Le dé, un symbole à facettes

Aujourd’hui, un article un peu particulier, moins terre à terre. J’ai envie de vous parler de la symbolique du dé de façon un peu abstraite. Il s’agit uniquement de réflexion personnelle appuyée sur pas grand chose d’autre que mon modeste intellect 😉 J’espère que cela vous plaira !

Le dé, un objet de fascination :

Lorsqu’on commence le JDR ou lorsqu’on accueille une personne qui n’y connait rien, l’un des premiers réflexes est d’attraper un dé à plus (ou moins) de 6 faces et à l’examiner sous tous les angles avec une certaine fascination.

C’est sûr que cet objet, si commun pour tout rôliste ou ludiste a de quoi étonner. Pourtant c’est un objet ancien. On a même des d20 qui datent de l’antiquité. Tout de suite, le néophyte comprend que ces dés étranges vont revêtir une importance dans le jeu à venir.

De même lorsque le jeu est lancé, l’instant des dés est un rituel immuable. On suspend le jeu, on suspend les discussions, et on lance les dés, attendant fébrilement leur verdict implacable.

Fascinés par le bruit des dés, leurs entrechoquements dans la main, le gobelet ou tout autre support, avant le lancer les participants sont comme suspendus dans le temps. D’ailleurs, pourquoi secouer les dés ? Cela ne change rien, statistiquement parlant, au résultat qu’ils donneront. Mais pourtant on le fait. On se rattache à ce semblant de pouvoir sur ces objets qui vont conditionner la suite de notre jeu.

Le dé, incarnation du sort :

C’est ce que cristallise ce simple objet : le sort, la fatalité, l’aléatoire, voire l’arbitraire. Que ce soit en JDR ou en jeu de plateau, on peut influer sur le résultat (selon le nombre de dés, des éventuels modificateurs, etc) mais au final, tout ne tient qu’a ces bouts de plastiques et de la face qu’ils choisiront d’afficher.

Roulette
L’aléatoire, pas forcément détaché de l’affect

Rendez-vous compte que, quand même, certaines parties qui durent depuis des jours, des semaines, des mois sont suspendues à parfois un seul jet. À ce moment, tous les joueurs se remettent à un lancé, et surtout à un lanceur.

Car oui, on connaît tous celui qui a la poisse, celui qui réussit tout. Aussi injuste et mathématiquement incorrect, c’est bien l’impression que cela laisse, nous ne semblons pas égaux face aux dés et à leur résultat.

Rituels et superstitions :

Pour pallier à ces coups du sorts, les ludistes et rôlistes ont développé tout un tas d’habitudes, de rituels et de petites croyances.

Certains ont leur dés à eux, les mêmes depuis 20 ans, qu’il ne faut pas toucher, que seuls eux utilisent. D’autres alignent fièrement une collection de dizaines de sets collectors de chez Q-workshop ou équivalent. J’aime aussi ceux qui collectionnent les dés étonnants, D6 sphériques, D13, D15, jumbos, etc. Sans oublier ceux qui ont 28 bourses en cuir remplies de dizaines de dés qu’ils amènent chaque partie, chaque convention “juste au cas où”.

Personnellement, j’ai une bourse de dés que je met à disposition de ma table, et deux sets que j’utilise personnellement et j’avoue ne pas trop aimer que d’autres les manipulent 😉 chacun ses rites !

Dice Cup
“Ce n’est pas trop ma tasse de dés”

N’avez vous jamais, après deux ou trois mauvais lancés dit “je change de dés, ceux-là ne font que rater !” ? Alors qu’encore une fois, cela ne se justifie pas d’un point de vue statistique !

Ainsi les simples dés, que nous manipulons beaucoup, reflètent beaucoup plus qu’il n’y paraît. Je voulais simplement vous faire part de ma réflexion, probablement un peu incongrue, m’enfin bon c’est mon site après tout 😉

N’hésitez pas à partager cet article et à m’écrire vos propres avis et rituels (les vôtres ou ceux auxquels vous avez assisté) !

Guillaume COEYMANS

Let’s palette #5 – ARCTIC SCAVENGERS

Dans cette série d’articles, je présente des jeux de société. Je les ai obtenu via une palette Ludikbazar que l’association le Dragon Libournais s’est procurée (coucou les dragons !). Je n’ai choisi ces jeux qu’en fonction de leurs boîtes (visuels + présentation sur la boîte même)… autant dire que je ne sais rien d’eux ! C’est donc des tests en tant que néophyte que je vais réaliser pour les articles de cette série. Dernière précision, tout ceci est bien sûr purement subjectif, n’hésitez pas à dire dans les commentaires à quel point vous n’êtes pas d’accord 😉 Aujourd’hui nous partons à la découverte de…

ARCTIC SCAVENGERS

Fiche technique :

=> Auteur : Robert Kyle Gahart

=> Illustrateur : Martin Hoffmann

=> Editeur : Ystari Games et Rio Grande Games

=> Date de sortie : 2013

=> Genre : stratégie / deck building

=> de 2 à 5 joueurs

=> conseillé à partir de 13 ans

=> temps de jeu : 45 à 60 min

=> prix : je n’ai pas trouvé le prix d’origine, mais d’occasion, j’ai trouvé de 9€ à 55€ ! Comment expliquer cet écart ? Mystère…

Principe du jeu

Dans Arctic Scavengers, vous êtes en 2097 à la tête d’une bande de pilleurs. En pleine ère glaciaire, vous allez devoir trouver des ressources, recruter de nouveaux membres dans le but d’obtenir la communauté la plus peuplée. Tous les joueurs commencent avec le même deck de cartes et en trouveront et achèteront au cours de la partie.

Je précise que j’ai l’extension QG comprise dans le jeu (qui comprend 4 modules distincts).

Les points forts

=> Illustrations : encore une fois, les illustrations sont très bonnes. Cela fait plaisir de voir et d’utiliser ce matériel.

=> Efficace : en plus d’être belles, les cartes comportent de nombreuses symboliques utiles au jeu et que l’on retient très facilement. Le système de jeu se prend assez facilement en main et vous n’aurez pas besoin de plusieurs parties avant de maîtriser les mécaniques de jeu.

=> Extension utile : l’extension réussie à rajouter un vrai plus au jeu qui n’était pourtant pas vide sans. Les possibilités de jeu et les tactiques s’en retrouvent diversifiées ! Bâtiments à construire, factions à convaincre de nous aider, meneurs possédant des capacités… autant de bonnes idées !

Les points faibles

=> Diplomatie ? Kesako ? On ne peut qu’affronter les autres groupes de survivants, aucun option n’est laissée pour des pactes temporaires. Dans un contexte de survie, c’est pourtant pour moi une donnée essentielle. On pourrait même imaginer un système de troc entre joueurs !

=> Rien de nouveau : un jeu de survie où il faut piller du matériel, trouver des médicaments, obtenir de quoi manger… c’est vu et revu. Un petit brin d’originalité aurait été le bienvenue. Des objectifs cachés pourraient être une bonne piste pour moi ! Ou si on est sadique, des événements désastreux 😉 (tempête glaciale empêchant d’aller chasser, épidémie immobilisant certains types de survivants…)

=> Objectif boiteux : avoir la plus grande population, voici l’objectif. Sauf qu’au vu des équipements et des survivants que l’on peut recruter, on se dit qu’une communauté nombreuse mais mal équipée se ferait massacrer de nombreuses façons. De plus le moral et le rationnement n’étant pas gérés, on se dit pourtant que plus notre communauté est nombreuse, plus il serait difficile de gérer ces éléments.

Au final…

C’est un jeu ma foi fort sympathique ! Les mécaniques fonctionnent naturellement et l’équilibrage est optimal. Il y a quand même une petite part de hasard qui laisse du suspense.

Les reproches que je lui adresse sont principalement sur le contexte et ne gêne donc en rien la jouabilité. J’ai pu le tester avec des nombres différents de joueurs, d’âges et d’expériences ludiques variés, et toutes les parties ont été plaisantes.

A chaque fin de tour, les joueurs s’affrontent pour des ressources contestées -très avantageuses- et il y a un réel suspense sur le résultat de ces confrontations. Les pouvoirs des meneurs (dans l’extension) m’en fait sourire à plusieurs reprises… jusqu’à ce que mes adversaires appliquent leurs pouvoirs ! (je me souviendrais toujours du cannibale…)

Les bâtiments sont très avantageux, même si difficiles à construire et convaincre les factions de nous rejoindre plutôt que nos adversaires nous oblige à suivre l’avancé des tribus ennemies. On est vraiment dans un affrontement où on ne peut pas se permettre de négliger l’avancée des adversaires !

J’ai vu en faisant des recherches pour cet article qu’il existait une autre extension (RECON) et je vous avoue que je suis très curieux de voir quels sont ces ajouts !

Plus j’y pense, plus je me dis qu’il y a des moyens d’améliorer ce jeu pourtant déjà très bon ! A vous de voir avec vos amis joueurs si vous voulez rajouter des règles maisons 😉

Ma conclusion : Sortez ce jeu régulièrement ! Variez vos tactiques et prenez des risques, le jeu n’en sera que meilleur. J’ai envie de vous encourager à l’acheter, mais vu la variation des prix que j’ai pu observer, faites attention aux profiteurs 😉

Boite

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Voici donc le cinquième article de cette série, j’espère qu’il t’aura plus à toi Lecteur 😉 Si c’est le cas, ou non d’ailleurs, n’hésite pas à me le dire en commentaire. Tant que c’est constructif, je suis preneur ! Pour ceux qui ont testé ce jeu, n’hésitez pas à donner vos propres impressions ! Dans tous les cas, parlez de nous, diffusez un maximum autour de vous !

“La vie est un jeu, il ne faut pas la prendre trop au sérieux !”

Crash reading – Star Marx : Bienvenue en URSSS

Nouvelle lecture ! Je vous l’ai évoqué il y a pas longtemps, aujourd’hui on parle de Star Marx !

Bande son de l’article (laissez la lecture auto 😉 ) !

Une gamme atypique

La “gamme” se compose de deux pans :

  • Un JDR amateur, édité gratuitement composé de :
    • Un livre de base
    • Des extensions sous forme de fanzines auto-édités
  • Un livre univers “pro” édité par les Editions Leha

Créé par Maximilien et La Moité, basé sur le système Tranchons & Traquons, le jeu propose de nous emmener dans un voyage galactique au sein d’un univers où l’URSS a gagné la guerre froide et a conquis la galaxie. Tourné vers l’humour (ce qui est plutôt rare pour un JDR mine de rien) ce jeu m’a fait de l’œil et dès que j’ai pu, j’ai franchi le pas !

Max et la moitié

Un duo talentueux !

Et en 2017, sort donc un bel ouvrage, sous forme de guide touristique (illustré par David Cochard) et autant dire avec cette couverture rouge écarlate, ça intrigue !

Je vais vous faire une chronique qui parlera des deux formats car ils sont parfaitement compatibles.

Bienvenue en URSSS !

Commençons par le Guide du Voyage en Union des Républiques Sidérales Socialistes Soviétiques . De suite ce qui frappe c’est que c’est drôle, mais vraiment ! Je me suis surpris à rire dans le métro tout seul en feuilletant le livre.

Dans le détail, le livre nous fait parcourir tout l’espace soviétique, avec d’abord un petit historique expliquant comment l’URSS a remporté la guerre froide et la course à l’espace. Tout cela est suivi par un panorama des différentes races et habitants de l’Union.

Ensuite on découvre région par région l’ensemble de l’espace soviétique, à grands renforts de parodies, contenus originaux et blagues bien écrites.

Alors bien sûr il faut être sensible au type d’humour, disons “Soviet Gothic” et aimer plaisanter sur la gloire d’un systèmes stalinien (et vous savez que cet humour me plait 😉 ) .

Autographe SM

Pour vous faire une idée de l’humour du bouquin 😉

Ne nous y trompons pas, le stalinisme y est bien décrit comme un système horrible hein personne ne remet ça en cause. C’est son traitement et les personnages qui évoluent dedans qui sont hilarants !

Un JDRsky collectivisé ?

Passons au système ! Comme vous le savez je n’aime pas trop m’étaler sur le système de règles dans mes articles, préférant détailler l’impression de jeu qui s’en dégage.

Je dirai juste qu’il est basé sur le Tranchons & Traquons des excellents Kobayashi et Le Grümph, un système simple et efficace. Légèrement adapté pour rentrer dans le cadre imposé, c’est aussi un système qui a la particularité que le MJ ne lance quasiment aucun dé et qu’une partie de l’animation est déléguée aux joueurs.

Par exemple, dans le groupe est désigné un “Commissaire au Rationnement” chargé de distribuer argent et bons points en fonction de l’évolution du jeu (représenté par de l’argent, ou des cartes du Parti servant de Jokers, particulièrement bien fichues et drôles !).

Dans la même veine que tous le reste de l’ouvrage, les compétences sont vraiment funs, des titres aux effets. Tout semble plutôt équilibré, amusant et simple à mettre en place, en laissant une grande place au RP.

Je mettrais peut être en bémol, qu’à force de vouloir faire de l’humour et des références, certaines titres et compétences deviennent obscures. C’est dommage, notamment pour les capacités qu’on va appeler régulièrement et sur lesquelles ont va devoir réfléchir pour se rappeler à quoi ça sert. M’enfin c’est aussi ça l’administration Soviétique ! 😀

J’évoquais récemment Star Marx comme étant un jeu “antagonique” où les PJ sont d’une certaine manière opposés au MJ. Après lecture, je nuance un peu mon propos, disons qu’ici le MJ reflète bien la cruauté, l’injustice et le ridicule de l’univers de Star Marx et pour lui, mettre des bâtons dans les roues des joueurs permet de maintenir l’absurde du monde à un très haut niveau. Intéressant donc !

En tout cas ça m’a l’air de très bien marcher ! J’ai hâte de tenter mes premières parties pour mettre ce système à l’épreuve.

Je vais me pencher aussi sur la lecture des Parazitnyi, les fanzines qui complètent le livre de base et proposent du matériel en plus ! Peut être pour une suite à cet article ! En tout cas, vous pouvez foncer, ça m’a l’air être du très bon 😀

Guillaume COEYMANS

Life Is Strange : Before the Storm – La Tempête avant le Calme ?

Et oui on parle de jeu vidéo ! Ça arrive de temps en temps 🙂 Aujourd’hui on fait le bilan de la préquelle de Life Is Strange, dont j’avais parlé il y a quelques années ICI avec la camarade Marie-Flore. Je fais le point au moment où tous les épisodes sont sortis, il ne reste qu’un bonus mais comme il est exclusif , c’est pour les nantis ;)

Un peu de contexte :

Je ne reviendrais pas sur l’historique du studio car j’en ai parlé dans l’article original. Mais aussi parce que BTS (ouais je vais pas écrire “Life Is Strange : Before The Storm” à chaque fois) n’est pas développé par DONTNOD le studio original mais par Deck Nine Games (ex – Idol Minds).

D’après ce que j’ai pu lire, ce sont des fans du premier épisode qui ont proposé à DONTNOD de faire cette préquelle en attendant la sortie de Life Is Strange 2, mais le studio d’origine a été consulté pour assurer une continuité artistique. Sorti en 3 épisodes fin 2017, il nous propose donc une préquelle se déroulant 3 ans avant le premier épisode et nous décrit le passif de Chloé (co-héroïne du premier) et Rachel (personnage clé de l’épisode précédent).

Un mieux sur la technique :

Je l’avais évoqué dans mon premier test, même si la DA est splendide, les animations notamment étaient très rigides. Ici c’est mieux, clairement, on a moins l’impression d’être face à des mannequins mais bien face à des personnages animés. Le moteur étant le même que dans Life Is Strange, c’est plutôt une meilleure maîtrise de l’outil qu’une révolution technique.

Mais du coup, j’ai l’impression qu’on paye ça par un univers plus étroit. Comme si pour avoir de belles animations, on rogne sur l’ouverture du monde, qui était déjà plutôt fermé.

Au point qu’on évolue parfois dans un couloir, avec beaucoup moins d’exploration que par avant. Peut être que cela peut s’expliquer par la nécessité d’amener l’histoire vers un point précis, vers Life Is Strange, ce qui ferme les possibilités scénaristiques. Si vous avez aimé l’exploration et l’enquête du premier opus, ici c’est quasiment disparu… Dommage.

L’histoire est aussi beaucoup plus linéaire et on passe beaucoup plus de temps en spectateurs, cliquant de temps en temps sur des icônes de dialogue qui nous amènent au même point quoiqu’il arrive.

BTS a une charge émotionnelle clairement moins forte. Le fantastique étant réservé à la série “canon”, cette préquelle est plus ordinaire, donc moins forte car rien ne lie les héroïnes à la base. Même si il y a des évènements qui, au fur et à mesure les rapprochent, ça arrive un peu trop vite et trop “out of nowhere” pour s’y attacher. Mais ne vous y trompez pas, elles sont attachantes. On a juste l’impression de passer un peu a coté, on en aurait voulu plus !

Friendship
Des personnages attachants, mais qui auraient pu être mieux traités

Dans le premier épisode, on s’attache aux personnages car elles ont entre elles, une relation forte, qui préexiste à l’histoire racontée. Là, la relation entre les héroïnes est plus téléphonée, même si annoncée dans le premier épisode, elle fait un peu forcée ici.

Enfin on note que Chloé n’est plus doublée par la même comédienne (Ashly Burch) suite à une grève des doubleurs mais par une autre actrice, Rhianna DeVries. Honnêtement la différence n’est pas trop sensible, d’autant que le scénario se passant 3 ans avant le premier opus et vu l’âge des protagonistes, une voix qui change un peu n’a rien de choquant.

Un monde toujours aussi prenant :

Mais ne vous y trompez pas, l’univers de Life Is Strange est toujours là, on voyage toujours autant à Arcadia Bay. Notamment grâce à une BO toujours aussi soignée qui nous offre de beaux moments.

Au niveau gameplay on notre l’apparition du système “d’insolence” qui permet à notre héroïne de déclencher un mini-jeu pour arriver à ses fins à travers une série de choix conversationnels. C’est un outil vraiment intéressant et challengeant, comme quoi, être insolent-e c’est pas si facile 😉

Seulement, c’est assez peu utilisé et franchement (trop) difficile parfois, ce qui coupe un peu l’immersion. Pour autant l’histoire se suit bien et porte une charge émotionnelle suffisante pour se sentir pleinement impliqué-e.

Aussi, bon point pour les parties de JDR dans le jeu qui sont franchement sympathiques 😀

RPG Life Is Strange
Du D&D à l’américaine mais bien sympa 😀

On comprend mieux les tenants et aboutissants des personnages dans Life Is Strange à la fin de BTS et on a hâte de découvrir la suite !

Bref une replongée agréable dans l’univers de Life Is Strange, même si c’est un cran en dessous de l’original. À découvrir si vous avez aimé le premier opus !

PS : cet article a été rédigé avant la sortie de l’épisode Bonus qui signe le retour de Max, héroïne du premier jeu.

Guillaume COEYMANS

Let’s palette #4 – BLUE MAX

Dans cette série d’articles, je présente des jeux de société. Je les ai obtenu via une palette Ludikbazar que l’association le Dragon Libournais s’est procurée (coucou les dragons !). Je n’ai choisi ces jeux qu’en fonction de leurs boîtes (visuels + présentation sur la boîte même)… autant dire que je ne sais rien d’eux ! C’est donc des tests en tant que néophyte que je vais réaliser pour les articles de cette série. Dernière précision, tout ceci est bien sûr purement subjectif, n’hésitez pas à dire dans les commentaires à quel point vous n’êtes pas d’accord 😉 Aujourd’hui nous partons à la découverte de…

BLUE MAX

Fiche technique :

=> Auteur : John Harshman et Phil Hall

=> Illustrateur : Kurt Miller et Alan d’Amico

Kurt Miller
Alan d’Amico

=> Editeur : Millenium

=> Date de sortie : 2013

=> Genre : stratégie

=> de 2 à 6 joueurs

=> conseillé à partir de 12 ans

=> temps de jeu : 1h30 (officiel)

=> prix : 45€

Plateau de jeu

Principe du jeu

BLUE MAX est un jeu de combat aérien pendant le Première Guerre Mondiale. Deux camps s’affrontent en abattant les avions ennemis. Le point central du jeu repose sur les manœuvres que les joueurs vont choisir. Les affrontements se régleront via des dés à symboles et des cartes de dégâts.

Les points forts

=> Illustrations : le jeu est magnifique. Le plateau, les tuiles, les cartes… tout est beau. Il suffit de jeter un coup d’œil au palmarès de Monsieur Kurt Miller pour savoir que l’on a affaire à un maître.

=> Informations historiques : le livret de règles est parsemé d’informations pertinentes et intéressantes sur la Grande Guerre. C’est bien écrit et m’a donné envie d’en savoir plus, alors que je ne suis en rien un passionné des guerres.

=> Règles claires : même si elles sont assez conséquentes, les règles se comprennent facilement. Leur mise en pratique se fait naturellement.

Les points faibles

=> Tout ça pour ça ?! Entre 3 et 4 heures de lecture des règles et de préparation du matériel + environ 30 minutes d’installation d’une partie pour… 15 minutes de jeu. J’ai fait plusieurs parties de test. En duel et en équipes. Ça n’a jamais duré plus longtemps.

=> Trop réaliste : le point faible précédent s’explique par ce simple fait. Les auteurs ont privilégié les données réelles plutôt que de prévoir un système de jeu équilibré et viable. Les avions ont l’équivalent de points de vie pour plusieurs secteurs de l’avion, mais ils sont inutiles car il y a trop de défaites passives : perte du pilote, pertes des armes, perte de la manœuvrabilité de l’avion…

=> Peu de rangements : beaucoup de (beau) matériel, mais presque pas de pochettes pour les ranger entre deux parties. Ce n’est pas amusant de devoir tout re-trier à chaque fois qu’on ressort le jeu de l’étagère, surtout vu le nombre d’éléments présents dans la boîte.

Cartes

Au final…

Ceci est le Let’s Palette de la déception ! Et je pèse mes mots. Un jeu de bataille aérienne historique, j’étais vraiment impatient d’y jouer et je pensais même pouvoir en faire un outil de travail (je suis animateur socioculturel), les conditions étaient donc réunies pour que j’adhère à 100% à ce jeu.

Il y a un court historique du progrès de l’aviation pendant la Grande Guerre où il est expliqué que l’aviation alliée domine à partir de 1916, ce qui joue un rôle déterminant dans la victoire finale. Et le jeu s’en ressent. Les avions ont des caractéristiques absolument pas équilibrées et l’élite alliée domine complètement. Sauf qu’à la différence des wargame type Warhammer où des armées s’affrontent et où les joueurs équilibrent les-dîtes armées via un système de points en fonction de la puissance de la figurine, dans BLUE MAX, chaque joueur possède un unique avion. Donc à la fin, devinez quoi, c’est les alliés qui gagnent ! On m’a conseillé de retirer ces avions là du jeu… je réponds qu’il aurait fallu alors ne pas les mettre dès le départ :p

Cela n’enlève de toute façon pas l’autre problème majeur : la fragilité des avions. Alors oui, historiquement parlant, les avions de cette époque étaient fragiles. Mais ceci est un jeu ! Il faut ajouter du ludique au réalisme – ça me rappelle les débats sans fin avec des amis rôlistes quant aux proportions réalisme/jouabilité dans les jeux de rôles. De mon côté, faire tant de préparations et de détails techniques et tactiques pour que le jeu s’arrête si rapidement, c’est non.

Ma conclusion : Je suis frustré ! Tant de beau matériel sur un type de jeu que j’affectionne pour ce résultat… c’est LA déception ludique de l’année pour moi. J’en viens même à me demander si je n’ai pas mal interprété les règles… vous en pensez quoi ?

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Voici donc le quatrième article de cette série, j’espère qu’il t’aura plus à toi Lecteur 😉 Si c’est le cas, ou non d’ailleurs, n’hésite pas à me le dire en commentaire. Tant que c’est constructif, je suis preneur ! Pour ceux qui ont testé ce jeu, n’hésitez pas à donner vos propres impressions ! Dans tous les cas, parlez de nous, diffusez un maximum autour de vous !

“La vie est un jeu, il ne faut pas la prendre trop au sérieux !”

Une belle année ludique 2018 !

Un peu à la bourre, mais il était important pour moi de vous présenter mes vœux et de refaire le point sur cette année 2017 et les perspectives de 2018 !

2017 : L’impulsion

Cette année écoulée a vu Homo Ludis passer dans une autre dimension. En effet, j’ai ouvert la version “site” pour m’affranchir du blog que j’utilisais jusque là. Ce qui me laisse plus de liberté dans la conception du site.

Hot Air Balloon
Le site monte, doucement mais sûrement comme ce ballon 😉

J’ai aussi accueilli mes deux acolytes Pierre et Étienne que je remercie pour leur apport au site. Vous voyez les articles qu’ils ont produit, qui sont tous super intéressants, mais vous ne voyez pas le boulot que nous faisons en arrière-boutique pour émulsionner notre créativité et affuter nos avis. C’est aussi ça qui permet peu à peu au site de passer dans une autre dimension.

Sans oublier bien sûr le concours de la Femme de l’Ombre, Sarah, qui fait office de secrétaire de rédaction, corrigeant nos articles et faisant du bêta reading ! Mais qui surtout me soutient au quotidien 🙂

2017 c’est aussi l’année d’un gros projet qui me tient à cœur : celui du podcast de l’imaginaire. Comme je l’ai évoqué au fil de l’année, le projet a pris corps assez solidement. Il y a un titre, un chemin de fer, des chroniques et même une partie des textes ! Mais suite aux aléas de la vie professionnelle, le projet a sérieusement pris du retard et est pour l’instant en Stand By.

Enfin c’est aussi l’arrivée d’une forme de charte graphique qui prend de plus en plus forme, dans l’attente de pouvoir rémunérer un-e graphiste pour proposer une réelle identité. Donc tout va de l’avant pour que 2018 se passe sous les meilleurs auspices !

2018 : L’élan :

Moose
Désolé ….

Sur ces belles bases, 2018 sera donc riche et pleine d’aventures ! Grâce aux Faut Qu’on Conv’ ! on va pouvoir se rapprocher et se rencontrer. Et j’espère vous proposer le plus de contenu possible !

Toute l’équipe et moi-même fourmillons d’idées pour partager avec vous un tas de belles histoires et de réflexions presque toujours de bonne foi 😉

Et cela est possible grâce aussi aux lecteurs et lectrices que vous êtes, toujours plus nombreux, à nous lire, nous commenter et nous partager. Cette année qui s’annonce, nous allons la parcourir ensemble, pour le meilleur !

Homo-Ludis vous souhaite donc une merveilleuse année ludique et imaginaire, qu’on espère vivre avec vous et avec plein de cubes en bois, de réussites critiques et de plateaux de jeux !

Guillaume COEYMANS & la team Homo Ludis

Faut Qu’on Conv’ HS #1

FQC hors série aujourd’hui car on ne revient pas sur une convention pure et dure mais sur le concert anniversaire des 15 ans du Naheulband !

Une occasion unique :

Cela faisait un moment que je voulais voir le Naheulband. Comme je l’ai évoqué ICI Naheulbeuk et sa bande ont bien marqué ma jeunesse. J’avais toujours raté l’occasion de les voir en concert, du coup, quand j’ai appris qu’ils passaient près de chez moi pour leur 15 ans, comme on dit : instabuy.

Il faut dire qu’ils tournent assez peu, de mémoire je dirai un à deux concerts par an environ.

Mais attendez… Je vous parle du Naheulband, mais vous connaissez au moins ? Bon je vais faire un récap’ rapide : en gros le Donjon de Naheulbeuk est une saga MP3 crée par John Lang, musicien de son état. Autour de sa saga, il a créé tout un univers musical avec son groupe, le Naheulband. En plus des quatre albums studio il a sorti un tas de “bonus” autour de l’univers de la série.

Pour plus d’infos je vous conseille simplement d’explorer son site, qui est une mine d’infos et de contenus, dont notamment un JDR (on y revient 😉 ).

Après cette intro, direction donc le Trianon, où une soirée d’animation et de concerts est prévue avec notamment Magoyond et le Neko Light Orchestra.

Arrivés sur place, il y a du monde ! Le concert est Sold Out, ce qui représente près de 1100 fans ! L’ambiance y est chaleureuse, un duo de musique traditionnelle arpente le hall pour agrémenter l’ambiance. Quelques stands sont présents, principalement des goodies Naheulbeuk et le Bazar de Fangh. Honnêtement c’est un peu pauvre…

Direction la salle pour prendre un peu la température et là on a droit à des cours de danse de bal a l’échelle de toute la salle ! C’était plutôt chouette. Si on excepte les problèmes de son, qui seront malheureusement réguliers ….

Mais pas le temps de niaiser, on se pose aux balcons du premier étage pour la première partie Magoyond :

Magoyond : Zombie or not Zombie ?

Je ne connaissais pas ce groupe, mais j’ai de suite été enchanté ! Ils se présentent comme faisant du “rock alternatif zombie”. Corpse paint et costumes baroques au programme. Mais ce qui frappe c’est surtout l’ambiance lourde et poisseuse qui est mise en place. Sans pour autant être glauque ou malsaine, on est dans la “mort joyeuse” à la Tim Burton, c’est exactement le même type d’univers. Leurs titres auraient fait une belle BO pour les Noces Funèbres, Beetlejuice ou L’étrange Noël de Mr Jack (oui je sais c’est pas Burton, mais ça relève du même univers).

Du coup la salle chauffe bien et l’ambiance est au rendez-vous. Vraiment une découverte sympa, mais je vous laisse vous faire votre idée, avec ce morceau qui n’est pas le plus péchu, mais celui qui m’a le plus marqué :

Naheulband !

Première réaction : what ? Naheulband pas en tête d’affiche de son concert anniversaire des 15 ans ? Ce qui signifie pas de rappels, pas de bonus, pas de “on joue jusqu’à 1h du mat” !

Clairement c’est une déception … D’autant que j’aime bien les Neko, mais bon c’est pas non plus ma came. Surtout quand je vais voir les 15 ans du Naheulband !

Du coup je suis un peu étonné. Mais bon le set commence.

Et là c’est la claque continue qui commence ! Je connais mal les derniers albums mais toutes les chansons sont reprises par le public. Le groupe enchaine parfaitement chanson “fun”, dynamiques”, “douces” et les intermèdes comiques. On a même deux anciens membres qui sont revenus pour l’occasion.

Mentions spéciales pour :

  • Les souliers de Lady Fae, toujours aussi magnifique
  • Mon Ancêtre Gurdil et Troll Farceur Elfe Farci version métal
  • La Marche Barbare, tellement tonitruante et puissante.
  • La Déprime (reprise rallongée de François Pérusse)

Vidéo prise par mes soins, pas terrible mais ça donne bien une idée de l’ambiance 🙂

On notera quelques petits soucis de son (comme évoqué plus haut) et des instruments qui ont souffert de la température (il faisait très chaud dans la salle). Mais surtout par le planning, on a senti une fois ou deux le groupe un peu pressé ! Mince quoi c’était leur anniversaire, un concert attendu depuis longtemps par beaucoup… Quel dommage !

Mais sur les points positifs on notera : la communion avec le public qui était totale, le groupe prenait clairement son pied ! Et ça, ça fait plaisir à voir. On les sentait aussi heureux que nous d’être là. Les blagues et sketchs marchaient très bien car elles semblaient naturelles.

La setlist était vraiment géniale, j’aurais juste ajouté la Bataille de Zoug Amag Zlong, mais c’est personnel 🙂

Tout ça pour dire que c’était vraiment un des meilleurs concerts que j’ai vu depuis looooongtemps (et j’en ai écumé !). C’est en grande partie dû à la charge émotionnelle du concert, avec un groupe qui m’accompagne depuis presque 15 ans aussi.

Neko Light … Ou pas :

Je ne jugerai pas leur set, qui à mon avis était très bon. Seulement c’est un groupe que j’ai déjà eu l’occasion de voir, et si j’apprécie leur technique et leur registre, l’ensemble ne m’a jamais beaucoup marqué.

Et passer après le Naheulband pour leurs 15 ans (je le répète) n’était pas un bon moment pour me donner envie de voir le groupe. Aussi j’ai regagné mes pénates. Vraiment, ce running order est incompréhensible …

Au final une très belle soirée ! On aurait clairement voulu y trouver plus de stands, une technique un peu meilleure et un running order plus cohérent. Mais le plaisir y était et ce fut vraiment un immense plaisir d’en être ce soir là ! Merci à toute l’orga d’avoir permis cette soirée dans cette superbe salle du Trianon !

Guillaume COEYMANS

PAR PITIÉ ! N’offrez pas de jeux de société à vos enfants pour Noël

Aujourd’hui c’est coup de gueule ! Et on parle de cadeaux de Noël vu que c’est la saison ! Je vais parler principalement des jeux de société “classiques”, ceux que vous trouverez en grande surface ou ceux qui font la pub à la tv.

Ces jeux sont chiants :

Je ne dis pas qu’ils sont mal faits ou qu’ils sont nuls. Juste que … Honnêtement, c’est pas très fun… Le Monopoly n’est amusant que pour celui qui gagne, le Scrabble a un rythme tellement lent qu’il est soporifique. Etc. etc. …

LE PIRE, le pire … C’est les éditions spéciales du Monopoly (Game of Thrones, de votre ville, Star Wars, etc.) en vrai … ça fait joli sur l’étagère mais personne n’y joue, non ? J’ai même envie de dire : combien de parties de Monopoly vous avez déjà fini ? Personnellement, une seule et c’était bien relou.

Monopoly
*Baille*

Dans leur volonté d’être tous publics, ces jeux nivellent le fun par le bas. Ils tentent l’équation impossible de plaire aux enfants qui veulent du fun et les adultes qui cherchent une forme de sérieux. Du coup c’est tiedasse.

Après il y a l’autre volet, ceux qui se veulent ouvertement “fun et accessibles”, les croc-carotte, tic tac boum et compagnie. Eux tombent dans le piège inverse et sont simplistes. Du coup chiants… on y revient …

Enfin bref n’achetez pas ce genre de choses là pour vos enfants et proches.

Offrez des jeux de plateau !

Oui, ok jouer sur les mots c’est faiblard. Comme je l’ai fait dans un vieil article, je sépare en gros (c’est une approximation hein) les jeux qu’on trouve dans le commerce de masse et ceux qu’on trouve dans les boutiques spécialisées.

On le sait depuis longtemps, la France est l’un des plus gros créateurs de J2S et l’offre y est foisonnante ! L’occasion de justement sortir des jeux chiants dont on parlait juste avant. Mais oui, ça peut être impressionnant d’avoir tant de choix, on ne sait plus ou donner de la tête.

Jeux divers
Avouez, ça donne bien plus envie !

C’est là où vous DEVEZ vous déplacer si possible en boutique, car les vendeurs sont souvent passionnés et de bon conseil en jeu ! Si vous n’avez pas de boutique à proximité, le web foisonne de blogs et sites qui vous donneront de précieux conseils (bien entendus les meilleurs seront ici, je dis ça de façon tout à fait objective et neutre 😉 ).

Vous y trouverez des jeux plus profonds, simples sans être simplistes (comme le génial Minuscule, dont je vais bientôt vous parler). Mais aussi des jeux experts vraiment complets et complexes pour vos enfants/proches un peu plus âgés.

Sortez de votre zone de confort !

Si vous devez retenir une seule chose de ce court article un peu abrupt c’est ça : sortez de vos habitudes, y compris en jeu de société.

Grâce à cela vous ferez de belles découvertes, originales, fun et passionnantes. En plus, la plupart du temps vous participerez à développer le tissu commercial local, faire vivre une exception française, des auteurs et des éditeurs ! Donc pourquoi un énième monopoly ?

C’est tout pour ce mini-coup-de-gueule ! Merci de m’avoir lu et n’hésitez pas à partager cet article !

Guillaume COEYMANS

Let’s palette #3 – COLOSSUS ARENA

Dans cette série d’articles, je présente des jeux de société. Je les ai obtenu via une palette Ludikbazar que l’association le Dragon Libournais s’est procurée (coucou les dragons !). Je n’ai choisi ces jeux qu’en fonction de leurs boîtes (visuels + présentation sur la boîte même)… autant dire que je ne sais rien d’eux ! C’est donc des tests en tant que néophyte que je vais réaliser pour les articles de cette série. Dernière précision, tout ceci est bien sûr purement subjectif, n’hésitez pas à dire dans les commentaires à quel point vous n’êtes pas d’accord 😉 Aujourd’hui nous partons à la découverte de…

COLOSSUS ARENA

Fiche technique :

=> Auteur : Reiner Knizia

=> Illustrateurs : Thierry Doizon, Dan Harding

=> Editeur : Ubik

=> Date de sortie : 2005

=> Genre : jeu de cartes – stratégie et paris

=> de 2 à 5 joueurs

=> conseillé à partir de 8 ans

=> temps de jeu : 40 à 60 min

=> prix : 10€

Principe du jeu

Ce jeu est la nouvelle version du classique Titan : The Arena (par Avalon Hill).

Les joueurs sont des spectateurs qui vont parier sur la victoire des créatures s’affrontant dans l’arène. Plus les paris se font tôt, plus ils rapportent de points, mais plus ils sont risqués également. Les joueurs influent sur les performances des créatures via des cartes (créature / spectateur / arbitre). Les joueurs peuvent même devenir les contrôleurs des créatures et activer ainsi leurs pouvoirs.

Les points forts

=> Prise en main rapide : même si les règles peuvent paraître abstraites pour des néophytes, un ou deux tours de jeu permettent de comprendre très facilement les mécaniques.

=> Que de suspense ! Jusqu’au dernier moment, il est très dur de savoir qui va l’emporter. L’avantage peut changer très rapidement de camp et les mises secrètes renforcent cet aspect. Plus le jeu avance et plus les tours sont rapides ce qui rajoute à la tension et au suspense.

=> (Presque) Rien d’inutile : Que cela soit les cartes de créatures, celles des spectateurs ou les arbitres, chaque cartes à son utilité. Pour les pouvoirs des créatures, il n’y a que l’amazone dont je n’ai pas réussi à trouver une utilité, toutes les autres ont un réel impact sur le déroulement de la partie.

Les points faibles

=> Règles abstraites : comme évoqué plus haut, sans application concrète rapide, les règles sont difficilement compréhensibles.

=> Longévité ? Ceci n’est que spéculation, car je ne trouve pas de réel défaut à citer, donc je vais supposer sur une utilisation à long terme du jeu. Il y a 12 créatures disponibles et 8 sont jouées en même temps. Le jeu risque donc peut être de tourner en rond au bout d’un moment. (les stratégies des joueurs combleront peut être ce problème ?)

=> Un minotaure ? Où ça ? Sur la boite il y a clairement un minotaure en train d’affronter une wyrm… et le minotaure ne fait pas parti des créatures qui s’affrontent ! C’EST UNE HONTE ! Et le fait qu’il soit le spectateur à 6 de puissance n’est en rien une excuse ! (oui là j’ai vraiment plus d’idées, ce jeu n’a pas de défaut, achetez-le au plus vite :p )

Au final…

Colossus Arena est un très bon jeu. Rarement j’ai eu autant l’envie de gagner que dans ce jeu. Les joueurs s’affectent les uns les autres de manière significative (oublié le “jouer seul ensemble”).

Les illustrations sont correctes sans être exceptionnelles. Il y a suffisamment de rangements. Les règles sont lues en 30 min maximum. Que soit le nombre de joueurs, le jeu garde son intérêt.

J’ai essayé de changer de tactiques entre les différentes parties et chacune d’être elle avait son intérêt : il y a plusieurs façons de jouer à ce jeu de stratégie, ce qui renouvelle les expériences de jeu et aussi empêche d’observer un schéma unique gagnant.

Ma conclusion : J’adore ! Étonnant non ? Colossus Arena peut se jouer facilement et ne prend pas trop de temps, donc sortez le chez vos amis ludistes aussi souvent que possible !

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Voici donc le troisième article de cette série, j’espère qu’il t’aura plus à toi Lecteur 😉 Si c’est le cas, ou non d’ailleurs, n’hésite pas à me le dire en commentaire. Tant que c’est constructif, je suis preneur ! Pour ceux qui ont testé ce jeu, n’hésitez pas à donner vos propres impressions ! Dans tous les cas, parlez de nous, diffusez un maximum autour de vous !

“La vie est un jeu, il ne faut pas la prendre trop au sérieux !”

Clyde Vanilla VS L’épopée Temporelle : Who wins ?

Aujourd’hui, on sort un peu de l’univers du jeu pour aller vers un autre univers qui me parle beaucoup : les sagas MP3. En effet, ce type d’œuvres reprend son envol grâce aux deux histoires phares du moment : L’épopée Temporelle de Cyprien et Clyde Vanilla d’Antoine Daniel. On fait le point sur ces deux sagas !

Les sagas MP3 : une histoire de cœur !

J’ai fait mon éducation culturelle dans les années 2000/10 (pour les uns, je suis vieux, pour les autres je suis un gamin, du coup on fait quoi ? x) ) ce qui correspond à une forme d’âge d’or des sagas MP3. Je me rappelle avec émotion les CD qu’on s’échangeait avec les épisodes du Donjon de Naheulbeuk dessus (et oui à l’époque les clés USB étaient bien trop chères), Les Aventurier du Survivaure, puis la découverte de Reflets d’Acide, les cross-over avec Adoprixtoxis et les séries plus confidentielles tel La Tour de Baal.

Je dirai même qu’avant tout ça il y avait le fantastique François Pérusse qui a inspiré une vague d’humoristes sur le web de par son style… Mais qui a aussi inculqué une quantité incroyable de blagues moisies dans les têtes des geeks du monde francophone.

Enfin bref il y en avait pour tous les goûts et ça a construit pour beaucoup la culture geek française à mon sens.

Mais autour des années 2010, la plupart des sagas se sont “assagies”, voire arrêtées pour tout un tas de raisons (notamment Naheulbeuk qui s’est dirigé vers d’autre formats). Depuis donc quelques années le terrain était pauvre en termes de sagas MP3 neuves. Finalement en 2017, double surprise : le plus gros vidéaste de France Cyprien et l’excellent Antoine Daniel lancent leur sagas respectives.

Là, ma curiosité était piquée, j’adore les sagas MP3 et deux “gros morceaux” de Youtube s’y mettent, avec deux univers très différents. Je ne pouvais qu’être impatient et après écoute des deux histoires, il y a beaucoup de choses à dire !

L’Épopée Temporelle : le mètre étalon

Cyprien est le vidéaste en ligne le plus populaire de France, fort de plus de 11 millions d’abonnés, ses vidéos au format podcast ont démocratisé ce format et ont participé à l’émergence du Youtube en France.

Puis il a su se renouveler en proposant des courts métrages, des séries TV, une chaîne Gaming etc.

Cyprien aka Monsieur Dream

Je suis de loin son travail, qui est toujours de très bonne facture, même si c’est très lisse et avec peu de parti pris. En gros on reste dans du très superficiel et très consensuel, c’est toujours très bien fait mais à mon sens, peu de prise de risque.

La saga MP3 semblait justement être une prise de risque, car ce format est peut être moins familier à son public (plutôt constitué d’ados/jeunes adultes).

Alors qu’est ce que ça donne ?

Une technique irréprochable :

Clairement c’est ce qui saute aux yeux … Enfin aux oreilles. La qualité audio est irréprochable; les voix sont claires, les musiques présentes sans être gênantes, les bruitages de qualité et le mixage excellent.

De même, les épisodes diffusés sur Youtube sont magnifiquement illustrés par une pléthore d’artistes connus ou plus confidentiels mais tous de grand talent. Juste, c’est un défaut sans l’être, le chara-design évolue d’un artwork a l’autre, passant parfois du tout au tout, ce qui est un peu dommage. Mais du coup on a aussi des belles variations qui font bien plaisir.

La présence de voix connues est aussi un plaisir, de François Berland ou Dorothée Pousséo,voire même des Brigitte Le Cordier ou Allison Wheeler ce qui amène une belle diversité de voix et de timbres.

Au scénario on retrouve une très belle brochette avec Cyprien Iov, François Descraques, Yacine Belhousse et Bruno Muschio. Ce qui est gage d’une histoire qui se tient bien (mais on en reparle plus tard).

“De l’audace encore de l’audace et toujours de l’audace !”

Si j’avais cru un jour citer Danton ici … Tout ça pour dire que nous sommes face à un œuvre très belle, techniquement très aboutie et conçue pour plaire au plus grand nombre.

Et c’est là que le bât blesse, comme lorsqu’on voit un énorme blockbuster, la technique est parfaite et il est difficile de trouver des défauts rédhibitoires.

Mais du coup il manque l’âme, le caractère, de la prise de risque, bref des partis pris. L’histoire est finalement très très bateau (pourtant quand on voit les auteurs c’est surprenant ! ). Il s’agit d’un loser qui veut retrouver l’amour de sa copine trop bien pour lui, à travers des aventures extraordinaires. Franchement ça va pas chercher très loin, et c’est dommage ! Quand on voit ce que le média permet et l’inventivité de l’équipe, on a un sentiment d’être passé à coté de quelque chose.

Ce n’est pas mauvais clairement, c’est même bon, mais j’ai peur que ça ne fasse pas date car il n’y a pas de moment très marquant.

Une saison deux semble prévue, j’espère, maintenant que la technique est maitrisée, des partis pris forts pourront être pris pour nous emmener voyager loin !

Clyde Vanilla : L’art et la manière

Comment présenter Antoine Daniel et son univers ? En gros c’est aussi un vidéaste sur Youtube qui s’est fait connaître par la critique de vidéos sur le format de ce que proposait Ray William Johnson, ou en France Salut Les Geeks.

Antoine Daniel aka … Antoine Daniel

Très orienté vers le weird, le bizarre et tout ce qui traine dans les bas fonds du web. Très populaire, son émission phare What The Cut est en pause pour le moment et son retour est attendu depuis longtemps sur les internets francophones.

Très perfectionniste, il a établi un standard pour les vidéos Youtube avec une qualité particulièrement élevé au fil du temps. On attend donc avec impatience ses nouveaux projets. C’est ainsi qu’il nous annonce l’arrivée de Clyde Vanilla, une saga MP3 de science fiction humoristique. Alors koiçadonne tout ça ?

Une prod’ léchée :

Antoine Daniel vient des métiers du son et ça se sent. L’audio est superbe et parfaitement léchée. Je ne vais pas redire ce que j’ai dit pour l’Épopée Temporelle mais on est sur du même niveau de production.

En revanche, le nombre de voix disponible est assez faible et parfois l’identification des protagonistes n’est pas évidente dû à des voix trop proches. C’est dommage, car quand on voit ce que faisait Pen Of Chaos et le Donjon de Naheulbeuk pour proposer un maximum de voix en modifiant la sienne, on aurait pu attendre un peu plus de ce coté là.

Un saga personnelle :

C’est ce qui frappe immédiatement à l’écoute. Même si Antoine Daniel a écrit et réalisé sa saga avec Wendöh, celle-ci transpire du style antoinedanielesque. C’est difficile à expliquer mais si vous êtes familier du style, vous retrouverez tout ce qui fait l’univers de What The Cut et ses autres travaux dans Clyde Vanilla.

C’est ce qui en fait une œuvre avec de vrais partis pris. Forcément, ça ne plaira pas à tout le monde, l’univers étant trash, cru et parfois assez sale. Mais personnellement ça me parle, et je me laisse bien emporter dans les aventures de Clyde et ses comparses.

C’est donc à la fois une œuvre plus “adulte” mais aussi plus … Je ne sais pas comment formuler ça clairement… On va dire “débile” dans le sens où l’on sent que c’est un délire entre amis à la base, qui s’est transformé en projet réel et sérieux.

Mais comme c’est une œuvre très personnelle, on y retrouve les qualités du style d’Antoine Daniel, mais aussi les défauts. Cela s’est vu dans les dernier What The Cut, M Daniel est d’abord un grand fan. Fan de la culture geek , de séries télés, de films, etc. Il a donc tendance à rendre hommage à ce qu’il aime dans ses travaux, mais ces hommages tiennent parfois du copier/coller.

C’est vraiment dommage, je pense notamment au personnage d’Archiford dans Clyde Vanilla qui est un hommage à Rick de Rick & Morty, au point d’en être un quasi décalque.

A l’heure actuelle on ne sait pas s’il y aura une saison 2, mais je l’espère ! Cette saga m’a rappelé les grands moments des Sagas MP3 et ça donne vraiment envie de s’y replonger !

Voilà pour ce petit “duel”, je vous conseille de vous faire votre avis car les styles sont très différents. Je pense qu’à la lecture vous vous êtes probablement fait une idée de mon opinion !

Je précise qu’il n’est absolument pas question de dire que l’une est bien et l’autre pourrie mais bien de comparer deux approches différentes que je trouve très intéressantes.

Et vous, qu’en avez vous pensé ?

Merci de m’avoir lu et n’hésitez pas à partager cet article !

Guillaume COEYMANS