit fleurir un peu partout, car voir ce modèle devenir une norme m’inquiète. Il faut dire qu’en passant par du crowdfunding, on court-circuite les boutiques, piliers de la culture rôliste. Certains prennent cela en compte, comme Raise Dead et le financement du retour d’INS/MV qui comporte des contreparties dédiées aux boutiques ou encore Knight et ses contreparties boutiques.

Enfin pour finir, je tiens à réitérer mon affection pour Sans Détour, ses produits et sa philosphie. Il me semblait important de revenir sur cette campagne qui a fait tant de bruit. Espérons maintenant que tout cela va se pérenniser…

Merci de m’avoir lu et n’hésitez pas à commenter cet article, le partager s’il vous a plu et me suivre sur Twitter notamment ! =) 

Guillaume Coeymans

Sources – Revue de presse :

http://www.scifi-universe.com/actualites/15287/l-appel-de-cthulhu-v7-la-souscription-est-terminee

http://www.actusf.com/spip/breve-16203.html

Un crowdfunding pour la 7e edition française de L’Appel de Cthulhu

http://www.trictrac.net/forum/viewtopic.php?f=29&t=146583

et bieeeeeen d’autres 🙂

JDR 2.0 (suite), 8 solutions pour s’y mettre en douceur !

Bonjour à tous !

Je vous expliquais il y a peu, dans mon article JDR 2.0 : Echec Critique, comment le marketing et la com’ peuvent faire bon ménage avec le JDR (non ce n’est pas un gros mot que de dire ça !).  Il y a eu beaucoup de réactions toutes intéressantes, et je pense que la “peur” qu’inspirent ces méthodes est totalement injustifiée. On m’a notamment dit que les structures étaient trop petites et donc ne pouvaient pas faire de webmarketing, community management, etc. … Ce à quoi je réponds : C’est faux ! Et je ne sors pas cela de ma manche, quelques articles sont sortis sur le sujet il y a peu, je les partage pour que vous vous fassiez votre idée  🙂 Bonne lecture !

Tout cela peut paraître un peu barbare mais je pense que tout cela a sa place dans le monde du JDR et du J2S : l’exemple de Sans Détour et de son crowdfunding record représente bien la réussite que peut amener une campagne digitale efficace (on va y revenir dans un article futur). N’hésitez pas à commenter et partager cet article s’il vous a plu !

Guillaume Coeymans