Plutôt JDR foot ou JDR Rugby ?

Quelle que soit votre préférence, ça sera avec une bière ? 😉 Plus sérieusement, je me posais la question il y a peu, en regardant ces deux sports (Oui on peut être rôliste et aimer regarder du sport 😉 ) : ces deux sports ont une origine commune et pourtant, aujourd’hui leur expérience est totalement différente, pourquoi donc ?
Mais plus pertinent encore ; est-ce que cette dichotomie existe en JDR ? Je crois que oui, et je vous explique tout ça :

JDR foot : La fluidité et la continuité avant tout :

A mon sens quand on regarde une partie de foot de haut niveau, et qu’on est béotien, ce qui vient naturellement aux yeux c’est la fluidité du jeu : les phases sont longues, avec peu d’arrêts. Le jeu est continu et enchaine les actions.

Les arrêts de jeu, quand il y en a, sont assez brefs. Pour preuve, le temps additionnel dépasse rarement les 5′. L’intensité physique globale (pas celle des joueurs individuellement) est donc globalement linéaire ou avec une variation légère.

Soccer game
Regardez cette fluidité et cette continuité qui se dégagent de cette image ! (Comment ça “trop” ? )

Ce sont les aspects qui m’intéressent à retenir dans un JDR pour filer ma métaphore (un peu aléatoire j’avoue).

Lorsqu’on conçoit un scénario, du one-shot à la campagne on a l’idée du rythme qu’on veut donner à la partie. Plus que le rythme, on travaille la façon dont on va gérer le timing du jeu. On prend pour cela plusieurs facteurs, notamment le jeu et son système.

Tous les jeux ne favorisent pas la même gestion du rythme. En gros, on va retrouver les trois “fameuses” façons de jouer : narrativiste, ludiste ou simulationiste. Je n’y reviens pas trop car ce n’est pas le sujet, je préfère travailler sur la conception de la partie par le MJ. Soyez juste conscient de l’importance du système dans lequel vous vous placez.

Quand on prépare une partie de JDR “foot” on conçoit le jeu comme un continuum ininterrompu. Dans cette conception, il n’y a rien qui ne mérite pas d’être joué, rien qui fait sortir du jeu. Par exemple :

“Vous devez aller jusqu’au Donjon de La Mort Maudite”

Un MJ “footeux” va faire jouer le voyage mètre après mètre, gestion précise des ressources, des temps de repos, du matériel, de l’usure, etc. Ainsi le jeu ne s’arrête jamais, il n’y a aucun artifice scénaristique.

Voyageurs
J’espère qu’ils n’ont pas oublié le sel pour boucaner la viande !

Cette façon de voir le jeu est intéressante car elle crée, je trouve, une bonne immersion. Pas dans le sens où on se sent dans la peau des joueurs, plus dans l’idée d’être impliqué dans une quête de longue haleine. Après tout, même dans Le Hobbit, les ressources sont un enjeu important et une grande partie de l’histoire se concentre sur le voyage.

C’est aussi un moyen de mettre en danger les joueurs, qui, s’ils se savent en force pour affronter les adversaires qui viennent, doivent garder en tête que l’environnement lui aussi est un facteur qui peut les mettre en danger.

C’est plutôt une approche simulationiste mais je crois que ça peut s’appliquer dans énormément de styles différents pour créer une ambiance plus solide.

Enfin, je pense qu’à l’instar de ce sport, le JDR foot favorise de fortes individualités (individualités de personnages j’entends) pour un groupe relativement “fort” et homogène.

JDR Rugby : Dents de Scie et Pouf-pouf :

En revanche, regarder le rugby peut être dans un premier temps moins agréable. Ce sport est (beaucoup) plus haché et s’articule autour de temps de jeux fixes et déterminés. Au point qu’on parle de “temps de jeu effectif” qui pour certains matchs est autour de 50% du temps global du match !

Ici l’intensité du jeu sera donc en dents de scie, avec des pics très hauts (les “mêlées”) et des phases plus basses (le “replacement”).

Rugby
Ça a l’air nettement moins fluide, mais regardez l’intensité qui s’en dégage !

Les joueurs sont souvent amenés à se déplacer d’un point à un autre en dehors du temps de jeu. Par exemple, une touche, qui au foot est l’affaire de quelques secondes, pour le rugby est un phase essentielle, construite, réfléchie et potentiellement longue.

Ainsi l’impression globale est différente. Je pousserais même la comparaison à souligner qu’au foot on joue longtemps et on marque peu, faisant de la marque un pinâcle de tension, là où pour le rugby, on peut marquer souvent ce qui fait de la marque quelque chose de disons … plus commun, la tension du score est donc (en général) plus diffuse au long du match, plus continue pour le coup.

Et en JDR alors ? Un JDR mené par un MJ rugbeux transpirera (si j’ose dire) de la même énergie hachée, où le jeu évoluera de scène en scène sans rien au milieu. Je prend l’exemple de Bimbo dont les scénarios sont mêmes littéralement écrits comme des “scènes” sans liant autre que l’histoire globale.

Mais l’idée est là pour beaucoup de parties où l’on va de point en point en négligeant ce qui semble peu important. C’est parfois ce qu’un camarade (Big up si tu te reconnais) appelle le “Pouf – Pouf”. Par exemple :

Vous avez quitté l’auberge, vous avez votre équipement de prêt POUF-POUF *fait des passes avec les mains* vous voilà devant la porte du donjon !

C’est une approche discutable c’est sûr, mais qui a le mérite de garder une certaine intensité de jeu, dans le sens où les joueurs ont la sensation d’enchaîner uniquement des scènes épiques, ou du moins intenses.

Bien sûr, cette approche est plus “artificielle” que l’approche “foot” et les joueurs peuvent ressentir cet artificialité, à vous de juger si c’est compatible ou pas avec votre groupe.

Cette approche, selon moi, a tendance à créer des groupes plus hétérogènes mais plus complémentaires, voire à tendance optimisatrice. Comme une équipe de rugby où le Pilier ne joue pas tout à fait le même jeu que l’Ailier, par exemple, le Hacker ne joue pas au même jeu que le Corpo (dans un univers cyberpunk).

Curseurs et combinaisons :

Bon, c’est bien gentil tout ça mais vous vous doutez bien que la réalité est entre ces deux façons de voir les choses. Je dirais même plus, c’est une combinaison de ces approches.

Mais ce que révèle cette métaphore c’est, à mon sens, que l’un des curseurs qu’on peut manipuler pour influer sur sa partie est cette notion de rythme. Pas rythme au sens “rapide” vs “lent” mais plutôt “haché et intense” versus “fluide et continu”.

Je dirais même que c’est plutôt une question de “curseur de négligence” (ou “de négligeabilité” mais c’est bien plus dur à dire). J’entends par là le seuil à partir duquel le MJ estime qu’une action est négligeable et ne nécessite pas d’être jouée.

Curseurs
Spoiler : l’arrière de mon écran de MJ 😉

Pour reprendre les exemples précédents, le MJ décide que le parcours jusqu’au donjon est utile à faire jouer ou pas. Il n’y a pas de jugement de valeur du genre “il a raison c’est nul et chiant” ou “il a tort, moi j’adore” mais il y a réflexion sur l’ambiance et le style qu’on veut donner à la partie.

Ainsi c’est un curseur que je vous conseille d’explorer dans différents contextes, avec différents groupes et jeux.

Voilà pour cette réflexion un peu rapide mais que je souhaitais vous partager ! Je ne prétends pas avoir la science infuse sur le sujet, mais juste vous livrer mon opinion et ma vision des choses. Du coup n’hésitez pas à partager cet article, vos avis en commentaire et à suivre Homo-Ludis !

Guillaume COEYMANS

Faut qu’on conv’ #5 – Du bruit pour les 8 ans de Grabuge !

Bienvenue dans “Faut qu’on conv’ “, les articles sur nos expériences en conventions ludiques ! Vous trouverez ici nos impressions sur les événements de nos confrères joueurs. Bien sûr, cela sera tout à fait subjectif, donc n’hésitez pas à donner vos propres impressions en commentaires 😉

Vendredi

Première chose, j’ai failli ne pas venir à cette 8ème édition de Grabuge. Ce n’était pas pourtant l’envie qui me faisait défaut, mais plutôt une cruel manque de sommeil. Je m’explique : 2 semaines avant Grabuge, il y a eu les Rencontres Ludiques du Dragon Libournais que j’ai organisé en grande partie. Ce fut génial, ce fut une réussite, mais ce fut aussi exténuant ! Et j’ai enchaîné avec deux semaines de travail intense. Je suis animateur et donc ces deux semaines de vacances sont mes grosses périodes en terme d’horaires.

Je suis donc le vendredi soir, à la débauche de mon travail (18h30), prêt à faire presque 4h de trajet pour rejoindre Carcassonne et cette tant attendue 8ème édition de Grabuge. Je trouve sans trop de difficultés et arrive sur place vers 22h15. A cette heure, les partie de jdr sont déjà lancée. La convention se déroule dans la Maison des Jeunes et de la Culture qui est non seulement spacieuse mais aussi très belle. Je me dirige donc tranquillement vers l’accueil. Loïc me reçoit et m’explique le fonctionnement du week-end.

Voici wifi, ma loutre rôliste !

Je prends les informations, l’éco-cup, les dés de la convention et, très bonne idée, un porte badge que l’on garde autour du cou et où l’on met son pass du week-end et ses cartes de conso (très pratique !). Je me dirige ensuite vers la salle de repos où je m’installe dans un coin. Puis, chaleur étouffante faisant, je file prendre une douche ! Il y a des douches individuelles, et très agréables. Une fois rafraîchit, je retourne à l’accueil pour confirmer l’inscription de mon frère de convention Polo qui arrivera le lendemain pour cause de boulot. J’ai été inspiré car son inscription n’a pas eu l’air de fonctionner. Je règle ça avec Loïc et entreprends de faire le tour du propriétaire. La MJC comprend deux étages sur lesquels sont répartis jeux de rôles (petites salles) et wargames (grandes salles). Au rez-de-chaussée, il y a l’accueil, les salles de restauration où on peut se poser tranquillement, une cour pour se reposer et discuter et après la cour, une grande salle avec des jeux de plateau en libre accès, un coin rétro-gaming et des exposants : la libraire du crime (magasin) et ses 3 structures associées (Deadcrows Studio ; Raise dead editions ; Batro Games ).

Je croise Pablo et Déborah de RPGers que j’avais rencontré lors de leur événement il y a presque 1 an. Nous nous installons autour du jeu “Himalaya” avec François, un des orgas. On parcourt ensemble les règles, plutôt faciles à prendre en main, et la partie se lance. La concurrence fut rude et ma défaite n’est due qu’à une vicieuse alliance de Pablo et Déborah (la mauvaise foi vaincra !). Il est 2h30 du matin, nous nous quittons pour aller dormir et être en forme pour le reste du week-end.

de gauche à droite : François, Déborah et Pablo

Note pour moi-même 1 : Ne pas oublier son duvet chez soi sous peine de dormir sous sa serviette.

Note pour moi-même 2 : investir dans un matelas gonflable. 2 tapis de sol et un futon ne suffisent pas.

la salle de repos

Samedi

Après avoir constaté que Morphée ne voulait plus de moi, je me lève vers 7h et vais prendre une toilette de chat. Ensuite, direction le petit-déjeuner : céréales, lait, café, thé, brioches, nutella… tout est à volonté (ou presque, il y a eu quelques ruptures de stocks, notamment le dimanche). On m’avait parlé de chocolatines et de croissants lors des précédentes éditions, et ne pas les trouver m’a bien déçu 5 secondes. Je retrouve quelques copains à ce moment-là : Krugger (auto-surnommé chieur n°1), Alice, Enzo, Amaury (superbe ton cosplay mec !) et sa compagne dont j’ai perdu le prénom (ma malédiction…) et de rencontrer de nouvelles têtes.

Au cours de la journée, je vais voir les représentants de nombreuses associations ludiques : le Phénix Cadurcien (bientôt l’Envol les coupaing 😀 ), RPGers, Terres d’Ouest, la Guilde Alpha, Grimoire, les Ailes de Némésis et surtout, pleins de personnes portant un tee-shirt noir avec une inscription illisible dessus… probablement des locaux… impossible de savoir qui ils étaient :p

les exposants

Les parties commencent à 11h, j’ai donc du temps avant d’y aller. Et là se pose à moi un des rares problèmes de la convention, où se poser ? Voici mon dilemme : soit rester devant l’espace buvette où je suppose que les festivaliers vont se rassembler, soit aller dans la salle des jeux de plateaux, histoire de passer un moment convivial avec des joueurs, mais en prenant le risque de voir beaucoup moins de monde, car cette pièce est excentrée du reste de la convention. Choisissant de ne pas choisir, je tourne de l’un à l’autre.

A 11h, tout le monde se rassemble dans la cour et Thomas (Fayn) réparti les différentes tables dans la MJC. Il y a pas mal de monde, ça fait plaisir à voir ! Je monte donc pour la table de Mantra, avec pour MJ Batro. Oui le même Batro des éditions nommées ci-dessus. Mes compagnons d’aventure, Jay, Enzo, Sphynx, et moi-même nous nous installons. Comme d’habitude, vous trouverez le détail des parties de jdr en fin d’article 😉 Sachez juste que la partie s’est terminée plus tôt que prévu, et que cela implique une poche de gaz souterraine et un briquet. Petit aparté, on a eu nos commandes de repas à presque 15h… je ne sais pas quel soucis ils ont eu, mais on avait vraiment faim.

Vers 17h, la partie est terminée et nous allons faire un Perudo dans une ambiance conviviale. Ce jeu va devenir mon rituel de convention. A 18h, je vais chercher Polo à la gare et l’aide à s’installer. Le buffet est prévu pour 19h, nous profitons d’un petit temps pour discuter agréablement avec d’autres joueurs. Le buffet ouvre et nous allons nous installer à des tables rondes. Petit regret : en caricaturant un peu, 1 table = 1 asso. Il y a peu de mélange. Bien sûr les festivaliers qui sont venus en petit nombre se mélangent avec les autres, mais c’est à peu près tout. Pour le buffet en lui-même, je suis mitigé : c’était très bon, mais peu de choix et moyennement copieux. Cela fait du bien de changer de la buvette habituelle avec ce buffet, mais je l’ai trouvé un peu trop cher pour son contenu (12€).

le buffet

Arrive la ronde de nuit qui commence à 21h. Polo et moi nous sommes inscrit à “Malvenue chez moi” qui est une bi-table. Nous aurons l’excellente MJ Solène et comme formidables compagnons de route, Colint et Hixor. Encore une fois vous trouverez le détail de la partie en fin d’article, ainsi que le principe d’une bi-table pour ceux qui ne connaissent pas 🙂 La partie fut excellente, et malgré une forte envie de dormir, je tins mon rôle jusqu’à 4h15. Apparemment, l’ambiance fut au beau fixe dans toute la MJC, car nous avons appris en redescendant qu’il y avait eu un karaoké improvisé ! Nous allons nous coucher rapidement, impatient d’entamer la dernière journée.

le menu

Dimanche

Levé à 8h, je me dirige embrumé vers les douches.

Note pour moi-même 3 : ne pas oublier son gel douche et son shampoing tout juste achetés dans les douches sous peine d’en quémander à des inconnus de passage. Merci à toi dont je ne connais pas le nom !

Ce matin, en plus des discussions avec des copaings joueurs, j’interview d’abord Thomas (Fayn), puis notre Krugger adoré. Vous retrouverez leurs interviews respectives en fin de cet article 😀 Puis je vais prendre des infos pour les prochaines conventions à venir : l’Envol du Phénix (Cahors) et Montbe’Troll (Montbeton).

J’apprend que la police a bouclé une partie de la rue pour cause de voiture suspecte. Nous saurons en cours de journée que c’était une fausse alerte mais cela a obligé la murder en cours à se délocaliser dans un autre lieu. Pas de chance les gars ! J’en profite pour faire une petite parenthèse sur les murders et les MJ résidents. Je n’y ai pas assisté moi-même, mais tous les retours que j’ai eu ont étaient plus que positifs. A tester pour une prochaine fois !

le wargame

Puis à 11h, Polo et moi retrouvons MJ Tout Doux et nos autres compagnons : Gryff (maintenant, plus le choix, à chaque conv’ on doit faire une partie ensemble ! ) et Zuzur. Tous ensemble nous lançons une partie de Golden Sky Stories. Ce fut extrêmement plaisant et comme pour les autres parties, rendez-vous en fin d’article pour en savoir plus 😉

Fin de partie vers 16h – 16h15 et nous redescendons. La remise des lots pour le concours Jdr se faisant à 17h, nous en profitons pour aller ramener nos affaires dans la voiture. Puis la remise de lots commencent. Les remerciements officiels sont faits. Je voudrais ici dans cet article, en profiter pour adresser un remerciement franc et sincère à toute l’équipe de bénévoles (une bonne quinzaine) qui a été active, accueillante, conviviale et généreuse tout le long de la convention. Un grand, grand, grand bravo à vous ! Puis la remise des lots enchaîne avec les récompenses des warhammeristes (plus d’une trentaine de lots pour eux). Une fois fait, on passe aux rôlistes. Les 10 meilleurs MJs et les 10 meilleurs Pjs seront récompensés. Et là mes amis, ce fut un instant à marquer d’une pierre blanche… car ce ne fut pas 1, mais 2 dragons qui furent récompensés ex-aequo pour le titre de meilleur PJ de la convention ! Polo et moi, abasourdis, sommes allés choisir nos lots. La fête n’était pas fini, car nos 2 MJs, Solène et MJ Tout Doux, furent aussi récompensés ! (bravo à vous, vous l’avez amplement mérité 😀 ).

Enfin, vînt l’annonce des prochaines conventions et le temps des “au revoir”. Cela me fait remarquer que ce temps d’adieux devient de plus en plus long au fur et à mesure des événements, c’est bon signe !

Nous partons avec Polo peu après 18h, et quelques heures plus tard, nous voilà de retour dans nos antres.

les dragons champions !

Bilan

Débrief habituel dans la voiture et une chose est claire, on est toujours sur notre petit nuage !

Alors oui pour être franc ce n’est pas parfait, mais les quelques points négatifs sont tellement anecdotiques que j’ai déjà peine à vous les retransmettre ici-même. On se fait plutôt la liste de tout ce qui nous a plu : l’ambiance, la convivialité, la qualité de l’organisation, la super équipe de bénévoles, les locaux, les exposants… je suis sûr d’en oublier… j’y retournerai l’année prochaine pour tout vérifier 😉

Je vais essayer de convaincre mon CA de leur piquer l’idée des portes-badges, car c’est foutrement pratique !

Tout ça ne me donne que plus envie d’aller aux autres conventions pour y retrouver cette bande de joyeux rêveurs et allumés du bocal ! Serais-je en train de développer une addiction… ? Comme le dit si bien Vincent Vega… “épisode à suivre !”

Ooooh la belle MJC !

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Les 3 parties de jdr du week end

Mantra :

Mon MJ était tout bonnement l’auteur de ce jeu, et venait en convention pour tester sa V2 (du play-test comme on dit 😉 ). J’avoue que même actuellement, je suis pas sûr d’avoir compris comment fonctionne l’univers de ce jeu. Il y a plusieurs réalités, mais j’ai l’impression d’en avoir jouer surtout qu’une. Par contre, chapeau bas pour le système ! L’utilisation de mots-clés pour gérer les situations plutôt que des valeurs chiffrées et des dés, cela incite à du role-play, et ça j’adore ! Pareil, le cut-up (le fait d’avoir découper des morceaux de livres, journaux et autres écrits pour s’en servir ensuite de mots-clés) est une technique que j’ignorais jusqu’alors mais que je trouve très sympa pour un one-shot ! D’ailleurs de tout ça vient mon sentiment mitigé : après ce one-shot, j’ai vraiment envie d’en apprendre plus sur l’univers, et donc pourquoi pas de voir ça en campagne, par contre, je trouve que le système est super sur un one-shot, mais j’ai des doutes sur son utilisation sur le long terme. A vérifier donc !

Malvenue chez moi :

Déjà, qu’est-ce qu’une bi-table ? C’est deux tables de jdr qui évoluent en parallèle, généralement sur le même univers et même système même si ce n’est pas obligatoire, et qui vont s’influencer l’une l’autre, avec en général, au moins une rencontre entre les deux tables.

Et là, avant même de vous parler du contenu en lui-même, je voudrais que vous fassiez une ovation chez vous, là, maintenant tout de suite, pour Solène et le second MJ dont je n’ai pas le nom (mais qui a été 1er au classement des MJs 😉 ) pour le travail remarquable d’information et de coordination des deux tables.

Pour la partie en elle-même, je ne vais pas en spoiler le contenu car je vous encourage vraiment à la faire. Je peux tout de même vous dire que nous étions une famille catholique pratiquante dans le fin fond des Ardennes en 1948 en plein hiver. Et surtout, surtout, qu’il s’est passé des choses vraiment pas claires ! Très bonne immersion de la part de la MJ, très bon role-play de chaque joueur, de la tension, de l’horreur, un brin de folie… rarement j’ai été autant immergé que dans cette partie.

Merci, merci et encore merci.

Golden Sky Stories :

Est-ce que je vous ai déjà dit que je lisais beaucoup de mangas ? Genre là je dois suivre une trentaine de titres en parallèle.

Ça tombe bien puisque pendant quelques heures, j’ai cru vivre les premiers arcs narratifs d’un nouveau shonen. Mais attention, pas shonen version DBZ, FairyTail ou OnePiece ! Non, plutôt ambiance Miyazaki, c’est à dire, de la poésie, de l’enchantement, du quotidien merveilleux où la camaraderie et les bonnes intentions sont vos moteurs et vos objectifs.

Nous étions des Henque, des esprits gardiens animaux en apprentissage, et nos missions consistaient à assurer le bon fonctionnement de grands bains. Et c’était tout bonnement génial. Je sais que je viens de faire l’éloge de la partie précédente, mais je vous jure que ces deux parties furent exceptionnelles. Sincèrement, j’en veux encore.

c’est bô :O

Interview d’un organisateur

E.C. : Peux-tu te présenter s’il te plait ?

Fayn : Alors je m’appelle Thomas, on me connait dans le milieu des conventions sous le nom de Fayn. J’ai 42 ans, j’habite non loin de Carcassonne, je suis guide conférencier. Au niveau jdr, ça fait une bonne vingtaine d’années que je pratique, tant en tant que MJ que en tant que PJ. Et voilà quant à moi, c’est tout.

E.C. : Quel est le “plus” de Grabuge ? Qu’est ce qui est spécifique à cette convention ?

Fayn : Alors on a deux éléments, c’est le fait que nous proposions à chaque MJ une salle différente, une salle séparée, ce qui permet un confort de jeu assez intéressant. Et après notre travail sur l’accueil et la convivialité, tout ce qu’il y a autour de ça.

E.C. : Si tu devais décrire le public de Grabuge en 3 mots ?

Fayn : Sudiste, par rapport à la provenance des gens qui viennent nous voir. Habitués, parce qu’on a beaucoup de gens qui reviennent, preuve, je le prends comme ça, de la qualité de notre événement. Détente, parce qu’on veut que ce week-end soit un moment de détente où tout le monde se fasse plaisir dans une bonne ambiance.

E.C. : Si tu devais adresser un message aux festivaliers, ça serait lequel ?

Fayn : Amusez-vous !

E.C. : Quels sont les projets pour l’avenir de Grabuge ?

Fayn : Faire toujours mieux, apprendre des erreurs passées, rectifier le tir sur toutes les petites choses qui peuvent ne pas aller, continuer à maintenir la qualité de l’événement, gérer une affluence qui est peut être en augmentation, et donc, forcément avec cette volonté d’avoir pour chaque MJ une salle tout en ayant des locaux qui ne sont pas extensibles. Arriver à trouver l’équilibre entre tout ça. Ne pas s’endormir sur nos lauriers et ronronner tranquillement. Essayer à chaque fois de rajouter des éléments qui seraient des plus. Et après je pense qu’on a dans le viseur la 10ème édition, parce qu’on est actuellement à la 8ème. On a pas encore commencer à y réfléchir mais déjà je pense que ça fera parti de nos gros projets, de faire quelque chose vraiment top.

Interview d’un festivalier

E.C. : Ami rôliste bonjour ! Quels sont tes caracs, tes compétences et ton background ?

Krugger : Ah les compétences et mon background ! Alors moi je suis connu comme le râleur de service, le mec qui fait chier les orgas parce que je critique beaucoup. Donc ça c’est à noter quand même parce que c’est important pour la suite. J’essaie de le faire de façon… pas méchante en fait, l’idée c’est quand même d’aider à s’améliorer. Quoi dire d’autre ? Moi ça fait 20 ans que je fais de l’animation jeux de rôles, j’ai commencé comme beaucoup au lycée, et bah maintenant je fais ça avec les enfants.

E.C. : Quel est ton expérience de Grabuge ?

Krugger : Mon expérience Grabuge ? J’ai commencé Grabuge… je sais plus quand en fait. Très sincèrement je ne sais plus, ça doit faire, trois, quatre, cinq ans peut être. J’ai essayé de rater aucune année depuis ouais.

E.C. : Si tu devais donnais 3 points forts et 3 points faibles à la convention, ça serait lesquels ?

Krugger : Pour cette année, les points forts c’est les mêmes que d’habitude : la convivialité, on a vraiment une équipe derrière qui est hyper sympa, malgré mon comportement avec eux. Je pense qu’on peut leur tirer un chapeau énorme. Vraiment ils sont hyper sympathiques. Toujours jovials , toujours le sourire. C’est vraiment un truc très important parce qu’on a des journées qui sont difficiles, on est souvent fatigués et avoir un sourire le matin ou le soir, même quand se comporte comme un con, bah c’est super agréable. L’autre point fort c’est les salles séparées. C’est vrai qu’avoir chaque partie à une table à l’écart, chaque partie avec son petit cocon pour jouer, c’est vraiment à mon sens un plus. Et on a en plus de ça un point de ralliement où on peut se retrouver entre joueurs, entre les parties. On est pas obligé de faire des kilomètres pour se retrouver, pour se rencontrer, pour avoir des échanges, même si en cours de convention on a pas trop le temps de le faire, parce qu’on enchaîne les parties, et c’est vrai que ce petit côté convivial où on se retrouve on ne l’a pas beaucoup, surtout cette année, puisque cette année on a pas eu le banquet. Pour moi c’est le point négatif de cette année, c’est la bouffe. Le petit déjeuner on a du galérer pour avoir du pain et du beurre. Grabuge nous a trop bien accueilli ces dernières années, on avait des viennoiseries au petit-déjeuner et on avait des gens qui étaient tout le temps là à nous chouchouter, et cette année, c’est plus trop ça quoi. Et personnellement j’adorais le concept du banquet, on l’a à Grimoire dans une autre ambiance, on l’a à la Seigneurie des 3 rivières également et moi je trouve que c’est un moment convivial, un lien entre les joueurs. On peut se mélanger, on peut discuter, on est posé à une table, encore une fois certes, mais mélangés ensemble, et cette année moi c’est un truc que j’ai pas eu parce que les tables rondes où on est serrer comme des sardines à manger un truc en allant à un buffet froid, où personnellement en plus j’ai pas apprécié tout ce que j’ai mangé, alors que d’habitude, on mangeait super bien quoi. C’est vrai qu’on a deux événements où on a buffet et où on se régale, c’est Grimoire où ils ont vraiment relevé le niveau et c’était Grabuge, et là Grabuge, bah c’est pas ça pour la bouffe quoi.

E.C. : Si tu devais adresser un message aux organisateurs de Grabuge, ça serait lequel ?

Krugger : Revenez à l’année dernière pour l’orga et le buffet ! Et continuez comme ça vous faites du bon boulot.

E.C. : Quel est ton meilleur souvenir de Grabuge ?

Krugger : C’est justement ces buffets où on retrouve les copains et on fait les cons en chantant ensemble, en racontant des bêtises et en répondant à des questions de Fayn sur des questionnaires, des tests où on comprend rien. Ces moments de convivialité quoi avec des gens qu’on retrouve et qu’on apprécie de retrouver régulièrement.

JDR et cinéma: les franchises et la puissance des joueurs

Pour cette deuxième et tardive chronique sur le jdr et le cinéma, je vais m’attarder sur ce que l’on peut apprendre des franchises de cinéma pour améliorer nos campagnes de jdr.

Les franchises posent un problème simple : comment continuer à faire la même chose tout en conservant l’excitation à chaque fois ?

Pour Fast and Furious, les producteurs ont décidé de passer à la vitesse supérieure à chaque fois (pun intended)

Dungeons and furious / Fast and dragons

Pour celles et ceux qui n’auraient pas dédié une dizaine d’heure de leur vie au visionnage des 8 films (au moment de l’écriture de cet article, ils veulent monter jusqu’à 10 parce que pour certains, trop n’est jamais assez), voici un petit résumé.

Dans le premier Fast and Furious, Vin Diesel (dit Baboulinet) n’est qu’un voleur de voitures qui fait des courses de rue. Les personnages sont téméraires, l’action exagérée mais réaliste et crédible (dans le côté réalité hollywoodienne). Dans le dernier en date, il fait partie d’un groupe d’espions qui agissent aux 4 coins du monde en se faisant parachuter d’un avion.

Ça ne vous rappelle rien ? Au début d’une campagne, les personnages ne sont guère plus que des paysans téméraires avec une épée ou un don pour les tours de foire. A haut niveau, ils se battent contre des dragons ou des êtres venus d’autres dimensions et peuvent faire pleuvoir les météores (maximum 20d6 de dommages) sur leurs adversaires.

Harder-better-stronger

Dans les deux cas, ceux qui maîtrisent le spectacle en ont fait toujours plus : plus de pouvoirs, d’explosions, de cascades et de violence.

Cette montée en puissance est caractéristique d’un pur style de jeu ludiste.

L’intérêt d’une partie ludiste réside dans la réussite d’un challenge. Cette réussite passe par une bonne coordination des joueurs et de leurs connaissances du système. Je vous renvoie vers cet excellent article de PTGPTB pour plus d’explications sur les différentes approches (ludiste, narrativiste, simulationiste).

En résumé, les joueurs cherchent à « péter le game ». Pour permettre aux joueurs de conserver ce sentiment de puissance, il faut varier les challenges. L’approche hollywoodienne est d’en faire toujours plus, jusqu’à en faire trop.

Dans les films Hollywoodiens, les enjeux narratifs sont prétextes aux enjeux visuels (à l’eye candy, au moneyshot).

Exemple très simple (fictif ?) d’une conférence de création pour le dernier Fast and Furious :

  • Baboulinet, growling: Vous savez ce qui serait cool ?
  • Producteur coké : Vas-y Vin, dis-moi !
  • The Rock, absent, (ils sont fâchés)
  • Baboulinet, growling: Des courses de voitures, mais sur la banquise…
  • Producteur coké : ok mais ils feraient quoi là-bas ?
  • Baboulinet, growling: Bah la méchante, elle a genre un sous-marin et elle s’est cachée là-bas, c’est évident Johnny !
  • Le marketeux encore plus coké, imaginant ça dans la bande-annonce: P****** mais t’es un génie Vin !

Oui on peut en rire mais c’est pareil pour le jeu de rôle (avec des budgets bien moindres) : changez le trailer par la couverture d’un énième supplément de Pathfinder… le raisonnement est le même, les deux promettent du spectaculaire.

Voilà une couverture qui ne vends pas de la diplomatie et des intrigues subtiles…

L’approche hollywoodienne classique

Comment en faire trop sans lasser ? Le big fucking gun with a twist

Le BFG était une arme mythique de DOOM.

Offrez-leur de nouveaux jouets : nouvelles armes, nouvelles armures, montures, véhicules, etc. Afin de les rendre intéressants, évitez simplement les dés supplémentaires : une hache qui fait 5d6 au lieu de 3d6 ne change pas vraiment le game, alors qu’une hache qui revient automatiquement après avoir été lancée change la façon de jouer.

Autres idées cadeau :

  • fusil expérimental qui risque d’exploser : la victoire ou l’amputation
  • arbalète harpon : pour empêcher les ennemis de fuir ET d’escalader !
  • baguette magique puissante qui risque de tomber en panne : et si ça s’avérait indispensable lors du prochain combat ?
  • poignard qui hurle du cri de toutes ses victimes

Transformer le fond vert en décor interactif

Vous pouvez inclure des éléments interactifs aux décors pour permettre aux joueurs d’être malins, pas seulement à leur personnage d’être efficace. Attention par contre à ne pas rajouter des modules de règles à chaque fois, l’erreur faite notamment par les suppléments de  Cyberpunk 2021, sous peine de tomber dans l’usine à gaz.

Dans Fast and Furious, la banquise est une option intéressante. Elle force les personnages à faire attention, crée un danger mortel (à vaincre sans péril…) et les force à collaborer.

Ces taches variant des classiques « frapper, parer etc. » elles permettent d’impliquer des personnages non-combattants dans la scène. On peut imaginer un hacker essayant d’ouvrir une porte ou un magicien essayant de retarder un rituel.

Fast and furious apporte aussi d’autres idées : un bâtiment en train de s’effondrer, des rues bondées de clichés de japonais (celle-là est à retravailler)

Mais alors Jamy, c’est facile !

(Photo by Carlo Allegri/Getty Images)

Oui, mais ce n’est pas pour ça qu’on ne doit pas prendre une route différente (pun still intended).

La franchise Star Wars (qui reste tellement ancrée dans ces codes que le 8ème film m’a plus fait l’effet d’un remake que d’une suite) a finalement essayé quelque chose de nouveau avec The Last Jedi, avec des situations différentes. Même si l’accueil a été, disons… mitigé, cela reste une très bonne chose/initiative.

Dans ce dernier film, il y a tout un segment sur une planète casino, qui est une version ultra luxe de la célèbre Cantina (orchestre, jeux, boissons). Mais les personnages ne font pas partie de ce monde ; ils ne sont pas à l’aise dans ce contexte et c’est tout son intérêt.

Petite anecdote qui montre le genre de scènes qui arrivent quand les joueurs sortent de leurs habitudes :

Mettez un groupe de mercenaires urbains psychopathes à Cyberpunk 2021 dans une réception mondaine et ils ne seront tellement pas à l’aise qu’ils finiront par tirer sur l’ambulance. Ok, ils cherchaient un tueur en série mais…

Au fur et à mesure d’une campagne, les joueurs s’habituent aux challenges, ils prennent de bonnes habitudes stratégiques, des trucs et astuces, ils optimisent dans leurs spécialités. Le risque c’est qu’ils se lassent de toujours faire la même chose, et de se lasser.

Pour Star Wars, la fanbase s’est partagée parce que certains n’ont pas accepté le changement de codes, de formules et depuis le réalisateur n’arrête pas de tweeter pour justifier ses choix.

Quand un réalisateur fait son film, il ne peut pas demander à tous les potentiels spectateurs s’ils aiment les surprises mais vous en tant que MJ, vous deviez savoir ce que vos joueurs veulent.

Conclusion :

Écoutez les désirs de vos joueurs, s’ils veulent jouer l’équivalent de la filmographie de Michael Bay, allez-y mais glissez-y des films toujours distrayants mais bien moins bêtes qu’ils n’en n’ont l’air.

Dans tous les cas n’hésitez pas à varier la forme des challenges mais respectez les codes et les thèmes que vous, en tant que groupe avez fixés.

Amusez-vous bien, moi je vais aller voir de bons films.

Faut Qu’on Conv’ #4 – Les XIX° Rencontres Ludiques du Dragon Libournais

Bienvenue dans “Faut qu’on conv’ “, les articles sur nos expériences en conventions ludiques ! Vous trouverez ici nos impressions sur les événements de nos confrères joueurs. Bien sûr, cela sera tout à fait subjectif, donc n’hésitez pas à donner vos propres impressions en commentaires 😉

Disclaimer : les rencontres du dragon (RLDL pour les intimes) est portée par l’asso du Dragon Libournais dans ma ville d’origine, ainsi que celle d’une partie de l’équipe. De plus depuis quelques années Étienne que vous lisez régulièrement sur Homo Ludis fait partie de l’asso et porte les rencontres (ou du moins le pôle JDR) sur ses épaules. Du coup c’est moi qui m’y colle pour plus d’objectivité 😉 Même si c’est une conv’ qui est chère à mon petit cœur de rôliste.

Les dragons : une institution !

Près de vingt ans que le Dragon Libournais anime la vie ludique de Libourne, ville moyenne dans les environs de Bordeaux. Les membres de l’association se retrouvent toutes les semaines pour faire vivre l’imaginaire ludique en libournais.

Affiche Dragon Libournais
Dix Neuvièmes rencontres du dragon libournais

Au programme : Jeu de Rôle bien sûr, mais aussi jeu de société, figurines, murders et GN et un important pôle Magic. Et depuis 19 ans donc, les Rencontres Ludiques sont l’occasion de fêter ensemble les loisirs ludiques tous ensemble, avec des tournois de Magic, des murders, du J2S, JDR et même des escape room (pas toutes les années cependant).

Autant vous dire que les RLDL sont bien installées dans le paysage de l’imaginaire ludique. Mais cependant, je pense que les RLDL souffraient de deux problèmes : un défaut de communication, qui faisait que l’affluence, notamment aux tables de JDR pouvait être faible, et aussi leur situation (relativement) excentrée de la métropole bordelaise. Je dis “relativement” car c’est à peine 30km et 25′ de train, pourtant les rolistes de la Belle Endormie ont une tendance à être casaniers…

Mais cette année, c’était parti pour changer ! La communication ayant été nettement plus solide (en direct, car les dragons se sont beaucoup déplacés, et en ligne). Se déroulant du 6 au 8 avril, avec une soirée le vendredi et une nocturne entre le samedi et le dimanche, me voilà parti (en bon flemmard, je m’étais pré-inscrit en joueur le samedi et MJ le dimanche) en direction de Libourne !

Samedi : Xénos, princesses & corridors :

Arrivée donc le samedi matin, de bonne heure avec de la motivation plein la tête et de la fatigue plein les jambes (longue histoire courte, comme disent les anglais, je venais de déménager x) ) me voilà dans la salle des Charruauds à Libourne pour démarrer ces RLDL !

Première chose qui me surprend, avant même d’entrer dans la salle : les voitures ! Le parking est bien garni, une première ! Gage d’une certaine affluence, voilà qui est bon signe ! J’entre, passé les formulalité d’usage et les salutations ad hoc aux camarades présents je me dirige vers la table où je m’étais pré-inscrit : Deathwatch.

Particularité saine, ici les tables sont annoncées en fonction, bien entendu du jeu, pitch, MJ et nombre de places mais aussi en fonction de la durée prévue pour la partie. Étant en petite forme, j’avais donc choisi une partie courte, sur un jeu que je ne connaissais pas (même si je connaissais le système et je connais bien, voire trop bien, l’univers).

Xenos hunters
Vous le sentez le jeu fin et délicat ? 😉

Je trouve cette initiative vraiment super intéressante ! Comme ça, les MJ peuvent jouer plusieurs fois, et les PJ peuvent moduler leur journée. De même, je ne cache pas ma préférence pour les partie “courtes”, ici 4/6h max.

De suite, je note ce qui va être un des soucis de ces RLDL : le bruit. Les tables ne sont pas vraiment isolées les unes des autres (si ce n’est par une pauvre grille). Mais bon, on le sait, en convention on est pas là pour la partie aux chandelles ultra-immersive, le plaisir est ailleurs !

Me voilà donc parti pour environ 5h dans la peau d’un Frère de la Deathwatch parti démolir du xéno. Comme je l’ai dit, je connais bien l’univers, mais pas les joueurs de la table. Aussi le MJ a passé beaucoup de temps à expliciter le background de Warhammer 40k, forcément lacunaire mais cependant suffisant. Personnellement, et je le dis à mon titre uniquement personnel dû à mon expérience propre (ça fait assez de précautions ? x) ) j’ai trouvé ça lent, fastidieux et qui a pu briser le rythme de scénario, au demeurant très sympa. D’autant que certes, le BG de l’univers était bien présent, mais les personnages n’en avait quasiment aucun ! C’est un peu dommage, j’aurai voulu m’attacher un peu à mon personnage …

Je vais quand même rappeler le BG de façon ultra succinte pour la suite de votre lecture (et croyez moi, c’est frustrant, car je pourrais tenir des heures à vous raconter l’univers de Warhammer 40k ^^). En (très) gros, les PJ sont des sur-humains génétiquement modifiés pour êtres de supers soldats, dans un unviers de space opera sombre, noir, dépressif violent et brutal. L’humanité y est notamment menacée par les Xénos (aka : les extra-terrestres) et la Deathwatch est une “task force” regroupant les meilleurs soldats génétiquement modifiés pour traquer et tuer les aliens.

Cependant je n’avais jamais joué à Deathwatch, mais j’avais déjà un peu touché au système Warhammer (grosso modo commun à Warhammer JDR et à tous les jeux 40k de chez Edge ) donc j’étais en terre familière. Dans ce jeu, l’un des défis est d’à la fois incarner des êtres supérieurement puissants mais d’affronter des dangers à notre hauteur sans nous faire sentir fragiles.

Force est de constater que le MJ a parfaitement relevé ce défi ! Nos Space Marines respiraient la puissance écrasante, notamment envers les humains randoms, pour autant chaque combat nous coûtait cher et nous laissait abimés. Mais nous ne nous sentions pas devant un défi insurmontable (sauf, visiblement, pour ce qui est de lancer des grenades où nous nous sommes révélés complètement inefficaces x) )

Donc ce fut une partie vraiment agréable, avec une équipe de PJ investie et un MJ dynamique. Sur le scénario, je ne développerais pas trop car je n’aime pas m’étendre dessus, je vous laisse plutôt l’occasion de découvrir, il était plutôt classique mais efficace, peut être un peu linéaire, mais pour moi ce n’est pas un défaut !

Playing
Photo par Les Ailes De Némésis

La partie s’étant donc terminée assez tôt, j’ai eu le temps de me balader et de déambuler dans la conv’. Assez petite au demeurant, elle était assez densément remplie. J’ai pu discuter de ça, de là, notamment avec Peggy qui représentait Sombre et La Loutre Roliste. Mais aussi Jeux Barjots que les bordelais connaissent bien, qui viennent s’installer à Libourne et bien d’autres gens.

Comme chaque année, je suis aussi surpris de la quantité de joueurs de Magic présents ! Clairement 60 à 80% de la fréquentations était constituée de magic-eurs ! Les tournois semblaient bien tourner et ça faisait plaisir à voir. Je ne croyais pas qu’autant de joueurs étaient investis dans ce jeu.

Magic Dragon Libournais
Quand je vous disais qu’il y avait plein de joueurs de Magic ! Photos par Les Ailes De Némésis

Enfin j’ai pu faire quelques J2S avant de repartir pour me reposer en vue de la journée suivante et voici mes “coups de coeur” de cette journée :

Princesse Jing :

Un jeu de positionnement et de secrets. Assez amusant, je vous laisse le découvrir, car le système est très simple, du coup je ne vais pas m’étaler dessus. Mais je signale juste qu’une partie du gameplay repose sur des miroirs qu’on cherche à positionner au mieux et à regarder le plus discrètement possible. Simple, efficace et drôle ! A tester 🙂

Quoridor

Un jeu abstrait ! C’est pas souvent qu’on en parler par ici alors profitez en 😉 C’est un simple jeu de positionnement dont les règles semblent méga simples (et le sont) mais où le jeu peu révéler une super grosse profondeur ! Pour les gens que vous savez un peu frileux aux J2S proposez leur celui-là. En plus c’est vraiment un bel objet, en plus votre budget ne sera pas martyrisé 🙂

Dimanche : Mr Blue, Poker & Koh-Lanta

Me revoilà pour le dimanche et dernier jour de la conv’, j’y suis en tant que MJ, à Delta Green, histoire de pouvoir me faire plaisir. Après avoir attendu mes joueurs quelques temps, la partie a pu se lancer, (merci aux copains des Ailes de Némésis au passage 😉 ).

Le scénario “Nuit De Poker” est issu du livret de l’écran V6 de Delta Green chez Sans Détour et est plutôt axé sur l’exploration que sur l’investigation. Il fait évoluer des militaires de l’US Air Force au rebut, presque à la cour martiale dans une base isolée, dernier placard avant la prison. Ambiance assez légère au final, que je trouve adaptée aux conventions où poser une ambiance lourde et faire peur à ses PJ est extrêmement difficile.

Delta Green by Homo Ludis
“Mais non vous allez pas mourir de suite !” Photo par Les Ailes de Némésis

Donc nous sommes partis pour quelques heures ensemble. Grâce à un groupe fonctionnel et une organisation au top, la partie s’est vraiment super bien déroulée. Juste que les tables aux alentours qui vivent aussi leur parties ont parfois interféré avec la nôtre. Mais j’ai déjà parlé de ça plus tôt 🙂

En gros ce fut un plaisir, d’autant qu’un de mes joueurs a gagné le titre de “Gros Pain” ainsi que le pain de 5kg qui l’accompagne pour ses actions pendant la partie ! (Oui, démonter un Vagabond Dimensionnel à la clé à molette quasiment tout seul est une performance qu’on peut qualifier de “gros pain”).

Merci aussi à mes joueurs de m’avoir permis d’être classé 2ème meilleur MJ de la journée ! Grâce à vous j’ai pu mettre la main sur “Terre²” de chez Blam ! Ce JDR m’a l’air bien sympa et je vous en reparle très vite !

Mais avec tout cela la journée avait bien avancé et je n’ai pu faire qu’un J2S mais celui-ci m’intriguait pas mal depuis quelques temps : Galèrapagos, une sorte de “Koh Lanta, coopératif mais pas trop”. Et bien c’est un jeu contre le jeu avant d’être compétitif, et comme tous ces jeux, le jeu est très fort. Mais ici il est VRAIMENT SUPER FORT ! En 3 parties (assez courtes), nous avons à peine entrevu une possibilité de victoire. Peut être parce que nous n’étions pas assez nombreux (auquel cas, il y a un souci d’équilibrage) ou alors parce qu’il faut beaucoup jouer pour progresser. Mais le matériel est bien joli et la mécanique huilée, à réessayer donc !

Conclusion :

C’était chouette ! Vraiment, on a vu beaucoup de monde, des gens qui venaient de loin, de près, des rolistes, ludistes et magicistes en nombre ! Et ça, ça fait plaisir !

Bravo à l’organisation qui est à la fois efficace, performante et dont le staff était vraiment sympa (Non, Etienne ne m’a pas forcé à écrire ça 😉 . Au niveau des améliorations, je dirais : l’isolation des tables. Même si au vu de la configuration des lieux, ça me parait très très compliqué (peut être chercher un nouveau repaire pour les XX° RLDL ?). Je dirai aussi de ne pas remplir les tables en lignes. C’est à dire de laisser toujours quelques places libres pour les camarades qui arrivent sur place le jour – j afin qu’ils puissent avoir le choix de la table.

Globalement tout était très bien, et on se donne rendez-vous en 2019 pour les 20 ans des dragons !

Merci de m’avoir lu, n’hésitez pas à partager l’article, commenter avec vos opinions si vous étiez là et à me suivre sur Facebook !

Guillaume COEYMANS

Faut qu’on conv’ #3 – Grimoire : Chapitre XII – Une lecture en famille

Bienvenue dans “Faut qu’on conv’ “, les articles sur nos expériences en conventions ludiques ! Vous trouverez ici nos impressions sur les événements de nos confrères joueurs. Bien sûr, cela sera tout à fait subjectif, donc n’hésitez pas à donner vos propres impressions en commentaires 😉

L’avant convention

Grimoire, avant d’être une convention, c’est des joueur-e-s que je vois souvent dans les autres conventions. Il faut dire que leur pull rouge et jaune ne passe pas inaperçu ! (Bien joué les gars) Lorsque je me suis renseigné sur l’édition 2018, ma motivation en a pris un coup : je savais qu’ils avaient des contraintes en lien avec le lieu de la convention, mais être obligé de s’inscrire en avance sur leur site sous peine de se voir refuser l’entrée le jour-J… c’est hardos. Rajoutez à ça une dizaine de tarifs différents et je peux comprendre que la motivation de certains se soit perdue en chemin.

Je n’ai donc trouvé aucun compagnon dragon pour m’accompagner sur ce coup-là et c’est donc une expédition solitaire que j’ai préparée. J’ai voulu proposer une partie en tant que MJ, mais les conditions de partie ne s’y prêtaient pas donc j’y suis allé en tant que joueur exclusivement. Grâce au groupe FB de couchsurfing, j’ai pu être accueilli chez Arnaud, un des orgas. Encore un grand merci à toi poto 😀 (promis la prochaine fois, j’oublie pas les cannelés dans la voiture).

Je suis donc parti à la sortie de mon boulot et 3h de route plus tard, j’arrivais au campus de l’INSA de Toulouse. Les membres de Grimoire était en train de finir les préparatifs et je leur ai donné un petit coup de main. Ça m’a permis non seulement de découvrir les lieux de la convention en avance mais aussi de rencontrer cette joyeuse et très sympathique équipe. Sachant qu’ils allaient être pris par la convention pendant tout le week-end, ce fut très agréable de pouvoir faire leur connaissance sur un moment de détente comme celui-ci. J’ai appris à ce moment que l’association Grimoire est une association étudiante. J’ai également rencontré François (Fan Fan) de l’association “Le Phénix Cadurcien” qui était également logé chez Arnaud (encore un nouveau copaing 😀 ).

Nous sommes allés nous coucher relativement tôt (pour moi en tout cas :p ) car la convention commençait tôt le lendemain.

Samedi : journée

Réveil vers 7h45, une bonne douche et Fan Fan et moi partons pour l’accueil de la convention. Sauf que, comme deux néophytes, nous n’avions pas prévu assez de monnaie ! Nous sommes donc allés faire une petite balade dans le Rangueil proche jusqu’à trouver un distributeur de billets. L’occasion idéale pour faire connaissance et parler de nos conventions respectives : “L’envol du Phénix”, le week-end du 12-13 Mai de mémoire à Cahors et “Les XIXèmes Rencontres Ludiques du Dragon Libournais” du Vendredi 6 au Dimanche 8 Avril à Libourne (30min de Bordeaux – Viendez nombreux !).

De retour à l’accueil avec les sous, nous prenons notre bracelet et recevons le pack de bienvenue. La particularité de Grimoire, c’est que le prix de l’entrée comprend tous les services à l’intérieur de la convention (suivant votre choix de tarif). J’ai pris la totale, donc je ne débourserai plus rien pour la nourriture par exemple.

Pack d’entrée

Nous allons nous poser dans la salle “commune” où sont entreposés tous les jeux de société et le buffet petit-déjeuner. Fan Fan retrouve quelques collègues du Phénix qu’il me présente et notre petit groupe se lance dans un Perudo endiablé. Quelques joueurs et orgas de passage sont contaminés par notre bonne humeur et nous rejoignent. C’est donc après une lutte acharnée avec des joueurs merveilleux que votre serviteur décrochera la victoire (toujours profiter de chaque succès :p ).

Fenouil, une orga, appelle les différents MJ et joueurs, leur indique leurs tables/salles respectives. Il est 10h donc et je pars pour une partie de Warhammer jdr qui durera jusqu’à 18h (le détail des parties est dans une section à part, en fin d’article). Une des spécificités de Grimoire est que la convention se passe dans des bâtiments universitaires, avec les avantages et freins que cela représente. Les parties de jdr se font donc dans des salles de cours, réaménagées pour l’occasion et décorées habilement avec des magnifiques illustrations (bon, les dragons, on a perdu le concours de beauté des panneaux, faut qu’on se rattrape sur autre chose !). Je passe une très agréable partie et mon MJ (Tryl) et un autre joueur deviennent mes compagnons de cabaret pour la soirée.

Petit point sur la restauration journée

Sur les deux jours, chaque table recevait une moitié de quatre-quart et une bouteille de soda. On devait remplir une petite feuille concernant notre préférence concernant le sandwich du midi et l’après-midi, un paquet de chips ainsi qu’une autre bouteille de soda nous étaient apportées. 2 ou 3 fois dans la journée, du café et du thé étaient fournis. Service à table très confort et pas trop présent (cela ne gâchait pas l’immersion). Seul petit reproche : à midi, nous n’avions qu’un sandwich pour le samedi et deux croque-monsieurs pour le dimanche, tous les deux très bons (rien à redire sur la qualité). Je suis un gros mangeur, comme pas mal de rôlistes, et malgré les attentions en cours de journée, cela faisait peu. Je suis donc allé m’informer auprès des organisateurs, qui ont pris du rab pour me faire un second sandwich pour 3€. J’aime bien leur formule tout compris, mais si j’ai envie de faire des excès alimentaires, j’aimerais en avoir la possibilité aussi. Le dimanche je n’ai pas eu ce besoin, car plusieurs joueurs avaient amené leurs propres friandises. Peut-on considérer ça comme un indicateur ? Je laisse le soin aux orgas d’en juger 😉 D’ailleurs allez remplir leur questionnaire de satisfaction en ligne ici, car oui, ils font du bon boulot jusqu’au bout !

Samedi soir : repas, cabaret et partie

Vers 18h30, les orgas nous amènent jusqu’à un nouveau lieu, dont bien entendu je n’ai pas retenu le nom, et qui nous accueillera toute la soirée. Un grand espace unique où sont alignées plusieurs rangées de tables avec une scène sur un côté. Nous prenons place pendant qu’un groupe d’étudiants finit ses balances. Nous avons un petit temps où nous discutons joyeusement, puis un organisateur vient faire les remerciements d’usage et annonce le début du repas. Nous avons eu la chance d’avoir un repas fait intégralement par un traiteur, et ma foi, ce fut fort bon !

Pendant le repas, ce sont enchaînées plusieurs animations, pour la plupart des clubs du campus si je ne me trompe pas. Ont commencé les musiciens du début. La musique était correcte (sans aucun vrai lien avec ce type d’événement cependant) mais le son, notamment des cuivres, étaient trop fort et couvrait les conversations. Des danseurs et danseuses ont suivi et c’était très sympa… la demi-chanson qu’a duré leur prestation. J’avoue que je n’ai pas compris pourquoi ce fut si court. Nous avons ensuite eu une chorale a cappella qui a enchaîné des chansons/thèmes “geek”, c’était vraiment cool ! Surtout que pour finir, les orgas les ont rejoints pour entonner la célébrissime chanson “Mon ancêtre Gurdil” ! Apparemment c’est une tradition de la convention et tout le public a chanté à l’unisson avec la chorale et les orgas. Environ 80 personnes qui chantent à pleins poumons cet hymne de la fantasy, c’est un moment du pur bonheur et de camaraderie !

Pendant la fin du repas a eu lieu la loterie. Bien sûr, fidèle à ma réputation, je n’ai gagné aucun des nombreux prix (Fan Fan, j’aurais dû passer avant toi à l’accueil !). Puis les orgas ont laissé la place aux représentants des différents clubs pour faire des annonces. J’ai donc pu inviter publiquement tous les joueurs présents aux RLDL (si si, je vous jure, il faut venir ! On va bien s’éclater 😉 ).

A la fin du repas, des rideaux ont été mis en place pour offrir des espaces séparés aux différentes tables de la soirée. J’ai donc rejoint mon MJ (Gyro) qui venait juste d’arriver pour une partie de Nobilis. Sans rentrer dans les détails (qui sont en fin d’article), nous avons joué sans feuille de perso et sans le moindre jet de dé (article en lien de ce côté 😉 ). Expérience fort intéressante qui a mis en avant une construction narrative et l’imagination des PJs. Nous avons fini juste avant la fermeture, un peu avant 2h. J’ai rejoint Arnaud et Fan Fan et nous sommes allés glaner quelques heures de repos avant la dernière journée de la convention.

Dimanche

Levé vers 8h30, nouvelle douche (décidément elle est super agréable) et Fan Fan et moi-même sommes de retour dans la salle “commune”. Nous nous trouvons une salle tranquille pour que… je puisse l’interviewer sans être dérangé (à retrouver en fin d’article ! Merci à toi l’ami 😀 ) puis je vais chercher Tristan, trésorier de l’association Grimoire et organisateur de la convention, pour l’interviewer également (toujours au même endroit, suivez bon sang ! Merci aussi à toi 😉 ).

Ensuite, une partie de hannabi et d’un autre jeu dont j’ai perdu le nom viendront enrichir ce début de matinée et me permettre de rencontrer toujours plus de joueurs. A 10h, je repars pour une partie de Fallen, avec Squall pour MJ, une facette du monde des ténèbres que je ne connaissais pas encore (pour l’instant, j’ai joué à vampire et à mage l’ascension). Cette fois-ci, une feuille de perso mais toujours pas un jet de dé ! Équipe de joueurs géniale, ambiance prenante, une grande partie (que je vous incite toujours à retrouver en fin d’article, vi vi vi) ! Fin peu après 17h, je vais donc remercier chaleureusement l’équipe des orgas pour leur accueil, dire au revoir aux nouvelles têtes que j’ai découvertes ici et surtout leur dire à très bientôt ! Je repars de cette 12ème édition de Grimoire avec un grand sourire… (d’un autre côté faut bien, j’ai 3h de route qui m’attendent)

Bilan

Il est content Etienne. Et il reviendra à coup sûr ! Un accueil royal, une équipe d’orgas aux petits oignons pour les festivaliers, une ambiance très cordiale… j’ai vraiment eu l’impression de faire partie d’une grande famille pendant ce week-end, alors que, je le rappelle, je ne connaissais personne lors de mon arrivée.

Il y a vraiment un sentiment de bienveillance qui se dégage et rarement mes parties de jdr ont eu un RP si immersif. J’ai rencontré plein de personnes formidables que je recroiserais en convention avec grand plaisir. Comme aux prochaines Rencontres Ludiques du Dragon Libournais par exemple ! Okay, j’arrête. (mais toutes les infos ici quand même)

J’adresse aussi un immense merci aux MJs et aux joueurs avec lesquels j’ai pu jouer tout le long de la convention. J’ai fait quelques conventions ces derniers mois dont je suis ressorti avec un avis mitigé quant à mes expériences ludiques, et ça n’a clairement pas été le cas là !

Afin d’être honnête, si je devais énoncer quelques points d’amélioration, il y a le repas du midi : soit le rendre plus conséquent, soit prévoir que les festivaliers puissent débourser un peu plus pour avoir plus de nourriture. La salle du cabaret, très agréable et pratique pour manger et les spectacles, l’est beaucoup moins pour installer des tables de jdr en nombre, il y a beaucoup de bruit. Et c’est tout, vous êtes trop bons les gars !

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Les parties de jdr du week end

Warhammer :

Warhammer est un univers que j’affectionne particulièrement. Je m’en suis en partie inspiré pour mon propre jeu (Terres d’Arall powaaaaa) et il s’en dégage une noirceur malicieuse et délicieuse. Pour cette partie, nous incarnions des personnages qui avaient à escorter une sorcière sous les ordres d’un répurgateur afin d’aller l’exorciser. Nous accompagnaient dans ce joyeux voyage un prêtre de Sigmar et quelques bandits de grand chemin. Le MJ a très bien installé l’ambiance et le scénario. Nous avons pu bien nous immerger et nous prendre au jeu. Mention spéciale pour les feuilles de perso avec l’illustration des persos, c’était très beau et nous a permis de leur définir un background très facilement. Seule (toute petite) déception, les ennemis à affronter : des loups, des zombies, des rats et des squelettes. Connaissant le lore de Warhammer, j’espérais des ennemis plus spécifiques et puissants. Mais bon la malchance du groupe a été notre plus grand adversaire… 3 échecs critiques d’affilée… sur du d100… juste pour les PJs… nos alliés ont monté ce chiffre à 5… le tout dans le même tour… je vous jure.

Nobilis :

Dans notre univers, les joueurs sont des nobilis, des humains à qui les Impérators (l’équivalent de dieux) ont cédé une partie de leur puissance, et donc une maîtrise plus ou moins importante de leur Domaine. Notre MJ nous a laissé le choix du Domaine que nous allions utiliser. Après plusieurs idées (la technologie, la confiance…) j’ai opté pour la Chance (oui je sais, c’est cheaté). J’étais accompagné par le nobilis des peluches (vous ne voulez pas vous retrouver devant peluchzilla…), celui des changements d’états (et boum ! La météorite est devenue gazeuse !), celui des jeux de rôles (on a eu Chewie et Han Solo dans le Faucon Millenium, le Balrog, l’anneau unique…), et enfin celui du Froid (classique, toujours à refroidir l’ambiance…). Pour rappel, nous avons joué sans feuille de perso et sans jeter le moindre dé : que du RP. C’est un jeu défouloir où la puissance de nos persos est juste démesurée. Il y a très peu de choses qu’une équipe de nobilis ne puisse pas faire. Très bon sur du one-shot, donc en convention, par contre, j’avoue avoir des doutes sur la viabilité d’une campagne. Dans tout les cas, bravo au MJ d’avoir improvisé sur nos bêtises malgré son état de fatigue, et big up à tous mes compères nobilis pour votre imagination débordante !

Fallen :

Ma meilleure partie du week-end. Et c’est vous dire à quel point c’était bon au vu des parties faites avant ! Dans cette vision du monde des ténèbres, les démons ne se considèrent pas en tant que tels (n’est-ce pas sire Perceval ?) mais en tant qu’ange déchu. La différence ? Ils ne sont pas mauvais ni malfaisants. Ils optent juste pour des méthodes différentes des méthodes divines et ont été punis pour cela. Dans cette partie, nous étions dans une petite ville anglaise au début de l’année 1918. C’est donc sur un contexte de fin de la Grande Guerre que nos personnages ont évolué. Mon personnage, très en lien avec la nature, a été le créateur de… la patate ! Oui, au vu du contexte, cela me paraissait une très bonne idée ! Et vu mes aptitudes, je faisais des patates… spéciales : patates de soins ; patates hypnotiques, patates aphrodisiaques… bref. Une excellente immersion avec pour point d’orgue l’affrontement entre un ange armé de l’épée de Michel ainsi que son bouclier contre une vampire de génération 4 et au final me voir accorder le pardon divin alors que je souhaitais retourner dans les Limbes infernales… je vous laisse imaginer à quel point cette partie a été géniale. Un immense bravo à Squall pour son meujeutage, et aux joueurs pour la prise en compte de leur background.

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Interview d’un festivalier (Fan Fan)

E.C. : Salut ami rôliste ! Quels sont tes carac, tes compétences et ton background ?

Fan Fan : Mes carac ? J’ai 37 ans, je suis marié à une non-geek et j’ai une petite fille de 18 mois (félicitations !) et je fais du jeu de rôles depuis une dizaine d’années. Je masteurise que très peu parce que je suis assez exigent quand à la qualité des tables, donc j’essaye de mener bien quand je mène. Mes compétences ah bah voilà : dans la vraie vie je suis infirmier en psy donc quand je fais des tables j’essaye de faire des tables assez tordues avec des personnages qui souffrent psychologiquement. Je suis aussi le vice-président de la MJC qui accueille mon club de jeux de rôles qui est le “Phénix Cadurcien” – il fallait que je le place quand même- à Cahors dans le Lot.

E.C. : Quel est ton expérience à Grimoire ?

Fan Fan : Bah c’est ma troisième fois que je viens, ça résume assez bien mon expérience de Grimoire.

E.C. : Si tu devais donner 3 points forts et 3 points faibles à la convention, ça serait lesquels ?

Fan Fan : Trois points forts ? Leur cabaret, parce que c’est vraiment un moment où les geeks se retrouvent pour vraiment déconner ensemble et pas juste être autour d’une table ou d’un jeu de société, vraiment à discuter, à faire connaissance, et je trouve que c’est bien aussi quand une communauté prend le temps de se découvrir entre membres. Les bénévoles, une qualité d’accueil, d’envie que le festivalier soit bien, ça infuse dans chacun des bénévoles qui viennent d’arriver ou qui sont là depuis très longtemps. Et après la quantité de sponsors et de cadeaux, on sent qu’une fois qu’on a payé notre droit d’entrée, y’a vraiment une envie de nous choyer : éco-cup, dé, tombola… Voilà, le prix d’entrée peut faire un peu peur mais en fait derrière y’a un vrai service de qualité. Et donc pour les trois points faibles… Pardon Grimoire si vous entendez ce podcast. La complexité pour participer à Grimoire : il faut s’inscrire en avance, peu de temps avant l’événement on peut plus s’inscrire donc il faut vraiment anticiper le truc. Ils y sont pour rien mais quand même. Les espaces, plus ça va et plus j’ai l’impression qu’ils sont un peu malmenés par leur fac donc là où il y avait une qualité de plusieurs salles et de plusieurs fonctions, on se retrouve à roller dans la salle du cabaret ce qui est un peu déplaisant. Le troisième défaut… y’en a pas en fait, j’en ai trouvé que deux.

E.C. : Si tu avais un message pour les orgas, ça serait lequel ?

Fan Fan : Bah déjà merci beaucoup ! Ça c’est évident. Et puis si vous êtes en manque de bénévolat, venez en faire à l’Envol [du Phénix] ah ah ah ! Non vraiment un grand merci, parce que je sais ce que c’est d’être bénévole et ils sont fantastiques.

E.C. : Quel est ton meilleur souvenir de Grimoire ?

Fan Fan : Ah bah ça c’est pas compliqué ! Première édition, table du samedi après-midi, un MJ qui nous a proposé son univers où on était des chevaucheurs de condors géants, qui vivions dans une cité dans les nuages et le scénario est passé d’une course folle à dos de griffons au milieu d’une cité à une grande bataille avec des milliards de soldats. Il a réussi à adapter son système pour que chacun d’entre-nous soit un commandant de section dans une grande bataille épique pour finir sur un porte-monstre-donjon mais en mode fu-fu super sympa avec un dilemme psychologique vers la fin et il incarnait ses personnages d’une façon extraordinaire et ça reste mon meilleur souvenir.

E.C. : Merci à toi !

Fan Fan : Merci.

Interview d’un organisateur (Tristan)

E.C. : Peux-tu te présenter s’il te plait ?

Tristan : Je m’appelle Tristan Thebault, je suis organisateur de Grimoire en tant que trésorier de notamment.

E.C. : Quel est le “plus” de Grimoire ? Qu’est-ce qui en fait la saveur ?

Tristan : D’aucun diront que c’est le cabaret qui fait toute la saveur de Grimoire, ce à quoi je répondrais oui, mais principalement le fait que ce soit organisé par des étudiants

E.C. : Si tu devais décrire le public de Grimoire en 3 mots ?

Tristan : Passionné, bizarre et intéressant. Sympa, super cool, je sais pas comment dire… chaleureux !

E.C. : Si tu devais adresser un message aux festivaliers, ça serait lequel ?

Tristan : C’était super cool de vous avoir encore cette année, et franchement on espère pouvoir remettre ça l’année prochaine, en espérant vous y revoir.

E.C. : Du coup très bonne transition, quels sont les projets pour l’avenir de Grimoire ? Comment tu le vois l’année prochaine, dans 2 ans, dans 3 ans, dans 5 ans ?

Tristan : Alors, comme chaque année on va essayer de faire des décors, de faire du craft et de changer un peu le format, parce que nous on peut plus tenir à cause de la sécurité et les trucs comme ça, sur le plan administratif. Après on va essayer de remotiver l’équipe pour pouvoir être plus impliqué. En fait c’est dur de voir l’année prochaine quand c’est toujours pas fini, mais on veut essayer de l’étendre au vendredi soir, ça a été discuté et on veut voir ce que ça donne.

Un JDR feel good : Mission impossible ?

Réflexion qui m’est venue suite à des discussions sur des groupes de rôlistes. Est-il possible de faire des jeux feel good ? Ou il n’y a pas de fin du monde, de chose-au-trop-nombreux-membres ou de société secrète essayant de dominer le monde ? Et bien, réfléchissons-y !

Une histoire feel good ? Mais Qu’est-a dire que ceci ?

Burgonde King
Les vrais savent

Première chose, que pourrait bien être un jeu “feel good ?”. Je pense que c’est un jeu dans laquelle il n’y a pas d’oppositions, ou du moins que celle-ci est gérée de façon … disons non-conflictuelle (on en reparle plus loin).

A mon sens, je vois deux possibilités pour créer un jeu “agréable” :

Un jeu à l’ambiance feel-good :

J’entends par là un jeu qui se déroule dans un univers, un set-up qui pousse à profiter de celui-ci. Dans un tel univers nous ne sommes pas dans l’urgence et le rythme proposé est plus lent.

L’univers lui-même n’est pas forcément positif mais l’ambiance qu’il propose l’est. Par exemple, dans le jeu vidéo : Life is Strange , l’univers est banal, le scénario peut être vraiment dramatique. Mais pourtant, il se dégage une ambiance résolument positive et agréable.

Dans le JDR c’est plus délicat. Bien entendu je n’ai pas de connaissance encyclopédique, mais des jeux comme Yggdrassil ou dans une certaine mesure Eleusis m’ont donné cette impression. Ils baignent dans quelque chose de positif, il sort de la lecture et du jeu, quelque chose qui vous porte vers le haut.

Cependant, a ma connaissance, ce sont quand même des jeux qui mettent en place des oppositions et de conflits, donc feel-good, feel-good, moui.

Des relations positives :

La on rentre plus dans la technique narrative plus que dans un type particulier de JDR. On en parlera plus en détail dans un futur article, mais à mon sens, plus que de bons personnages, ce qui fait une bonne histoire, c’est leur relations.

Je pense qu’on peut créer un super bon feeling dans un JDR, même dans un univers brutal et violent, si le groupe de PJ est fort de relations profondes et travaillées, ça marchera !

Par exemple : la Horde du Contrevent de Damasio (au passage, lisez le, c’est top) ou l’on suit, de façon grossière, un groupe de personnages qui traverse le monde. Chaque personnage est fortement caractérisé, et au delà de l’histoire, ce qui porte le récit c’est les rapports entre eux et l’évolution de ces rapports.

Dans un JDR, c’est pareil ! Si vos PJ développent des relations ça ajoutera du sel à vos scénarios. C’est sûr que c’est plus facile dans une campagne qu’en one-shot, mais c’est aussi possible.

Lorsque vous développez ainsi des relations positives, vous pouvez créer un feel-good, même dans le pire univers possible.

Une question de structure :

Mais est-ce qu’on peut faire une histoire feel-good ? Une histoire sans opposition ? A mon sens, c’est très compliqué, voire impossible, pour des questions de structure.

Si je vous dis “Héros au milles visages ?” ou “le voyage du héros” ? ça vous parle ? Si ce n’est pas le cas, un petit saut ICI pour comprendre tout ça.

Le JDR n’échappe pas à cette règle, même si bien sûr il y a des spécificités, un scénario de JDR, et a fortiori une campagne, suivent pour la plupart cette structure.

Et dans cette structure, il y a un élément qui perturbe la vie des héros. Judicieusement nommé “élément perturbateur”, cet élément crée une rupture dans le quotidien des PJ et lance l’aventure. Réfléchissez y, quasiment tous les scénarios ont ce point de départ, du vieil homme dans l’auberge de DD jusqu’au proche qui disparait dans l’Appel de Cthulhu en passant par ce fixer qui vous envoie en run dans Shadowrun.

Cet élément vous envoie vers des péripéties. Et ces péripéties sont très souvent des oppositions et des conflits, qu’il faut dépasser ou vaincre pour grandir (ou gagner de l’xp).

Ainsi, il est difficile dans ce schéma de proposer un JDR dont les scénarios seraient une superbe aventure feel good, un buddy movie contemplatif.

Je ne dis pas que c’est impossible, simplement que ça demande un set-up spécifique et de proposer une expérience unique, ce qui nous amène au point suivant :

Quid de l’envie ?

A mon sens, c’est là que le bât blesse. Je m’explique ; si l’on joue à un JDR, c’est pour chercher l’évasion, l’impossible et l’incroyable. L’écueil du “feel good” est de proposer quelque chose de très ordinaire et banal. Je ne pense pas que les rôlistes aient envie de ça.

Proposer ainsi un jeu contemplatif, positif et sans opposition est une expérience risquées. Qui vaut clairement le coup d’être tentée, mais qui doit être préparée. Pas tant au niveau du scénario que des PJs qu’il faut savoir “briefer” et préparer afin de se laisser embarquer dans un voyage positif au bout du bonheur.

Mais du coup, est-ce pertinent de proposer ça dans le cadre d’un JDR ? Un univers si “feel good” aurait il besoin de jet de dés ? de feuilles de personnages, etc ? Est-ce qu’on ne serait pas dans la simple histoire participative, comme on le faisait enfants et préados quand on se racontait des histoires ?

Quelques idées :

Comme vous devez le sentir, je pense que ce type de jeu est extrêmement difficile à mettre en place. Pourtant il y a des pistes qui nous permettraient peut être de proposer quelque chose de plus positif que ce dont on a l’habitude.

Ma première idée serait d’explorer les jeux d’exploration (haha). Car après tout, lorsqu’on fait de l’exploration, il n’y a pas ou peu d’opposition de principe. Imaginons par exemple se mettre dans la peau d’explorateurs de l’espace qui, à l’instar de l’équipage de l’Enterprise, n’a d’autre ambition que de repousser les limites du monde connu. Nouant ainsi des relations avec les peuples locaux et progressant toujours vers l’inconnu. Il pourrai y avoir du combat mais marginal et en dernier recours.

On peut aussi s’amuser à mettre en scène le banal et l’ordinaire (il m’est arrivé de jouer une journée ordinaire de lycéens par exemple) mais c’est à manier avec précaution pour ne pas tomber dans l’ennuyeux.

Tiens d’ailleurs si vous avez des idées, ça m’intéresse ! Mettez les en commentaire et pourquoi ne construirions nous pas notre jeu feel good idéal ?

Guillaume COEYMANS

Let’s palette #6 – MÂAMUT – L’esprit du chasseur

Dans cette série d’articles, je présente des jeux de société. Je les ai obtenu via une palette Ludikbazar que l’association le Dragon Libournais s’est procurée (coucou les dragons !). Je n’ai choisi ces jeux qu’en fonction de leurs boîtes (visuels + présentation sur la boîte même)… autant dire que je ne sais rien d’eux ! C’est donc des tests en tant que néophyte que je vais réaliser pour les articles de cette série. Dernière précision, tout ceci est bien sûr purement subjectif, n’hésitez pas à dire dans les commentaires à quel point vous n’êtes pas d’accord 😉 Aujourd’hui nous partons à la découverte de…

MÂAMUT

Fiche technique :

=> Auteur : Alain Epron (fondateur de Krok Nik Douil éditions)

=> Illustrateur : Fabrice Bovy

=> Editeur : Krok Nik Douil éditions

=> Date de sortie : 2009

=> Genre : stratégie

=> de 2 à 4 joueurs

=> conseillé à partir de 10 ans

=> temps de jeu : 20 min

=> prix : 28€

Principe du jeu

Nous sommes en 10 000 avant JC, notre tribu vient de perdre son porteur de la lance sacrée, le meilleur chasseur de la tribu. Le shaman organise donc une chasse au mammouth pour désigner le nouveau porteur de la lance sacrée. Il va falloir ruser et garder un œil sur vos adversaires afin de faire tomber le mammouth dans votre piège !

Les points forts

=> Simple : les règles sont très simples à comprendre, à expliquer et à appliquer. J’ai pu le proposer à des groupes d’enfants et à des familles et cela a toujours bien marché (même si les plus jeunes n’avaient évidemment pas les subtilités du jeu). Le temps de jeu est aussi bien adapté pour un public qui n’a pas l’habitude de jouer, pour une découverte par exemple, ou encore sur un événement.

=> Matériel efficace : on devine aisément que la simplicité était l’objectif lors de la conception de ce jeu, et avec ça en tête, on ne peut que constater que la sobriété du matériel est très adaptée. C’est joli sans être magnifique, mais terriblement efficace pour les plus jeunes. Le fait que le plateau change entre chaque partie permet de renouveler agréablement les expériences de jeu.

=> Stratégies cachées : la simplicité des règles cache une mine de stratégies possibles, et on se surprend par l’ampleur d’un jeu enfantin en la matière. Prendre une position avantageuse ou enlever le piège d’un adversaire ? Faire fuir le mammouth pour contrecarrer les plans des autres compétiteurs au risque de voir sa propre stratégie partir en miettes ? Des choix cornéliens vous attendent !

Les points faibles

=> Risque de blocage : si l’un des joueurs a décidé de contrecarrer vos plans plutôt que de mettre sa propre stratégie en place, le jeu peut se retrouver bloqué. Et autant on peut “accuser” un adulte d’anti-jeu, autant l’argument aura moins de poids sur un enfant.

=> J’en veux plus ! Ce jeu est simple, et c’est parfait pour le public visé. Mais pour un amateur de jeux de stratégie comme moi, le jeu ne propose pas assez d’éléments. On imagine sans mal des ajouts de règles pour pimenter les choses !

=> Une version en coopération ? Pour la chasse au mammouth, on fait ça en groupe (sauf erreur de ma part), de plus, l’introduction du jeu précise que le porteur de la lance sacrée guidera ses camarades lors des futures chasses… j’aurai donc bien aimé voir un version coopérative de ce jeu plutôt qu’un énième jeu de confrontation. C’est un jeu qui vise un public familial, la coopération serait donc la bienvenue !

#unpeudentraidedanscemondedecompetition

Au final…

A partir du moment où on accepte que c’est un jeu facile qui a adapté sa difficulté à un public enfantin, c’est un très bon jeu ! Joli, fluide, un petite dose de suspense… les familles passeront de bons moments dessus !

Pour les joueurs vétérans qui cherche du challenge, c’est léger. Néanmoins, un brin d’imagination couplé avec un accord avec les copains avant le début de la partie pourront vous éviter de la frustration.

D’ailleurs, plus j’y pense, plus j’ai envie d’en faire mon adaptation perso, donc si vous voulez bien m’excuser, je passe directement à…

Ma conclusion : chers papas et chères mamans… foncez acheter ce jeu ! Vos bambins vous remercieront plus tard ! (et nous aussi, homo-ludis acceptent les chèques mais pas encore les CB) Pour les accros à la stratégie, passez votre chemin, vous risquez de vous ennuyer au bout de 2 ou 3 parties… ou de vouloir l’adapter (j’accepte avec plaisir l’arrivée de nouveaux collaborateurs !).

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Voici donc le sixième article de cette série, j’espère qu’il t’aura plus à toi Lecteur 😉 Si c’est le cas, ou non d’ailleurs, n’hésite pas à me le dire en commentaire. Tant que c’est constructif, je suis preneur ! Pour ceux qui ont testé ce jeu, n’hésitez pas à donner vos propres impressions ! Dans tous les cas, parlez de nous, diffusez un maximum autour de vous !

“La vie est un jeu, il ne faut pas la prendre trop au sérieux !”

Le dé, un symbole à facettes

Aujourd’hui, un article un peu particulier, moins terre à terre. J’ai envie de vous parler de la symbolique du dé de façon un peu abstraite. Il s’agit uniquement de réflexion personnelle appuyée sur pas grand chose d’autre que mon modeste intellect 😉 J’espère que cela vous plaira !

Le dé, un objet de fascination :

Lorsqu’on commence le JDR ou lorsqu’on accueille une personne qui n’y connait rien, l’un des premiers réflexes est d’attraper un dé à plus (ou moins) de 6 faces et à l’examiner sous tous les angles avec une certaine fascination.

C’est sûr que cet objet, si commun pour tout rôliste ou ludiste a de quoi étonner. Pourtant c’est un objet ancien. On a même des d20 qui datent de l’antiquité. Tout de suite, le néophyte comprend que ces dés étranges vont revêtir une importance dans le jeu à venir.

De même lorsque le jeu est lancé, l’instant des dés est un rituel immuable. On suspend le jeu, on suspend les discussions, et on lance les dés, attendant fébrilement leur verdict implacable.

Fascinés par le bruit des dés, leurs entrechoquements dans la main, le gobelet ou tout autre support, avant le lancer les participants sont comme suspendus dans le temps. D’ailleurs, pourquoi secouer les dés ? Cela ne change rien, statistiquement parlant, au résultat qu’ils donneront. Mais pourtant on le fait. On se rattache à ce semblant de pouvoir sur ces objets qui vont conditionner la suite de notre jeu.

Le dé, incarnation du sort :

C’est ce que cristallise ce simple objet : le sort, la fatalité, l’aléatoire, voire l’arbitraire. Que ce soit en JDR ou en jeu de plateau, on peut influer sur le résultat (selon le nombre de dés, des éventuels modificateurs, etc) mais au final, tout ne tient qu’a ces bouts de plastiques et de la face qu’ils choisiront d’afficher.

Roulette
L’aléatoire, pas forcément détaché de l’affect

Rendez-vous compte que, quand même, certaines parties qui durent depuis des jours, des semaines, des mois sont suspendues à parfois un seul jet. À ce moment, tous les joueurs se remettent à un lancé, et surtout à un lanceur.

Car oui, on connaît tous celui qui a la poisse, celui qui réussit tout. Aussi injuste et mathématiquement incorrect, c’est bien l’impression que cela laisse, nous ne semblons pas égaux face aux dés et à leur résultat.

Rituels et superstitions :

Pour pallier à ces coups du sorts, les ludistes et rôlistes ont développé tout un tas d’habitudes, de rituels et de petites croyances.

Certains ont leur dés à eux, les mêmes depuis 20 ans, qu’il ne faut pas toucher, que seuls eux utilisent. D’autres alignent fièrement une collection de dizaines de sets collectors de chez Q-workshop ou équivalent. J’aime aussi ceux qui collectionnent les dés étonnants, D6 sphériques, D13, D15, jumbos, etc. Sans oublier ceux qui ont 28 bourses en cuir remplies de dizaines de dés qu’ils amènent chaque partie, chaque convention “juste au cas où”.

Personnellement, j’ai une bourse de dés que je met à disposition de ma table, et deux sets que j’utilise personnellement et j’avoue ne pas trop aimer que d’autres les manipulent 😉 chacun ses rites !

Dice Cup
“Ce n’est pas trop ma tasse de dés”

N’avez vous jamais, après deux ou trois mauvais lancés dit “je change de dés, ceux-là ne font que rater !” ? Alors qu’encore une fois, cela ne se justifie pas d’un point de vue statistique !

Ainsi les simples dés, que nous manipulons beaucoup, reflètent beaucoup plus qu’il n’y paraît. Je voulais simplement vous faire part de ma réflexion, probablement un peu incongrue, m’enfin bon c’est mon site après tout 😉

N’hésitez pas à partager cet article et à m’écrire vos propres avis et rituels (les vôtres ou ceux auxquels vous avez assisté) !

Guillaume COEYMANS

Let’s palette #5 – ARCTIC SCAVENGERS

Dans cette série d’articles, je présente des jeux de société. Je les ai obtenu via une palette Ludikbazar que l’association le Dragon Libournais s’est procurée (coucou les dragons !). Je n’ai choisi ces jeux qu’en fonction de leurs boîtes (visuels + présentation sur la boîte même)… autant dire que je ne sais rien d’eux ! C’est donc des tests en tant que néophyte que je vais réaliser pour les articles de cette série. Dernière précision, tout ceci est bien sûr purement subjectif, n’hésitez pas à dire dans les commentaires à quel point vous n’êtes pas d’accord 😉 Aujourd’hui nous partons à la découverte de…

ARCTIC SCAVENGERS

Fiche technique :

=> Auteur : Robert Kyle Gahart

=> Illustrateur : Martin Hoffmann

=> Editeur : Ystari Games et Rio Grande Games

=> Date de sortie : 2013

=> Genre : stratégie / deck building

=> de 2 à 5 joueurs

=> conseillé à partir de 13 ans

=> temps de jeu : 45 à 60 min

=> prix : je n’ai pas trouvé le prix d’origine, mais d’occasion, j’ai trouvé de 9€ à 55€ ! Comment expliquer cet écart ? Mystère…

Principe du jeu

Dans Arctic Scavengers, vous êtes en 2097 à la tête d’une bande de pilleurs. En pleine ère glaciaire, vous allez devoir trouver des ressources, recruter de nouveaux membres dans le but d’obtenir la communauté la plus peuplée. Tous les joueurs commencent avec le même deck de cartes et en trouveront et achèteront au cours de la partie.

Je précise que j’ai l’extension QG comprise dans le jeu (qui comprend 4 modules distincts).

Les points forts

=> Illustrations : encore une fois, les illustrations sont très bonnes. Cela fait plaisir de voir et d’utiliser ce matériel.

=> Efficace : en plus d’être belles, les cartes comportent de nombreuses symboliques utiles au jeu et que l’on retient très facilement. Le système de jeu se prend assez facilement en main et vous n’aurez pas besoin de plusieurs parties avant de maîtriser les mécaniques de jeu.

=> Extension utile : l’extension réussie à rajouter un vrai plus au jeu qui n’était pourtant pas vide sans. Les possibilités de jeu et les tactiques s’en retrouvent diversifiées ! Bâtiments à construire, factions à convaincre de nous aider, meneurs possédant des capacités… autant de bonnes idées !

Les points faibles

=> Diplomatie ? Kesako ? On ne peut qu’affronter les autres groupes de survivants, aucun option n’est laissée pour des pactes temporaires. Dans un contexte de survie, c’est pourtant pour moi une donnée essentielle. On pourrait même imaginer un système de troc entre joueurs !

=> Rien de nouveau : un jeu de survie où il faut piller du matériel, trouver des médicaments, obtenir de quoi manger… c’est vu et revu. Un petit brin d’originalité aurait été le bienvenue. Des objectifs cachés pourraient être une bonne piste pour moi ! Ou si on est sadique, des événements désastreux 😉 (tempête glaciale empêchant d’aller chasser, épidémie immobilisant certains types de survivants…)

=> Objectif boiteux : avoir la plus grande population, voici l’objectif. Sauf qu’au vu des équipements et des survivants que l’on peut recruter, on se dit qu’une communauté nombreuse mais mal équipée se ferait massacrer de nombreuses façons. De plus le moral et le rationnement n’étant pas gérés, on se dit pourtant que plus notre communauté est nombreuse, plus il serait difficile de gérer ces éléments.

Au final…

C’est un jeu ma foi fort sympathique ! Les mécaniques fonctionnent naturellement et l’équilibrage est optimal. Il y a quand même une petite part de hasard qui laisse du suspense.

Les reproches que je lui adresse sont principalement sur le contexte et ne gêne donc en rien la jouabilité. J’ai pu le tester avec des nombres différents de joueurs, d’âges et d’expériences ludiques variés, et toutes les parties ont été plaisantes.

A chaque fin de tour, les joueurs s’affrontent pour des ressources contestées -très avantageuses- et il y a un réel suspense sur le résultat de ces confrontations. Les pouvoirs des meneurs (dans l’extension) m’en fait sourire à plusieurs reprises… jusqu’à ce que mes adversaires appliquent leurs pouvoirs ! (je me souviendrais toujours du cannibale…)

Les bâtiments sont très avantageux, même si difficiles à construire et convaincre les factions de nous rejoindre plutôt que nos adversaires nous oblige à suivre l’avancé des tribus ennemies. On est vraiment dans un affrontement où on ne peut pas se permettre de négliger l’avancée des adversaires !

J’ai vu en faisant des recherches pour cet article qu’il existait une autre extension (RECON) et je vous avoue que je suis très curieux de voir quels sont ces ajouts !

Plus j’y pense, plus je me dis qu’il y a des moyens d’améliorer ce jeu pourtant déjà très bon ! A vous de voir avec vos amis joueurs si vous voulez rajouter des règles maisons 😉

Ma conclusion : Sortez ce jeu régulièrement ! Variez vos tactiques et prenez des risques, le jeu n’en sera que meilleur. J’ai envie de vous encourager à l’acheter, mais vu la variation des prix que j’ai pu observer, faites attention aux profiteurs 😉

Boite

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Voici donc le cinquième article de cette série, j’espère qu’il t’aura plus à toi Lecteur 😉 Si c’est le cas, ou non d’ailleurs, n’hésite pas à me le dire en commentaire. Tant que c’est constructif, je suis preneur ! Pour ceux qui ont testé ce jeu, n’hésitez pas à donner vos propres impressions ! Dans tous les cas, parlez de nous, diffusez un maximum autour de vous !

“La vie est un jeu, il ne faut pas la prendre trop au sérieux !”

Crash reading – Star Marx : Bienvenue en URSSS

Nouvelle lecture ! Je vous l’ai évoqué il y a pas longtemps, aujourd’hui on parle de Star Marx !

Bande son de l’article (laissez la lecture auto 😉 ) !

Une gamme atypique

La “gamme” se compose de deux pans :

  • Un JDR amateur, édité gratuitement composé de :
    • Un livre de base
    • Des extensions sous forme de fanzines auto-édités
  • Un livre univers “pro” édité par les Editions Leha

Créé par Maximilien et La Moité, basé sur le système Tranchons & Traquons, le jeu propose de nous emmener dans un voyage galactique au sein d’un univers où l’URSS a gagné la guerre froide et a conquis la galaxie. Tourné vers l’humour (ce qui est plutôt rare pour un JDR mine de rien) ce jeu m’a fait de l’œil et dès que j’ai pu, j’ai franchi le pas !

Max et la moitié

Un duo talentueux !

Et en 2017, sort donc un bel ouvrage, sous forme de guide touristique (illustré par David Cochard) et autant dire avec cette couverture rouge écarlate, ça intrigue !

Je vais vous faire une chronique qui parlera des deux formats car ils sont parfaitement compatibles.

Bienvenue en URSSS !

Commençons par le Guide du Voyage en Union des Républiques Sidérales Socialistes Soviétiques . De suite ce qui frappe c’est que c’est drôle, mais vraiment ! Je me suis surpris à rire dans le métro tout seul en feuilletant le livre.

Dans le détail, le livre nous fait parcourir tout l’espace soviétique, avec d’abord un petit historique expliquant comment l’URSS a remporté la guerre froide et la course à l’espace. Tout cela est suivi par un panorama des différentes races et habitants de l’Union.

Ensuite on découvre région par région l’ensemble de l’espace soviétique, à grands renforts de parodies, contenus originaux et blagues bien écrites.

Alors bien sûr il faut être sensible au type d’humour, disons “Soviet Gothic” et aimer plaisanter sur la gloire d’un systèmes stalinien (et vous savez que cet humour me plait 😉 ) .

Autographe SM

Pour vous faire une idée de l’humour du bouquin 😉

Ne nous y trompons pas, le stalinisme y est bien décrit comme un système horrible hein personne ne remet ça en cause. C’est son traitement et les personnages qui évoluent dedans qui sont hilarants !

Un JDRsky collectivisé ?

Passons au système ! Comme vous le savez je n’aime pas trop m’étaler sur le système de règles dans mes articles, préférant détailler l’impression de jeu qui s’en dégage.

Je dirai juste qu’il est basé sur le Tranchons & Traquons des excellents Kobayashi et Le Grümph, un système simple et efficace. Légèrement adapté pour rentrer dans le cadre imposé, c’est aussi un système qui a la particularité que le MJ ne lance quasiment aucun dé et qu’une partie de l’animation est déléguée aux joueurs.

Par exemple, dans le groupe est désigné un “Commissaire au Rationnement” chargé de distribuer argent et bons points en fonction de l’évolution du jeu (représenté par de l’argent, ou des cartes du Parti servant de Jokers, particulièrement bien fichues et drôles !).

Dans la même veine que tous le reste de l’ouvrage, les compétences sont vraiment funs, des titres aux effets. Tout semble plutôt équilibré, amusant et simple à mettre en place, en laissant une grande place au RP.

Je mettrais peut être en bémol, qu’à force de vouloir faire de l’humour et des références, certaines titres et compétences deviennent obscures. C’est dommage, notamment pour les capacités qu’on va appeler régulièrement et sur lesquelles ont va devoir réfléchir pour se rappeler à quoi ça sert. M’enfin c’est aussi ça l’administration Soviétique ! 😀

J’évoquais récemment Star Marx comme étant un jeu “antagonique” où les PJ sont d’une certaine manière opposés au MJ. Après lecture, je nuance un peu mon propos, disons qu’ici le MJ reflète bien la cruauté, l’injustice et le ridicule de l’univers de Star Marx et pour lui, mettre des bâtons dans les roues des joueurs permet de maintenir l’absurde du monde à un très haut niveau. Intéressant donc !

En tout cas ça m’a l’air de très bien marcher ! J’ai hâte de tenter mes premières parties pour mettre ce système à l’épreuve.

Je vais me pencher aussi sur la lecture des Parazitnyi, les fanzines qui complètent le livre de base et proposent du matériel en plus ! Peut être pour une suite à cet article ! En tout cas, vous pouvez foncer, ça m’a l’air être du très bon 😀

Guillaume COEYMANS